Le contenu créé par les utilisateurs, connu en anglais sous le nom d’user-generated content (UGC), commence peu à peu à apparaître dans le jeu de Techland, qui évolue vers une véritable plateforme.
Lors de sa sortie en 2022, Dying Light 2 ne nous avait pas vraiment convaincus. Toutefois, on ne peut pas nier que Techland s’est engagé à soutenir et transformer cette suite controversée. Au cours des quatre dernières années, le studio a retravaillé le système de parkour, introduit des Volatiles dans les nuits de Villedor et donné plus d’élan aux combats. Il a aussi ajouté de nombreuses nouvelles fonctionnalités, comme un mode New Game+ et des missions de chasseur de primes rejouables. Même si les ambitions narratives du jeu n’ont jamais été pleinement concrétisées, Dying Light 2 repose aujourd’hui sur des bases beaucoup plus solides. La dernière mise à jour permet aux joueurs d’étendre ces bases et apporte d’importantes améliorations aux fonctions de modding et d’UGC du jeu.
« Le patch 1.28 est quelque chose que nous voulions faire depuis longtemps : ouvrir davantage Dying Light 2: Stay Human à la créativité des joueurs. Il vous donne de nouvelles façons de jouer et vous invite à créer avec nous. The Breach est notre manière d’ouvrir encore plus Dying Light 2: Stay Human au contenu UGC et d’ajouter de nouvelles idées de gameplay ainsi que différents types d’expériences », écrit Rafał Polito, responsable du programme UGC chez Techland, dans un article publié sur le site de Dying Light.
Dans les faits, tout cela revient à combiner des mods officiels pour Dying Light 2 et un meilleur support des mods. Après avoir terminé le prologue, les joueurs peuvent parler à deux personnages de retour issus de Dying Light, Tolga et Fatina, qui les introduisent à un univers plus vaste de contenus créés par les utilisateurs. Parmi ces expériences figurent des mods officiels, comme un mode à la troisième personne et un mode basse gravité, ainsi que des mods mis en avant et créés par la communauté. Polito cite quelques exemples, comme The Atomborne, qui tente de transformer Dying Light 2 en Souls-like gothique infernal, et le prochain Dead Circuit, qui fait de Dying Light 2 une sorte de clone de Dead Space au style séduisant.
Polito a déclaré qu’ils avaient choisi la voie du contenu créé par les utilisateurs (UGC) parce que beaucoup de personnes la réclamaient. L’UGC alimente aujourd’hui les plus grands jeux existants : si l’on veut gagner des sommes considérables dans l’industrie du jeu vidéo, la meilleure solution consiste à pousser la communauté à créer de nouveaux contenus pour le jeu. Cela exige toutefois les ressources et la communauté nécessaires pour transformer le jeu en plateforme.
Techland dispose des ressources nécessaires, mais la question reste de savoir si la communauté est au rendez-vous. Selon SteamDB, Dying Light 2 ne compte que quelques milliers de joueurs simultanés. C’est un résultat correct pour un jeu de quatre ans principalement solo, mais ce ne sont pas les chiffres qui permettraient de faire fonctionner un géant à la Minecraft.
Source : PCGamer, Techland, SteamDB



