ACTUALITÉS CINÉMA – Le nouveau film d’horreur gothique de Robert Eggers s’est enfin dévoilé, et sa première image officielle laisse penser que Werwulf proposera exactement l’univers sombre et inquiétant que le réalisateur a habitué le public à attendre de lui. Aaron Taylor-Johnson y apparaît dans une forêt obscure, une lance à la main et entouré de chiens, tandis que la production a travaillé dès le tournage et la postproduction afin de créer une atmosphère médiévale maladive et étrangère. Après Nosferatu, Eggers se tourne vers la légende du loup-garou, mais cette première image suggère qu’il ne prépare pas un simple film de monstres conventionnel.
Environ un an et demi s’est écoulé depuis que Robert Eggers a livré sa nouvelle version, magnifique et grotesque, de Nosferatu, un film qui a confirmé qu’il était l’une des voix les plus fortes et les plus singulières du cinéma de genre contemporain, au-delà même de son statut de remake. Le long métrage a peut-être reçu moins d’attention que beaucoup de spectateurs estimaient méritée, mais Eggers dispose maintenant d’une occasion idéale de toucher un public plus large avec son prochain projet d’horreur gothique. Werwulf a été annoncé au début de 2025, et le titre ne laisse guère de doute sur la créature placée au centre de l’histoire : le film emmène le public dans l’Angleterre du XIIIe siècle et réunit Lily-Rose Depp, Willem Dafoe et Aaron Taylor-Johnson, les deux derniers ayant déjà travaillé avec Eggers sur Nosferatu.
Le loup-garou selon Eggers
À mi-parcours de la saison cinématographique 2026, la production a dévoilé sa première image, montrant Aaron Taylor-Johnson dans une forêt dense, une lance à la main et des chiens autour de lui. Le cliché porte déjà la signature visuelle très reconnaissable d’Eggers : des couleurs assourdies et presque totalement délavées, une lumière naturelle sombre, un décor forestier oppressant et une composition qui suggère immédiatement qu’il ne s’agira pas d’un film de loup-garou conventionnel. Jarin Blaschke, directeur de la photographie de tous les longs métrages déjà sortis d’Eggers, retrouve une nouvelle fois le réalisateur et semble travailler avec lui à des images à la fois historiquement crédibles et profondément contre nature.
Werwulf a été tourné en 35 mm, avec un traitement orthochromatique en postproduction destiné à modifier les teintes de peau et à rendre les visages des acteurs plus maladifs, plus pâles et plus inertes. Eggers et Blaschke ont également trouvé un moyen d’intégrer la structure du grain d’un film noir et blanc dans un procédé photochimique en couleur, ce qui pourrait donner au long métrage une texture visuelle évoquant le caractère tangible et granuleux des classiques de l’horreur tout en restant profondément liée à l’esthétique historique volontairement dérangeante du réalisateur.
Eggers a déjà décrit le scénario comme « la chose la plus sombre que j’ai jamais écrite ». Il a coécrit l’histoire avec Sjón Sigurdsson, qui avait auparavant travaillé sur Lamb et The Northman. Werwulf doit sortir dans les salles américaines le 25 décembre 2026, ce qui signifie que Robert Eggers invitera une nouvelle fois le public à passer Noël en entrant volontairement dans un sombre cauchemar médiéval.
Source : Espinof



