TCL P8L – Le téléviseur Mini LED abordable qui a même captivé nos chats

TEST TECH – Le TCL P8L est un téléviseur QD-Mini LED de 65 pouces proposant une image spectaculaire, du jeu en 144 Hz, du HDMI 2.1 et Google TV à un tarif nettement inférieur à celui des modèles haut de gamme. Il ne cherche pas à se présenter comme une référence capable de battre les OLED, préférant se concentrer sur des fonctions réellement utiles, une grande diagonale et un rapport qualité/prix raisonnable. Son image colorée convient particulièrement bien aux jeux, même si nos chats ont montré le même enthousiasme devant les vidéos YouTube mettant en scène des oiseaux et des écureuils.

 

TCL fait progressivement descendre dans le milieu de gamme des technologies autrefois réservées aux téléviseurs beaucoup plus coûteux. Le P8L illustre bien cette stratégie en associant une image QD-Mini LED 4K à une dalle native 144 Hz, au rafraîchissement variable, aux formats HDR modernes et à une plateforme connectée réactive. L’ensemble prend place dans un téléviseur dont le prix reste encore lié à la réalité quotidienne. Le modèle de 65 pouces testé était proposé en Hongrie autour de 320 000 forints.

À ce niveau de prix, il est légitime d’attendre davantage qu’un grand écran LCD ordinaire. Le P8L ne se contente pas de sa taille et dispose d’un équipement suffisamment moderne pour ne pas devenir immédiatement un obstacle aux côtés d’une PlayStation 5 Pro, d’une Xbox Series X ou d’un PC gaming. Il reste parallèlement assez équilibré pour les films, les séries et la télévision classique.

Sa position exacte dans la gamme doit cependant être comprise. La série C plus coûteuse de TCL offre davantage de zones de gradation locale, des pics HDR plus lumineux et un contrôle plus précis du rétroéclairage, tandis que l’OLED conserve l’avantage pour les noirs et le contraste au niveau du pixel. Le P8L ne joue pas exactement dans la même catégorie, mais l’écart de prix est également important. De nombreux acheteurs préféreront disposer d’un téléviseur grand, rapide, coloré et prêt pour le jeu sans dépasser largement le seuil des modèles premium. Dans ce rôle, l’appareil de TCL se montre beaucoup plus convaincant.

 

 

Un grand écran avec une finition soignée

 

Même avant son allumage, le TCL P8L ne révèle pas immédiatement son statut de Mini LED plus accessible. Des bordures fines entourent la dalle, la partie inférieure reste discrète et les détails imitant le titane brossé lui donnent une apparence moderne sans excès. Une grande partie du châssis est naturellement en plastique, mais les assemblages sont précis, l’arrière semble suffisamment rigide et le téléviseur paraît nettement plus coûteux que plusieurs anciens modèles TCL de milieu de gamme. Il ne révolutionne pas le design, mais ne semble jamais bon marché dans un salon.

Deux pieds larges et légèrement orientés vers l’extérieur maintiennent solidement l’écran de 65 pouces. Ils laissent suffisamment de place pour une barre de son moyenne, même si la largeur du téléviseur et de ses supports impose de mesurer précisément le meuble avant l’achat. Les connecteurs les plus utilisés sont orientés latéralement, ce qui facilite la fixation murale et évite d’écraser les câbles entre l’écran et le mur.

La télécommande fournie est confortable, ses touches réagissent rapidement et les principaux services de streaming sont directement accessibles. La commande vocale Google Assistant fonctionne bien, tandis qu’un interrupteur physique permet de désactiver le microphone du téléviseur. Le menu présente initialement de nombreuses options, mais son fonctionnement devient rapidement familier. La qualité de fabrication et l’ergonomie confirment que le P8L n’est pas un produit de luxe, sans pour autant donner l’impression d’avoir été assemblé à la hâte ou excessivement simplifié. TCL a manifestement essayé de rendre les économies peu visibles sur les éléments les plus souvent regardés ou manipulés.

 

 

Google TV et le test improvisé de nos chats

 

Google TV constitue l’une des principales qualités du P8L. Netflix, YouTube, Prime Video, Disney+ et les services français importants sont simples à installer, les applications se lancent à un rythme satisfaisant et la navigation dans les menus entraîne rarement de longues attentes. Google Cast et AirPlay 2 facilitent également l’envoi de contenus depuis un téléphone, une tablette ou un ordinateur. L’écran d’accueil affiche de nombreuses recommandations, mais le regroupement des programmes provenant de plusieurs abonnements reste pratique.

La plateforme MediaTek Pentonic 700, les 3 Go de mémoire et les 32 Go de stockage suffisent au fonctionnement quotidien. Nous n’avons constaté ni blocages réguliers ni changements d’application désagréablement lents, et le téléviseur ne s’est pas alourdi après de longues périodes d’utilisation. Les réglages d’image sont organisés plus logiquement que sur plusieurs anciens modèles TCL, même si certaines fonctions spécialisées restent enfouies dans les menus. Les profils, le mode enfant et la recherche vocale se montrent utiles pour un usage familial. L’interface n’est ni totalement minimaliste ni dépourvue de contenus promotionnels, mais elle fait partie des meilleures solutions de cette catégorie pour la vitesse et le choix d’applications.

Une partie de notre évaluation de l’image a suivi une méthode moins conventionnelle. Nous avons lancé des vidéos YouTube conçues pour les chats, avec des oiseaux sautant entre les branches, des écureuils courant sur les troncs et de petits animaux se déplaçant devant la caméra. Nos chats ont d’abord relevé la tête, puis se sont entièrement concentrés sur le téléviseur en quelques secondes.

Ils se sont approchés de l’écran, ont suivi les oiseaux du regard, tenté d’attraper les écureuils disparaissant sur le bord de l’image et parfois vérifié derrière le téléviseur si la forêt s’y poursuivait. Cette expérience ne remplace évidemment pas une mesure instrumentale du mouvement, mais elle a montré que le P8L affichait clairement les petits sujets rapides. Les plumes, les branches et les changements brusques de direction restaient faciles à suivre, sans longues traînées excessives. Après quelques minutes, la sécurité physique de la dalle nous préoccupait davantage que sa qualité d’image.

 

 

Couleurs puissantes, bon contraste et luminosité HDR mesurée

 

Le P8L utilise une dalle HVA 10 bits, des couleurs à points quantiques et une gradation locale sur toute la surface. Son système Mini LED fonctionne avec des sources lumineuses plus petites qu’un rétroéclairage LED classique, ce qui permet de mieux séparer les zones claires et sombres. Le résultat prend la forme d’un contraste plus fort, de noirs moins gris et d’une profondeur supérieure dans les scènes obscures. Il ne propose naturellement pas le contrôle pixel par pixel de l’OLED, mais l’amélioration face à un LCD de milieu de gamme traditionnel est facile à constater.

Le contraste natif de la dalle atteint environ 6000:1, tandis que la couverture du DCI-P3 tourne autour de 93 %. Les rouges, les verts et les bleus possèdent donc une intensité suffisante, les documentaires animaliers et les contenus d’animation étant particulièrement spectaculaires. Les modes Film ou Filmmaker conservent un rendu plus sobre et naturel, tandis que Dynamique augmente plus fortement la luminosité, le contraste et la saturation.

La luminosité maximale d’environ 450 nits révèle clairement le principal compromis réalisé par TCL. Le soleil, les explosions, l’eau scintillante et les surfaces métalliques ne deviennent pas aussi intenses que sur les Mini LED plus coûteux dépassant 1000 nits. Le HDR10+, le Dolby Vision et le HLG améliorent malgré tout la séparation des tons, les dégradés et les détails sombres. Le rendu HDR convainc dans une pièce sombre ou faiblement éclairée, mais perd de son impact dans un salon fortement ensoleillé. Le P8L propose un HDR de qualité, simplement moins spectaculaire que ce que certains acheteurs pourraient attendre de l’appellation Mini LED.

La gradation locale fonctionne correctement pour cette catégorie. Un léger halo peut entourer les sous-titres, les lampes ou les étoiles sur un fond totalement noir, mais il devient rarement gênant pendant un contenu normal. La mise à l’échelle est également satisfaisante, conservant une image propre avec les chaînes HD et les flux compressés tout en traitant correctement les blocs et le bruit numérique.

Les angles de vision se montrent moins convaincants. Le contraste et les couleurs restent solides face à l’écran, mais les deux commencent à diminuer lorsque l’on s’éloigne latéralement de l’axe. Cela ne devrait pas poser de problème majeur dans un salon moyen, même si les places situées aux extrémités d’un grand canapé recevront une image plus délavée. L’interpolation des mouvements demande également de la retenue. Des réglages Motion Clarity élevés peuvent produire des artefacts et un effet feuilleton, les films étant plus agréables avec une valeur faible ou avec la fonction désactivée.

 

 

Black Flag Resynced en mode d’image Dynamique

 

J’ai principalement testé le téléviseur avec Assassin’s Creed Black Flag Resynced. L’eau turquoise des Caraïbes, la végétation dense, les ports baignés de soleil et les reflets sur les vagues convenaient particulièrement bien à la dalle QD-Mini LED. Les scènes maritimes orageuses conservaient une séparation suffisante entre les nuages sombres et les éclairs lumineux, tandis que les matériaux des navires et les vêtements d’Edward restaient bien détaillés. La grande diagonale renforçait considérablement l’échelle des batailles navales.

J’ai sélectionné Dynamique dans le chemin Affichage / Mode image / Dynamique. Le Mode Jeu séparé paraissait visiblement plus plat et moins vivant sur le téléviseur testé, j’ai donc préféré le réglage le plus spectaculaire pendant cette aventure solo. Dynamique augmente la luminosité, le contraste et la saturation, donnant beaucoup plus de force au monde tropical du jeu. Ce n’est pas le profil le plus fidèle, mais il s’est montré plus efficace dans ce cas précis.

La mer turquoise, les îles vertes et les couleurs chaudes des ports sont devenues sensiblement plus intenses. Les scènes ensoleillées paraissaient énergiques et colorées, tandis que le rétroéclairage Mini LED conservait suffisamment de profondeur pendant les missions plus sombres. La balance des blancs devenait légèrement plus froide et certaines nuances semblaient plus saturées que dans la réalité.

Je choisirais toujours Film ou Filmmaker pour les longs-métrages ou un usage exigeant une couleur précise, mais la fidélité de calibration ne représentait pas la priorité avec Black Flag Resynced. La dalle native 144 Hz du P8L contribuait également à l’expérience, même si la fréquence réelle dépend évidemment du matériel et du jeu. Le VRR, l’ALLM et AMD FreeSync Premium réduisent les déchirures et rendent les variations de fréquence d’images plus régulières. Deux ports HDMI 2.1 acceptent les signaux 4K à haut rafraîchissement, ce qui permet de conserver une console et un PC gaming branchés simultanément. Un PC compatible peut aussi utiliser le mode Game Accelerator à 288 Hz avec une résolution verticale réduite.

Le retard à l’affichage peut descendre autour de 8 millisecondes à 120 Hz, ce qui constitue un excellent résultat pour un téléviseur. Les déplacements de caméra, le parkour, les combats à l’épée et les batailles navales paraissaient immédiats, sans retard de commande gênant. Le Mode Jeu peut assurer une latence plus régulièrement faible, mais les couleurs plus riches du mode Dynamique comptaient davantage pour moi dans une aventure solo. Un jeu compétitif replacerait naturellement la vitesse au premier plan.

 

 

Son convenable, connectique complète et compromis réalistes

 

Le P8L de 65 pouces intègre un système Onkyo 2.1 composé de deux haut-parleurs de 10 watts et d’un caisson arrière de 15 watts. Les dialogues restent clairs, le volume maximal suffit dans un salon moyen et le caisson apporte un peu de poids à la musique, aux explosions et aux canons des navires. Le rendu ne devient pas aussi maigre que sur de nombreux téléviseurs plats du même prix. Il ne remplace toutefois pas une véritable barre de son.

Dolby Atmos et DTS Virtual:X tentent de créer une scène sonore plus large, mais la disposition physique des haut-parleurs ne permet pas d’obtenir un véritable son surround. Le système intégré convient parfaitement aux informations, aux séries, à YouTube et au jeu occasionnel. Les films et les jeux d’action à fort volume gagnent nettement avec une installation audio externe.

La connectique comprend deux entrées HDMI 2.1, deux entrées HDMI 2.0, une liaison HDMI compatible eARC, un port USB 3.0, une sortie optique, une prise casque et une entrée AV composite. La partie sans fil repose sur le Wi-Fi et le Bluetooth 5.4, facilitant l’association de manettes, de casques et d’autres accessoires. Les quatre ports HDMI peuvent accueillir confortablement une console, un PC, un lecteur multimédia et une barre de son. TCL n’impose aucun compromis sérieux dans ce domaine.

La connexion Ethernet filaire est limitée à 100 Mbps. Cette vitesse suffit pour Netflix, YouTube et les autres services de streaming, mais peut devenir restrictive avec des fichiers 4K au débit extrêmement élevé lus depuis un stockage réseau local. Une connexion sans fil stable peut alors offrir de meilleures performances. Il s’agit d’une économie fréquente dans cette catégorie, mais elle reste agaçante sur un téléviseur 4K moderne.

Le jugement final dépend de l’acceptation de ces compromis en échange du tarif inférieur. Sa luminosité HDR d’environ 450 nits l’empêche de devenir une référence home cinéma premium, ses angles de vision restent moyens et l’interpolation des mouvements doit être utilisée avec prudence. En retour, l’acheteur obtient une grande image colorée et contrastée, Google TV réactif, un son utilisable, une dalle 144 Hz et de véritables fonctions gaming. Autour de 320 000 forints en Hongrie, il s’agit d’une bonne offre plutôt que d’une affaire incontournable. Les téléviseurs plus coûteux sont visiblement meilleurs en HDR, mais le P8L peut tout de même devenir un écran central agréable et polyvalent dans la majorité des salons.

L’enthousiasme de nos chats ne figure naturellement pas sur la fiche technique officielle, même s’ils attribueraient probablement une meilleure note après les vidéos d’oiseaux et d’écureuils. De notre côté, les principaux atouts du téléviseur résident dans son équipement gaming et dans l’image puissante produite par le mode Dynamique. La luminosité HDR et la fidélité cinématographique ont suscité davantage de réserves.

-Gergely Herpai „BadSector”-

Pro :

+ Belle image QD-Mini LED au contraste solide
+ 4K 144 Hz, VRR, ALLM et FreeSync Premium
+ Google TV réactif et système Onkyo convenable

Contre :

– La luminosité d’environ 450 nits limite l’impact du HDR
– Angles de vision latéraux limités
– Connexion Ethernet limitée à 100 Mbps

Fabricant : TCL
Modèle : 65P8L
Catégorie : Téléviseur QD-Mini LED 4K de 65 pouces
Sortie : 2026

TCL P8L

Design - 8.1
Écran - 9.3
Pour les joueurs - 8.3
Pour les films - 7.8
Rapport qualité/prix - 8

8.3

EXCELLENT

Le TCL P8L est un téléviseur de milieu de gamme solide grâce à son image QD-Mini LED, sa dalle native 144 Hz et son équipement gaming complet. Le réglage Affichage / Mode image / Dynamique a rendu le monde caribéen de Assassin’s Creed Black Flag Resynced particulièrement spectaculaire, tandis que le Mode Jeu séparé paraissait plus terne sur notre exemplaire. Sa luminosité HDR limitée et plusieurs compromis techniques l’empêchent d’atteindre le niveau premium, mais il reste polyvalent pour le jeu, le streaming, les films du quotidien et même le divertissement des chats.

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BadSector is a seasoned journalist for more than twenty years. He communicates in English, Hungarian and French. He worked for several gaming magazines – including the Hungarian GameStar, where he worked 8 years as editor. (For our office address, email and phone number check out our impressum)

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