La Nintendo Switch 2 pourrait-elle survivre à la PS6 et à Project Helix ? Digital Foundry y croit

Digital Foundry estime que le matériel de la Nintendo Switch 2 pourrait être bien plus viable à long terme qu’il n’y paraît au premier abord. Selon son analyse technique, la console pourrait rester compétitive jusqu’au début des années 2030, même avec l’arrivée de la PS6 et de Project Helix, la prochaine génération d’Xbox.

 

L’histoire de Nintendo a toujours été marquée par une stratégie très différente de celle de ses rivaux. Ses consoles sont généralement arrivées avec un matériel nettement moins puissant que celui de la concurrence, et l’entreprise a rarement cherché à affronter directement PlayStation ou Xbox sur le même terrain. Dans le cas de la première Switch, cet écart est devenu particulièrement douloureux au fil de la génération, surtout lorsque le soutien des studios tiers s’est montré franchement faible.

Aujourd’hui, Nintendo se trouve toutefois dans une situation très différente. La Switch 2 n’est sur le marché que depuis un an, et si elle bénéficie d’un cycle de vie comparable à celui de sa devancière, la console actuelle pourrait rester pertinente jusqu’en 2033. Cela signifierait que la Nintendo Switch 2 devrait coexister sur le marché avec la PlayStation 6 et Project Helix, la prochaine génération d’Xbox de Microsoft. La question s’impose donc d’elle-même : la machine de Nintendo peut-elle vraiment tenir le choc ?

 

Digital Foundry pense que la Nintendo Switch 2 a plus de marge qu’on ne l’imagine

 

Dans le dernier DF Direct, Digital Foundry s’est montré assez optimiste sur ce point et a appuyé son analyse avec des arguments techniques. Les experts estiment que la console est, sous certains aspects, « technologiquement plus avancée qu’une PS5 », du moins lorsqu’on regarde certaines fonctionnalités de son architecture GPU. Le système prend en charge le mesh shading complet, ce qui permet une gestion plus efficace de la géométrie et l’affichage de scènes plus détaillées à moindre coût.

La console propose aussi une véritable accélération matérielle du ray tracing, ce qui permet des éclairages, des ombres et des reflets plus réalistes sans obliger les développeurs à s’appuyer uniquement sur des solutions logicielles. Elle prend également en charge le calcul asynchrone, c’est-à-dire que le GPU peut gérer plusieurs tâches en parallèle, tandis que l’apprentissage automatique et la technologie DLSS de NVIDIA utilisent l’intelligence artificielle pour reconstruire l’image et offrir une résolution perçue plus élevée avec une charge plus faible.

Digital Foundry rappelle aussi que la première Switch n’était pas seulement en retrait par rapport aux consoles contemporaines en matière de puissance brute : elle était déjà dépassée sur le plan architectural au moment de sa sortie. Certaines fonctions lui manquaient, comme le calcul asynchrone, que la PS4 prenait déjà en charge. À l’inverse, la Switch 2 parle désormais le même langage technique que les plateformes modernes, ce qui pourrait faciliter considérablement les portages pendant plusieurs années.

Si un jeu PS5 vise en moyenne une résolution de 1080p et 60 images par seconde, Digital Foundry estime que la console de Nintendo peut viser des versions à 30 fps sans compromis majeurs. Cela ne signifie pas que la Switch 2 appartient soudain à la même catégorie de puissance que les grandes consoles de salon, mais plutôt que les fonctions GPU modernes et le DLSS peuvent donner aux développeurs une marge de manœuvre bien plus importante que celle dont ils disposaient avec la première Switch.

Le tableau n’est toutefois pas entièrement parfait. Digital Foundry reconnaît aussi qu’à mesure que la décennie avancera, et que la PlayStation 6 ainsi que Project Helix s’installeront pleinement sur le marché, les studios pourraient progressivement faire évoluer leurs moteurs vers des flux de travail d’éclairage entièrement fondés sur le ray tracing. Les portages pourraient alors devenir plus rares, ou moins ambitieux visuellement, que les versions destinées aux machines plus puissantes.

Selon Digital Foundry, cela ne devrait pourtant pas devenir un problème fatal pour Nintendo. Historiquement, le succès de l’entreprise ne repose pas uniquement sur les portages AAA tiers, mais sur ses propres jeux et ses exclusivités. Les rapports indiquent qu’environ la moitié de chaque dollar dépensé sur l’eShop est allée vers des jeux first-party ou exclusifs, ce qui en dit long sur la raison pour laquelle l’écosystème Nintendo ne fonctionne pas selon les mêmes règles que ceux de PlayStation et d’Xbox.

La Switch 2 montrera donc presque certainement ses limites techniques au fil des prochaines années, surtout lorsque les consoles de nouvelle génération dicteront pleinement les tendances de l’industrie. Mais si Nintendo continue de publier régulièrement ses grandes exclusivités, et si les fonctions matérielles modernes de la console facilitent réellement les portages, la machine ne devrait pas s’effondrer dans l’ombre de la PS6 et de Project Helix. La réponse de Digital Foundry est donc simple : oui, la Switch 2 pourrait tenir jusqu’aux années 2030, mais pas en jouant dans la même ligue de puissance brute que les grosses machines.

Source : 3DJuegos, Digital Foundry, NVIDIA

Spread the love
Avatar photo
theGeek is here since 2019.

theGeek Live