Ghost Keeper – Oh, comme c’est spirituel !

TEST – Cette fois, le concept repose sur un petit renversement. Oui, il y a des fantômes, mais la question n’est pas de savoir comment leur survivre. C’est précisément cette inversion qui permet au jeu de se distinguer : il faut terroriser des civils de l’époque victorienne, déjouer les chasseurs de fantômes et transformer des bâtiments ordinaires en pièges mortels surnaturels. Nous comprenons rapidement que, cette fois, c’est nous qui contrôlons les esprits !

 

Voilà ce qui apporte une tournure intéressante à l’ensemble. Les humains représentent désormais une menace pour nous, et il n’est donc certainement pas question de les protéger.

 

 

Au-delà du mirage de l’accès anticipé

 

Ghost Keeper a atteint sa version 1.0 il y a une semaine, après que le jeu de Quest Craft a passé six mois en accès anticipé. À mesure que nous avançons dans l’histoire, nous ne contrôlons pas seulement un unique monstre, mais accédons à une sélection toujours plus importante. Chacun possède des capacités particulières qui influencent les pièces, effraient les victimes ou peuvent même les éliminer.

L’ensemble peut rappeler Ghost Master, sorti en 2003 – qui avait autrefois été proposé sur le disque accompagnant l’un des magazines de jeux PC où travaillait également notre rédacteur en chef – et Ghost Keeper ne cherche pas à dissimuler cette inspiration. Il la modernise néanmoins. La pause active, les commandes plus claires et les environnements soigneusement construits facilitent la préparation de nos mises en scène terrifiantes. Le fait que tout ne se déroule pas dans un temps réel ininterrompu représente un véritable avantage, car nous pouvons réfléchir à la position de notre équipe au lieu de jouer dans la panique.

Les différentes actions peuvent également être enchaînées sous forme de combinaisons, ce qui rend la microgestion étonnamment efficace. Le jeu ne cherche pas à nous faire peur : il veut que NOUS devenions effrayants. C’est ainsi que nous affrontons la Brotherhood, ou Confrérie, une organisation ayant juré de protéger l’humanité contre les menaces surnaturelles. Elle se trouve derrière les chasseurs de fantômes expérimentés et, plutôt que de nous submerger simplement par le nombre, elle nous oblige à adapter continuellement nos plans.

Cette fois, nous ne laissons pas derrière nous une route jonchée de cadavres, mais des témoins morts de peur qui peuvent ensuite propager la panique à travers tout le bâtiment. L’un des autres points forts de Ghost Keeper est qu’il ne gaspille pas notre temps et présente rapidement son concept central, fortement influencé par l’environnement. La disposition des pièces, les couloirs, l’éclairage et le mobilier ont tous un effet sur la manière dont les manifestations terrifiantes se déroulent.

Ces éléments ne servent donc pas uniquement de décoration, puisqu’ils peuvent être utilisés à notre avantage. Le placement devient ainsi une couche supplémentaire d’un système stratégique qui n’était déjà pas entièrement simpliste. C’est une bonne chose, car le jeu ne devient pas ennuyeux après seulement quelques minutes et exige que nous apprenions véritablement à le maîtriser.

L’interface peut également demander une période d’adaptation, puisqu’elle ressemble parfois à celle d’une application mobile, particulièrement dans le coin supérieur gauche. Elle reste au moins relativement claire. C’est également important, et toujours préférable à cinq millions de menus différents dans lesquels nous nous perdrions rapidement.

 

 

Une frayeur pas vraiment bon marché, mais à petit prix

 

Le prix normal du jeu est de 13 euros, mais jusqu’au 30 juillet, il peut être acheté sur Steam avec une réduction de 40%, soit pour 7,80 euros. Il ne propose pas des centaines d’heures de stratégie, mais plutôt une petite histoire, beaucoup d’expérimentation et, au bout du compte, une expérience agréable. Il est déjà rafraîchissant de ne pas devoir sauver le village, mais au contraire de devoir le faire évacuer à l’aide de notre armada surnaturelle.

La version 1.0 propose neuf fantômes jouables et huit lieux, si bien qu’il est difficile de parler d’un véritable sandbox. Ce n’est pas RimWorld. Ce n’est pas non plus Dungeon Keeper. Pourtant, le contenu donne malgré tout une impression d’inachevé.

Le jeu ne devient pas pénible et fournit suffisamment de contexte autour des différentes frayeurs, mais il ne propose ni rebondissements dramatiques ni personnages dont nous nous souviendrons encore plusieurs années plus tard. Même le personnage qui donne son nom au jeu ressemble davantage à une simple personnalité qu’à une figure pleinement développée.

L’accueil du public reste également assez partagé. Le jeu a jusqu’à présent reçu 58 évaluations sur Steam, dont 81% sont positives, mais seulement 14 avis ont été publiés depuis sa sortie, avec un taux positif de seulement 57%. Ce n’est probablement pas un hasard.

Comme nous l’avons déjà indiqué, le jeu paraît incomplet parce que nous ne sommes pas certains qu’il soit véritablement terminé. Nous n’avons rencontré aucun problème important, mais d’autres joueurs ont signalé des bugs dans les missions ainsi que des difficultés liées à l’interface. Nous avons peut-être simplement eu de la chance.

 

 

Celui qui murmurait à l’oreille des fantômes

 

Ghost Keeper n’atteint pas le niveau de Ghost Master. Il faut le déclarer clairement. Il ne peut donc pas recevoir une note particulièrement élevée, mais les amateurs d’humour noir, d’énigmes environnementales et de stratégie tactique peuvent tout de même lui donner une chance.

La construction de base manque de profondeur, les systèmes de progression restent superficiels et le contenu demeure insuffisant. Si les développeurs continuent à enrichir le jeu sur le long terme, il pourra peut-être rester installé sur notre PC. Dans le cas contraire, nous le terminerons une fois, le désinstallerons, puis ne le relancerons probablement jamais – ce qui résume peut-être parfaitement la situation.

évaluation : 69% correct

mot de la fin : Même s’il n’atteint pas ce que Ghost Master avait accompli il y a plus de vingt ans, il remplit son rôle comme interprétation plus petite et plus moderne du concept…

-V-

Développeur: Quest Craft
Éditeur: Gaming Factory
Genre: jeu de frayeur isométrique
Date de sortie: 16 juillet 2026

Pro:

+ Une approche tactique et stratégique avec la possibilité de mettre l’action en pause
+ Une horreur victorienne accompagnée d’humour noir
+ Un prix raisonnable, surtout lors de la sortie!

Contre:

– Un contenu quelque peu limité…
– Des systèmes de progression superficiels
– Une fin atteinte relativement rapidement

Ghost Keeper

Jouabilité - 7.3
Graphismes - 7.2
Histoire - 6.2
Musique/Audio - 6.3
Ambiance - 7.3

6.9

MÉDIOCRE

Ghost Keeper modernise agréablement l’idée centrale du Ghost Master vieux de plus de vingt ans grâce à une gestion tactique des fantômes et à beaucoup d’humour noir. La pause active, les frayeurs dépendant de l’environnement et les capacités surnaturelles combinables fonctionnent bien, mais la progression superficielle, le nombre limité de lieux et le manque général de contenu deviennent rapidement évidents. Il n’atteint pas le niveau de son illustre prédécesseur, mais reste une expérience stratégique surnaturelle courte, abordable et divertissante.

User Rating: Be the first one !

Spread the love
Avatar photo
Grabbing controllers since the middle of the nineties. Mostly he has no idea what he does - and he loves Diablo III. (Not.)

theGeek Live