TECH ACTUS – Avec TeraFab, le patron de Tesla, Elon Musk, veut réduire sa dépendance aux fondeurs étrangers.
Les plans d’Elon Musk autour d’une usine de semi-conducteurs devraient être détaillés dans six jours : le directeur général de Tesla cherche à desserrer l’étau des goulets d’étranglement qui pèsent sur l’approvisionnement en puces. En pleine fièvre de l’IA, l’industrie des semi-conducteurs fait face à des contraintes de délais inédites, tant la demande est élevée – au point de limiter concrètement des clients comme Tesla. Musk a déjà évoqué à plusieurs reprises l’idée de bâtir un réseau d’usines, en avançant que cela aiderait Tesla à concrétiser ses ambitions de production de puces sur mesure, tout en permettant aux États-Unis de réduire leur dépendance à TSMC. De nombreux spécialistes jugent l’approche audacieuse, rappelant qu’il est difficile d’entrer sur ce marché, mais Musk semble déterminé à poursuivre.
Dans un tweet publié hier, Musk affirme que le projet TeraFab “se lance dans 7 jours”. Il ne donne aucun détail, mais il est probable que lui et son équipe précisent rapidement la manière dont l’usine pourrait se concrétiser. D’après des déclarations antérieures, l’objectif serait de produire 100 à 200 milliards de puces par an – un volume qui, sur le papier, placerait l’installation parmi les plus importantes au monde, potentiellement au-delà de la production de TSMC à Taïwan. Des ambitions spectaculaires, mais qui alimentent aussi le scepticisme : certains observateurs pointent notamment le fait que Musk avait, lors d’une précédente prise de parole sur TeraFab, exclu l’usage d’une salle blanche.
Terafab Project launches in 7 days
— Elon Musk (@elonmusk) March 14, 2026
Un scénario souvent évoqué consisterait à établir TeraFab via des accords de licence avec des acteurs établis, comme Intel et TSMC, tout en mobilisant le capital nécessaire pour installer des lignes de production. On sait déjà que TSMC se montre ouvert à l’idée de pré-réserver des capacités futures, ce qui pourrait constituer une piste. Et comme Tesla est un industriel américain, l’hypothèse d’un accord avec Intel Foundry reste également sur la table – une option que Musk a lui-même évoquée.
Une chose paraît certaine : les États-Unis doivent accélérer l’expansion de leur base industrielle dans les semi-conducteurs. Les contraintes géopolitiques représentent un risque majeur pour des acteurs comme Nvidia, Tesla ou AMD, dont la chaîne de valeur reste fortement dépendante de la production de puces à l’étranger.
Source : WCCFTech



