TEST – Cliché ou non, il est malheureusement vrai qu’il n’y a plus autant de jeux de course sur le marché aujourd’hui qu’à l’époque de la PS1 ou de la PS2. Assoluto Racing peut combler ce manque, mais nous ne pouvons pas passer sous silence ses origines. Même si nous avons déjà vu sur DS quelques jeux passer du mobile aux consoles portables, il faut peut-être reconnaître que l’âge d’or des jeux de course sur consoles portables est malheureusement derrière nous.
Nous devons tout de même signaler que le nom du jeu ressemble peut-être un peu trop à celui d’Assetto Corsa. Il est vrai qu’Assoluto Racing ne joue déjà pas dans la même catégorie de prix…
Peut-il devenir le Gran Turismo de la famille Switch ?
Microsoft a Forza (malheureusement plus Motorsport, mais Horizon…), Sony possède Gran Turismo, tandis qu’il est difficile de citer une franchise de course d’un tel calibre chez Nintendo. AR ne peut pas nier s’être inspiré de l’IP de Polyphony Digital. On retrouve également des défis liés aux licences, et les jingles peuvent rappeler Gran Turismo. Concernant l’accompagnement musical, les deux ne jouent évidemment pas dans la même catégorie (il n’y a pas le même budget, ce qui est compréhensible). Cela reste pourtant une sorte de titre en ligne, puisque nous courons contre les meilleurs temps réalisés par les autres. Cela peut facilement devenir mentalement démoralisant, car nous aurons souvent l’impression que ces joueurs évoluent dans un autre code postal que nous.
Heureusement, les origines mobiles ne reviennent pas sous la forme d’une tonne de paywalls, puisque nous obtenons les différents éléments grâce à nos performances, et ceux-ci concernent souvent des voitures JDM (marché domestique japonais) des années 1990. On peut ressentir quelque chose de proche de ce que proposait Metropolis Street Racer sur Dreamcast, le père de Project Gotham Racing, qui tient d’ailleurs encore parfaitement la route aujourd’hui – absolument… ou assoluto ! –, car il récompense une conduite propre. Il ne faut pas sortir de la piste, il faut correctement atteindre l’apex dans les virages, autrement dit les prendre de la meilleure manière possible, et bien sûr rester rapide. Un dixième ici, un dixième là, et notre temps au tour commence lentement à descendre.
Avec le temps, nous pouvons réellement nous retrouver à réaliser sans difficulté un chrono qui semblait très compliqué au départ, avant de l’affiner encore grâce aux réglages de la voiture. Ce n’est évidemment pas aussi simple que dans Gran Turismo 2, où une voiture moitié moins puissante peut encore botter les fesses de l’IA avec un appui aérodynamique poussé au maximum et une boîte raccourcie. (Nous parlons d’expérience…) Et nous n’avons même pas encore mentionné que la simulation est également présente ici à la Gran Turismo. Il est presque impossible de parler d’AR sans citer GT, mais il faut bien disposer d’un point de comparaison.
Et ici, la physique nous botte sérieusement les fesses à plusieurs reprises, notamment parce que le comportement des voitures ne paraît pas toujours entièrement crédible. Infinity Vector semble avoir quelque peu faibli sur ce point. Au moins, les véhicules sont sous licence et ne sont donc pas des créations totalement fictives comme, par exemple, dans Burnout. (Même s’il s’agit là d’un jeu arcade.)
Le vilain petit canard sur une belle machine neuve
AR… euh, comment dire… n’est pas particulièrement beau sur Switch 2. Et si nous jouons sur la Switch classique, les graphismes n’y paraissent pas beaucoup plus impressionnants. On voit bien que le jeu a été porté depuis iOS et Android, environ dix ans plus tard… Il existe également un autre élément qui nous a déçus. Il est vrai que, dans Gran Turismo également, nous pouvons obtenir assez tôt une voiture de course puissante que l’on pourrait qualifier de véhicule de fin de jeu, mais ici aussi, nous pouvons rapidement prendre le volant d’une hypercar de catégorie S+. Et oui, nous avons bien senti qu’il existe un monde d’écart entre une voiture de catégorie D et une S+.
Il faut toutefois nous demander si nous sommes prêts à investir beaucoup de temps dans AR. Si oui, nous nous améliorerons progressivement. Sinon, il ne nous retiendra probablement pas longtemps, même s’il propose aussi des épreuves de drift et de rallye. Mais il n’y a pas cette magie des consoles portables que nous avons connue pour la dernière fois à l’époque de la PS Vita et de la 3DS. À notre avis, il ne parvient pas à créer cette sensation consistant à faire quelques tours dans le bus avant d’arrêter. La franchise Ridge Racer fonctionnait par exemple parfaitement sur les deux consoles portables de Sony, même si l’épisode Vita était quelque peu pauvre en contenu…
Parti en fumée
Assoluto Racing est devenu plus arcade au niveau de sa conduite, et ceux qui recherchent une simulation plus sérieuse seront donc déçus. À notre avis, Asphalt Legends constitue un meilleur choix sur Switch 2, car au moins tout n’y est pas flou et grisâtre. L’interface ne nous a pas non plus semblé à la hauteur de ce que nous pouvions attendre. Là encore, les origines mobiles se font particulièrement sentir.
Mais finalement, il faut poser la question : est-ce un bon jeu ? Nous ne le qualifierions pas ainsi, il est un peu plus faible que cela. On peut s’amuser avec lui, et il n’est pas cher, mais il ne peut pas cacher d’où il vient. Dans ce cas, Test Drive Unlimited Solar Crown, ou même Mario Kart World, représente un meilleur choix.
Seuls ceux qui sont prêts à passer un temps considérable à user leurs pneus sur le Nürburgring encore et encore et encore et encore pourront vraiment tirer leur épingle du jeu. À la fin, seul peut gagner celui qui reste debout et sur la route. Mais ce ne sera pas nous, car nous préférons dire que la partie la plus appropriée du mot « Assoluto » est finalement « Ass… »
-Gergely Herpai „BadSector”-
Développeur : Infinity Vector
Éditeur : Infinity Vector
Date de sortie : 16 juillet 2026
Genre : course
Pro :
+ Récompense les joueurs persévérants
+ Possède un petit feeling Gran Turismo
+ Pas besoin de casser la tirelire pour y jouer
Contre :
– Une conduite médiocre
– Une présentation audiovisuelle moyenne
– On sent toujours qu’il s’agit d’un portage venu du mobile…
Assoluto Racing (Nintendo Switch 2)
Jouabilité - 7.3
Graphismes - 6.2
Physique - 5.2
Musique/Audio - 5.8
Ambiance - 7
6.3
CORRECT
Il n’y avait pas énormément de choses à en tirer, et le résultat n’est pas vraiment convaincant. Pour les joueurs patients, cela peut néanmoins constituer un bon choix...





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