Realm of Ink – Encre chinoise

TEST – Realm of Ink est un roguelite qui vise le niveau de Hades. Des jeux de ce genre, on en voit passer beaucoup. Sauf qu’ici, on parle d’un remake – donc la barre est plus haute, parce qu’il faut pouvoir tenir tête aux sorties modernes. Est-ce que ça marche ? Au final, oui.

 

La direction artistique est unique, et c’est difficile de ne pas lui tirer son chapeau. Le système de combat est solide, l’histoire n’est pas mauvaise non plus, et l’ensemble donne une expérience franchement agréable – même si quelques petits défauts, bien visibles, viennent gratter le vernis.

 

 

Style et passion

 

Le jeu a de la gueule. Monde, personnages et ennemis reprennent l’esthétique de la peinture traditionnelle chinoise : c’est beau, et les animations restent fluides. Les bases du combat ne réinventent pas le roguelite, mais ça fonctionne : c’est nerveux, ça demande des réflexes, et ça tient le rythme. Le protagoniste dispose (et débloquera) plusieurs armes et compétences, avec une vraie variété. Avant d’entrer dans une salle, on choisit ses bonus : armure ? dégâts ? quelle stratégie ? En combat, c’est le bullet hell classique : l’écran se remplit d’effets colorés. Le décor est aussi destructible (murs, meubles), ce qui ajoute un peu de peps. Et il faut le dire : si Hades t’a plu, celui-ci mérite au moins un essai.

Ce n’est pas le même jeu, mais on joue clairement dans la même cour. Côté son, les effets sont là, et la musique aussi. Les boss sont durs, mais abordables. Malgré tout, le jeu peut paraître un peu facile, et les développeurs ajusteront probablement l’équilibrage. Pour l’instant, ça passe. La comparaison avec BlazBlue: Entropy Effect n’est pas absurde non plus : là aussi, l’action et les mécaniques roguelite se mélangent bien. La progression est intéressante : en montant de niveau, on ouvre plus d’options, et on combine armes et compétences pour construire des builds assez différents.

 

 

Quand les éléments s’emboîtent

 

Au fil d’un run, après chaque salle, on choisit des bonus, des outils, tout ce qu’il faut pour être meilleur dans la suivante. La boucle fait exactement ce qu’on attend : quand on se plante, on a envie de relancer vite. C’est stable et addictif. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est la localisation. À plusieurs endroits, on se retrouve avec des chiffres sans texte derrière – une erreur de traduction assez classique.

Autre détail : sur PlayStation 5, il faut ramasser les objets avec R1, mais à un moment, la touche ne répondait plus. Après un redémarrage du jeu, c’était revenu. Ça arrive, mais c’est pénible. L’histoire a un vrai potentiel, parce que l’univers a une idée forte : la Shadow Lantern, une lanterne qui renferme des démons. Le héros doit y entrer. On ne va pas spoiler, mais ça vaut le coup de suivre : il y a quelque chose derrière.

 

 

Encrés !

 

Au final, c’est un bon 8/10. Avec un peu plus de soin sur les bugs, on aurait pu viser 9/10 – même si ce serait peut-être pousser. Realm of Ink reste un roguelite agréable, et si tu aimes le genre, ça vaut clairement le détour. Malgré ses soucis, on a une expérience soignée, mais il ne peut pas (et ne doit pas forcément) être hissé au rang de Hades. Ce n’est pas un jeu “normal”…

-V-

Pour :
+ Le style “peinture chinoise” est superbe !
+ Une personnalisation solide, des builds faciles à construire
+ Des combats amusants

Contre :
– Peut-être un peu trop facile
– Les dégâts sont parfois mal lisibles…
– Problèmes de localisation

Développeur : Leap Studio
Éditeur : 4Divinity
Date de sortie : 25 mai 2026
Genre : roguelite

Realm of Ink

Jouabilité - 7.7
Graphismes - 7.8
Histoire - 8.2
Musique/Audio - 8.3
Ambiance - 8

8

EXCELLENT

Spectaculaire et fun à jouer, mais il trébuche sur quelques erreurs de jeunesse...

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Grabbing controllers since the middle of the nineties. Mostly he has no idea what he does - and he loves Diablo III. (Not.)

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