La polémique des disques PlayStation pourrait faire fuir les éditeurs

La polémique autour de l’avenir sans disque de PlayStation ne serait plus seulement un affrontement bruyant entre les joueurs et Sony. Selon un nouveau témoignage, qui reste à confirmer, des studios et éditeurs tiers commenceraient à s’agacer parce que les protestataires envahissent des publications promotionnelles pour lesquelles les partenaires ont payé.

 
Sony a annoncé le 1er juillet qu’il cesserait de fabriquer des disques physiques pour les nouveaux jeux PlayStation à partir de janvier 2028. La colère a repris de plus belle le 7 juillet, lorsque PlayStation a recommencé à publier des messages sur des jeux et des accessoires après plusieurs jours de silence, comme si rien ne s’était passé. Une grande partie des réponses ne concernait pourtant pas le produit présenté, mais la disparition programmée des éditions physiques.

 

La promotion payante sur PlayStation perdrait de sa valeur

 

Tom, responsable de la chaîne Moore’s Law Is Dead, a affirmé dans l’épisode du 14 juillet du podcast Broken Silicon avoir parlé à des développeurs déçus par la stratégie de Sony sur les réseaux sociaux. D’après son récit, un nouveau jeu pourrait bénéficier d’une publication PlayStation gratuite, tandis que les apparitions supplémentaires seraient facturées aux studios ou aux éditeurs. Si les réactions sous une publicité parlent presque uniquement de la fin des disques, sa valeur commerciale devient beaucoup plus difficile à défendre.

La contestation touche désormais ceux qui paient pour rendre leurs jeux visibles.

Un exemple public permet de mieux comprendre le problème. Eat Pant Games s’est réjoui lorsque la chaîne YouTube officielle de PlayStation a partagé la bande-annonce de lancement de Teeto. Des centaines de commentaires sont rapidement apparus, mais la discussion a été submergée par la politique de Sony concernant les disques. Certains internautes ont également sanctionné la vidéo alors que leur mécontentement ne semblait pas viser le jeu lui-même.

 

La crise de communication déborde sur le marketing des partenaires

 

Le mécontentement supposé des éditeurs tiers n’a rien d’officiel et ne prouve pas qu’une rupture générale se prépare avec Sony. Il montre toutefois comment une campagne en ligne peut dépasser le stade des commentaires gênants : elle peut étouffer le message d’un petit jeu, réduire l’efficacité d’une promotion payante et entraîner dans la polémique des studios qui n’ont joué aucun rôle dans la décision initiale.

Sony subit déjà des pressions de plusieurs côtés. Outre les critiques et les notes communautaires sous ses publications, des responsables politiques et juridiques examinent dans plusieurs régions les conséquences d’un avenir entièrement numérique pour les consommateurs. Si la colère commence réellement à toucher l’argent dépensé par les partenaires publicitaires de PlayStation, attendre simplement que la tempête passe deviendra une stratégie beaucoup moins confortable.

Source : GameRant

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