Les créateurs de Forgive Me Father reviennent avec DIOXIDE – un FPS tactique où la mort n’est pas la fin

Le studio derrière Forgive Me Father revient avec un nouveau shooter aussi sale, violent et visuellement agressif qu’on pouvait l’attendre. DIOXIDE plonge les joueurs dans une dystopie industrielle où les corporations traitent les êtres humains comme de simples chiffres jetables, tandis que la survie ne dépend pas seulement de la précision au tir. Le jeu mêle bases de FPS tactique, éléments Soulslike, gestion de sanctuaire et style graphique de bande dessinée déjà associé au travail de Byte Barrel.

 

Les joueurs qui ont accroché à Forgive Me Father ont désormais une nouvelle raison de surveiller Byte Barrel. Le studio a profité du The Mix Summer Showcase 2026 pour dévoiler DIOXIDE, un FPS tactique avec des touches Soulslike, situé dans un monde dystopique ravagé par la décadence industrielle. Dès les premières informations, le projet ne ressemble ni à un shooter de science-fiction propre, ni à une expérience de genre bien sage. Il évoque plutôt un cauchemar corporatiste rouillé, construit autour de la violence, de l’exploitation et de cette question brutale : que reste-t-il de l’humanité lorsque tout a été transformé en chaîne de production ?

Byte Barrel n’a pas créé un univers accueillant. Dans DIOXIDE, les grandes corporations dominent le monde au point que les individus ne sont presque plus considérés comme des personnes. Ils deviennent des numéros, des ressources, de la main-d’œuvre, puis des déchets. La situation du joueur bascule lorsqu’il obtient le module d’administration Core-ID, une technologie qui permet au protagoniste de revenir d’entre les morts, de briser l’ordre brutal imposé par les entreprises et de poser les premières bases d’un sanctuaire pour ce qu’il reste de l’humanité. Ce n’est pas seulement une mécanique de résurrection avec un nom élégant. C’est la première fissure dans un système conçu pour que personne ne puisse se relever.

Sur le plan mécanique, DIOXIDE est présenté comme une expérience explosive, rapide et rude, plutôt que comme un jeu prudent. Le joueur devra traverser une métropole contrôlée par des conglomérats sans scrupules, qui exploitent la population pour maximiser leurs profits. Chaque zone promet sa propre forme de punition : défis mortels, ennemis produits en série par les corporations et ressources indispensables à l’amélioration de l’équipement du protagoniste. Le résultat ressemble à un shooter où la progression ne se mesure pas seulement aux salles vidées et aux ennemis abattus, mais aussi à ce que le joueur parvient à rapporter de chaque plongée violente dans les entrailles de la ville.

Le crochet moral est frontal, et c’est peut-être précisément pour cela qu’il colle à cet univers. DIOXIDE demande si le joueur sauvera les siens des griffes de ce système industriel, ou s’il finira lui aussi par les utiliser à son avantage. Une telle question pourrait facilement devenir un simple décor dans un autre jeu, mais elle correspond bien à l’énergie excessive, sanglante et graphique de Byte Barrel. Le studio a déjà montré que son style visuel fonctionne le mieux lorsqu’il n’est pas un simple habillage, mais une partie de la maladie du monde. Ici, l’encre rouge, la fumée, l’acier et la cruauté corporatiste semblent avancer dans la même direction.

L’une des idées les plus distinctives de DIOXIDE tient aussi à la gestion d’un sanctuaire destiné à ceux qui veulent échapper au système imposé par les grandes entreprises. Ce sanctuaire n’est pas présenté comme un simple écran de repos entre deux missions. Il constitue une pression à part entière, car le protagoniste devra équilibrer la survie de sa communauté avec la rareté des ressources disponibles. Cette couche ajoute une dimension stratégique au-delà du tir. Chaque amélioration, chaque décision d’approvisionnement et chaque ressource ramenée peut avoir un coût, et le rôle du joueur pourrait glisser de libérateur à quelque chose de beaucoup moins confortable si le refuge devient à son tour une machine de contrôle.

La formule du studio résume très clairement le ton : « Nous avons préparé la toile. Maintenant, c’est à vous de la peindre en rouge. » Ce n’est pas subtil, et DIOXIDE ne semble pas chercher la subtilité. Le jeu veut être bruyant, sale, oppressant et violent, dans un monde où le joueur n’est pas seulement un survivant, mais aussi un destructeur, un organisateur et peut-être un tyran en devenir. Pour un FPS tactique construit autour de la décadence corporatiste et du retour d’entre les morts, c’est une proposition plus nette qu’un simple champ de bataille futuriste de plus.

 

La démo de DIOXIDE arrivera au troisième trimestre 2026

 

DIOXIDE est actuellement en développement sur PC et peut déjà être ajouté à la liste de souhaits Steam, même s’il ne dispose pas encore d’une date de sortie. Les joueurs n’auront toutefois pas besoin d’attendre le lancement complet pour l’essayer. Byte Barrel prévoit une démo au cours du troisième trimestre 2026, qui permettra de découvrir une première portion de son monde industriel en ruine et de voir comment ses systèmes de shooter, sa structure Soulslike et sa gestion de sanctuaire s’assemblent réellement.

Cette démo pourrait jouer un rôle décisif, car DIOXIDE tente de combiner plusieurs idées exigeantes. Combat de FPS tactique, pression Soulslike, violence de bande dessinée, gestion de refuge et dystopie corporatiste peuvent former une identité forte s’ils s’emboîtent correctement, mais ils peuvent aussi tirer le jeu dans des directions opposées si la conception n’est pas assez serrée. Après Forgive Me Father, Byte Barrel possède déjà une signature visuelle reconnaissable et un goût net pour la violence stylisée. Le véritable test sera de savoir si DIOXIDE peut transformer ce style en jeu plus ample et plus ambitieux, où les tirs frappent fort, où les décisions comptent, et où le dernier refuge de l’humanité mérite vraiment qu’on saigne pour lui.

Source : 3DJuegos

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