ACTUALITÉS CINÉMA – Jessica Chastain interprète deux rôles dans Malfaisante, et l’une de ses transformations est devenue si inquiétante qu’elle-même a été déstabilisée en revoyant les images. Le réalisateur Rob Savage explique que l’actrice a fait de son propre corps l’un des principaux effets spéciaux du film, qui devrait également proposer environ cinquante jump scares et une histoire entièrement dominée par la paranoïa.
Rob Savage, réalisateur de Le Croque-mitaine et The Last Rite, a raconté à Entertainment Weekly que la scène s’était produite pendant une séance de postsynchronisation. En regardant les images avec lui, Chastain s’est rapprochée du moniteur et a semblé incapable pendant quelques instants de reconnaître sa propre performance. Elle a fini par demander avec stupeur : « C’est moi ? C’est moi qui ai fait ça ? » Savage estime que les spectateurs pourraient avoir une réaction assez similaire devant le résultat final.
Dans l’adaptation du best-seller de Josh Malerman Incidents Around the House, Chastain joue Ursula, mère de Bela, huit ans, incarnée par Arabella Olivia Clark. Mais elle prête également son corps à l’Autre Maman, l’entité surnaturelle qui apparaît dans la chambre de l’enfant tout en ressemblant presque parfaitement à Ursula. Le film installe son atmosphère dès une scène tirée de la toute première page du roman : les parents souhaitent bonne nuit à Bela et quittent sa chambre, puis la fillette restée dans l’obscurité murmure encore à quelqu’un d’autre : « Bonne nuit, Autre Maman. »
Selon Savage, le jeu physique de Chastain est devenu l’un des effets spéciaux les plus importants du film parce qu’il ne voulait pas que l’étrangeté de la créature repose entièrement sur des transformations numériques. Il a demandé à l’actrice d’imaginer que conserver l’apparence humaine d’Ursula exigeait un effort presque insupportable de la part de l’entité. Chastain a donc contracté son corps avec une telle intensité que ses veines devenaient visibles, tout en adoptant une douceur presque artificiellement sucrée. C’est le contraste entre cette gentillesse apparente et la colère perceptible sous la surface qui rend la créature particulièrement inquiétante.
Le film ne renonce pas non plus aux armes plus classiques du cinéma d’horreur. Lorsque Savage s’est vu demander combien de jump scares figuraient dans la version finale, il a répondu en riant qu’il y en avait environ cinquante. Pourtant, le réalisateur affirme que ces sursauts ne constituent pas la véritable source du malaise. L’histoire repose surtout sur une paranoïa permanente, avec une question qui revient sans cesse : peut-on croire ce que l’on voit et, surtout, peut-on réellement faire confiance aux adultes censés protéger les enfants ?
(Other Mommy – sortie en Hongrie : 8 octobre 2026.)
Source : UIP Dunafilm



