Les développeurs ont joué à ce qui fut sans doute le plus grand jeu de 1997, et cela a influencé la suite de Baldur’s Gate.
Il est indéniable que Baldur’s Gate 2 est plus marquant que le premier opus pour BioWare. Le jeu a établi un modèle de design RPG encore utilisé aujourd’hui (voir Avowed, The Outer Worlds 2). Baldur’s Gate 2 n’est pas né ex nihilo. Un entretien a révélé que si l’on doit beaucoup de nos RPG favoris à BG2, Baldur’s Gate 2 doit lui-même un grand merci à Final Fantasy VII. Selon Trent Oster, cela a poussé le directeur James Ohlen à se concentrer à fond sur la structure du jeu et ses compagnons. Oster a travaillé sur le Baldur’s Gate original et dirige aujourd’hui Beamdog, l’équipe derrière les deux premières Baldur’s Gate Enhanced Edition.
Oster se souvient qu’Ohlen a été fortement impressionné par les interactions et les romances entre personnages dans Final Fantasy VII. Dans Baldur’s Gate 1, les compagnons avaient des personnalités marquées (Minsc, par exemple), mais restaient au fond des pions bruyants que l’on remplaçait dès qu’un meilleur arrivait. De simples outils, loin des amis de Final Fantasy VII auxquels on s’attachait. Ohlen a estimé que ces personnages leur mettaient la pression — voilà ce qu’un jeu doit proposer — et qu’ils n’étaient pas sur la bonne voie. Cela a mené la suite à consacrer de véritables arcs narratifs aux compagnons, une idée qui s’est pleinement épanouie dans Mass Effect 2 avec les missions de loyauté.
Il ne s’agissait pas que des compagnons, mais aussi de la structure. Oster dit que cela valait pour les environnements. Baldur’s Gate s’articule autour d’une carte, tandis que Baldur’s Gate 2 ressemble davantage à des montagnes russes qui traversent les plus beaux lieux du royaume (Sahuagin, l’Outreterre, etc.). Structurellement, le premier Baldur’s Gate empilait de vastes zones rurales génériques et un peu ternes. Baldur’s Gate 2, lui, enchaîne les grands moments…
Source : PCGamer



