MercurySteam annonce des licenciements après Metroid Dread et Blades of Fire

MercurySteam, le studio espagnol derrière Metroid Dread et Blades of Fire, a annoncé le lancement d’un processus de réduction d’effectifs. L’entreprise a communiqué cette décision dans une publication LinkedIn, sans préciser combien d’employés seront concernés. La nouvelle tombe à un moment particulièrement difficile, puisque le studio doit déjà composer avec des ventes décevantes, de nouvelles accusations de crunch et des témoignages sur un climat de travail toxique.

 

Une nouvelle vague de coupes touche l’industrie espagnole du jeu vidéo, cette fois chez MercurySteam. Le studio madrilène s’est fait remarquer ces dernières années grâce à plusieurs projets importants : Metroid Dread lui a offert une forte visibilité auprès du public Nintendo, tandis que Blades of Fire représentait sa tentative plus récente de porter un jeu d’action d’envergure sous son propre nom. Aujourd’hui, pourtant, il ne fait pas parler de lui pour une annonce de jeu, une mise à jour ou une réussite commerciale, mais pour une réduction d’effectifs officiellement engagée.

Le message publié sur LinkedIn commence par reconnaître directement la gravité de la situation : « Il n’existe pas de manière facile de partager ce type de nouvelle, mais nous devons annoncer aujourd’hui que MercurySteam a commencé un processus de réduction de ses effectifs. » Le studio ajoute que ce genre de décision peut se produire dans les cycles de production de l’industrie du jeu vidéo, mais qu’elle reste difficile et douloureuse. MercurySteam exprime son respect, sa gratitude et son soutien envers les personnes concernées, dont le talent, les efforts et l’engagement ont constitué une partie importante de l’histoire du studio.

L’entreprise affirme également vouloir aider ces professionnels à trouver de nouvelles opportunités. Les autres studios à la recherche de personnel sont invités à contacter MercurySteam par e-mail, afin que l’entreprise puisse transmettre les coordonnées et les informations professionnelles des employés licenciés. Le communiqué se conclut sur la promesse de gérer ce processus, dans les prochaines semaines, avec responsabilité, humanité et respect pour toutes les personnes impliquées. Le ton reste très institutionnel, mais il ne répond pas à la question principale : on ignore toujours l’ampleur réelle de la coupe.

 

MercurySteam a fait face à de nouvelles accusations sur son climat de travail

 

Les derniers mois n’ont pas été favorables à MercurySteam. Les ventes de Blades of Fire n’auraient pas répondu aux attentes de son éditeur, 505 Games, tandis que le studio s’est retrouvé une nouvelle fois au centre de critiques liées au crunch et à un environnement de travail toxique. Ce n’est pas la première fois que l’entreprise affronte ce type de reproches venus de ses salariés. Dès 2021, les conditions de travail au sein du studio avaient déjà fait l’objet de fortes critiques, et le sujet est revenu en 2025 après la sortie de Blades of Fire, avec de nouvelles plaintes d’employés auxquelles se sont ajoutées les prises de parole d’un groupe interne défendant l’entreprise.

3DJuegos a enquêté sur la situation en échangeant avec dix employés de MercurySteam. D’après ces témoignages, l’environnement de travail du studio s’est nettement détérioré. Les salariés évoquent une atmosphère toxique et une pratique consistant à jouer sur la peur, parce qu’il n’y aurait « nulle part ailleurs où aller ». Dans ce contexte, l’annonce des licenciements dépasse le simple ajustement de production. Elle tombe sur un studio déjà traversé par des questions lourdes concernant son fonctionnement interne.

En parallèle, MercurySteam poursuit ses plans actuels. Blades of Fire doit sortir sur Steam le 14 mai, accompagné d’une version 2.0 contenant des améliorations et de nouvelles fonctionnalités. Cette sortie peut offrir un nouvel élan au jeu, mais elle ne simplifie pas la situation du studio. MercurySteam doit désormais améliorer la réception de Blades of Fire, gérer les conséquences des accusations sur son environnement de travail et mener une réduction d’effectifs dont l’ampleur exacte reste inconnue. Il ne s’agit plus seulement de l’après-vie d’un jeu aux performances insuffisantes, mais d’un studio autour duquel les fissures deviennent de plus en plus visibles.

Source : 3DJuegos

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