À 82 ans, le créateur de Star Wars se place une nouvelle fois du côté du changement technologique. George Lucas estime que l’intelligence artificielle facilitera la réalisation des films et que lui résister revient à préférer les chevaux aux automobiles.
L’IA générative reste l’un des sujets les plus controversés de l’industrie du divertissement. Scénaristes, acteurs, réalisateurs et artistes visuels alertent sur les droits d’auteur, l’emploi et le remplacement de la créativité humaine, tandis que les studios expérimentent des outils capables d’accélérer des étapes allant de la préproduction aux effets visuels.
Lucas ne considère pas l’IA comme une expérience passagère. Dans un entretien accordé à A Rabbit’s Foot, il l’a présentée comme une nouvelle transition technologique majeure qui rendra, selon lui, la création de films beaucoup plus simple.
George Lucas voit l’IA comme le prochain outil incontournable du cinéma
Pour expliquer sa position, Lucas a imaginé quelqu’un continuant à défendre les chevaux et les calèches au moment où les automobiles faisaient leur apparition. Les voitures pouvaient tomber en panne, exigeaient de l’essence et risquaient même d’être transformées en chars, mais ces dangers n’ont pas empêché la technologie de bouleverser le monde.
« On ne peut rien y faire. C’est le progrès, c’est l’avenir. »
Cette comparaison correspond à l’ensemble de la carrière de Lucas. Il a fondé Industrial Light & Magic en 1975 parce que les effets nécessaires à Star Wars n’existaient pas encore, avant de favoriser les avancées du montage numérique, de l’infographie et du son. Une partie de la division informatique de Lucasfilm est ensuite devenue Pixar, tandis que Star Wars, épisode II : L’Attaque des clones a contribué à imposer la production entièrement numérique au sein des grands studios.
Lucas reconnaît que l’IA peut faire l’objet d’abus, mais il place la responsabilité sur les personnes qui l’utilisent. Il estime que l’intelligence artificielle peut également servir à détecter les contenus manipulés et à retrouver leur origine, alors que tout usage illégal doit rester sanctionné. À ses yeux, l’arrivée d’un nouvel outil n’efface ni la notion d’auteur ni la responsabilité individuelle.
Cette prise de position ne mettra pas fin aux débats hollywoodiens sur les données d’entraînement, la propriété, l’emploi et la place future des artistes. Elle n’est toutefois pas surprenante de la part d’un cinéaste qui a souvent adopté des technologies de rupture bien avant que le reste de l’industrie ne soit prêt à les accepter.
Source : 3DJuegos



