Le studio de Hatred prépare maintenant un bain de sang dark fantasy avec les créateurs d’ARMA

Destructive Creations, le studio autrefois éjecté de Steam à cause de la controverse autour de Hatred, s’aventure désormais sur un terrain très différent. Avec le soutien de Bohemia Interactive, il prépare Nailcrown, un FPS de dark fantasy sanglant mêlant horreur médiévale, combats au corps à corps, armes à feu et monstruosités lovecraftiennes. Le projet fait partie de Bohemia Incubator, ce qui signifie que les créateurs de la série ARMA misent cette fois non pas sur le réalisme militaire, mais sur une boucherie fantasy beaucoup plus sale et brutale.

 

Bohemia Interactive cherche depuis plusieurs années à élargir son horizon, car même un studio aussi fortement associé à la série ARMA ne peut pas vivre éternellement sous un seul drapeau. En 2023, l’équipe tchèque a lancé Bohemia Incubator, un programme qui ne se contente pas de publier les jeux d’autres développeurs, mais qui vise à soutenir de plus petits projets et des idées que le studio souhaite voir devenir de vrais jeux. Depuis, des titres comme Silica et Vigor ont trouvé leur place dans cette stratégie plus large. Cette fois, Bohemia s’éloigne des shooters réalistes pour s’aventurer dans quelque chose de nettement plus poisseux : un FPS de dark fantasy.

Ce jeu s’appelle Nailcrown, et il est développé par Destructive Creations. Pour beaucoup de joueurs, ce nom n’évoquera pas d’abord Ancestors Legacy ou War Mongrels, mais plutôt Hatred, le premier jeu très controversé du studio. Sa violence avait provoqué un tel rejet qu’il avait été temporairement retiré de Steam, et le débat autour de sa brutalité était allé jusqu’à alimenter des analyses universitaires. Le même studio se tourne maintenant vers un monde fantasy où le sang, la pourriture, la nécromancie et les monstres grotesques ne sont pas de simples éléments de décor, mais la colonne vertébrale de toute l’expérience.

Nailcrown plonge les joueurs dans un univers médiéval sombre où il faut se frayer un chemin à travers des hordes de goules, de créatures difformes et d’horreurs flirtant avec l’imaginaire lovecraftien. L’histoire, comme souvent dans ce type de boomer shooter, ne semble pas chercher à jouer les premiers rôles. Elle donne surtout le cadre : déjouer les plans d’un nécromancien tout en retrouvant progressivement sa puissance. Cela correspond très bien au genre. Ces jeux ne vous indiquent généralement pas la route à suivre par de longs discours dramatiques. Ils vous montrent surtout la prochaine salle remplie de choses à massacrer.

 

Fusils à pompe, claymores, mitrailleuses à clous et aucune envie de se retenir

 

D’après ce que Bohemia et Destructive Creations ont présenté, le combat agressif sera le centre de Nailcrown. Le jeu ne semble pas forcément aussi frénétique que certains des shooters les plus délirants du genre, mais son arsenal ne respire pas la retenue. On y trouvera des fusils à pompe, des claymores, des épées longues, des mitrailleuses tirant des clous et des armes capables d’empaler les ennemis. Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de tirer. Il s’agit de découper, transpercer, arracher et jeter le joueur dans une violence fantasy bien crasseuse.

Les niveaux ne seront pas de simples couloirs. Comme dans beaucoup de jeux de ce genre, le platforming, les pièges et la verticalité auront une place importante, ce qui obligera le joueur à surveiller non seulement les monstres qui lui foncent dessus, mais aussi la provenance de la prochaine menace. Les espaces verticaux devront être traversés avec prudence, car les ennemis pourront encercler le joueur et les dégâts environnementaux peuvent devenir aussi dangereux qu’une attaque mal anticipée. Si l’ensemble fonctionne, Nailcrown ne demandera pas seulement de bons réflexes, mais aussi une vraie lecture de l’espace.

La progression accompagnera elle aussi le carnage. Au fil de l’aventure, les joueurs pourront débloquer des améliorations et renforcer leur équipement, ce qui devrait éviter à Nailcrown de tourner exactement sur le même rythme du début à la fin. Reste à voir si cette progression donnera réellement une sensation de montée en puissance ou si elle se limitera à un menu d’améliorations obligatoire, comme beaucoup de jeux d’action en traînent aujourd’hui. Le concept, en tout cas, est clair. Ce n’est pas une simulation militaire tactique. C’est une machine à tuer fantasy, sale et brutale.

Pour la version finale, Bohemia Interactive et Destructive Creations prévoient un mode campagne et un mode coopératif, tandis qu’un mode PvP doit aussi arriver pour élargir les affrontements entre joueurs. Aucune fenêtre de sortie n’a toutefois été confirmée, pas même une estimation vague. Pour l’instant, Nailcrown reste donc davantage une promesse qu’un succès assuré, mais l’association est difficile à ignorer : les créateurs d’ARMA et le studio marqué à jamais par la controverse de Hatred se retrouvent dans un FPS dark fantasy noyé dans le sang. Discret, ce ne sera pas.

Source : 3DJuegos

Spread the love
Avatar photo
theGeek is here since 2019.

theGeek Live