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Assassin’s Creed Chronicles : India – Aujourd’hui, le menu, c’est du curry

TEST – Alors qu’on était déjà tranquille á cause des rumeurs d’une année 2016 sans Assassin’s Creed, voilà que l’inépuisable série d’Ubisoft nous balance tout de même un nouveau titre cet année. C’est en effet le série spin off Chronicles – initialement censé à sortir ses trois chapitres l’un après l’autre l’année dernière – qui est sorti de son maquis sans crier gare pour prendre la relève et apaiser les quelques fans qui auraient encore de l’appétit après l’énorme Syndicate. Après la Chine, nous voilà reparti cap sur l’Inde dans une aventure qui est aussi originale, que de manger du curry an conserve.

 

Non et non ! On refuse ! On ne va pas exposer l’histoire, on avait vu venir le problème de redite dès la découverte de la série en mars 2015. Chronicles est plus ou moins considéré comme une pièce en trois actes, avec une quête à travers les âges de trois assassins différents pour retrouver une mystérieuse boîte qui appartenait jadis au fameux Ezio Auditore. (Qui d’autre ?) Après la Chine du XVIème siècle, c’est donc en Inde, en 1841, que notre aventure continue, en compagnie cette fois-ci d’un certain assassin dénommé « Arbaaz ».

Donc, la différence la plus évidente est l'orientation artistique d'India qui oublie les teintes grisâtres et le genre d’aquarelle de China pour des couleurs vivantes et des mandalas partout.

« Merci capitan Obvious ! »

Surprise ! (Non…) Ce second chapitre reprend à la ligne le gameplay du précédent et mêle ainsi avec une certaine habileté des passages de plates-formes remuants, qui évoque fortement du Prince of Persia, et des phases d’infiltration plutôt ardues qui ressemblent beaucoup á Mark of the Ninja.

Au moins Climax est adroitement parti du principe que le peu de joueurs qui se lancera dans India est déjà passée par China et nous ne fatigue pas avec un tutoriel plus long de quelques minutes. Le démarrage du jeu n’est pas aussi répétitif et, très vite, on est confronté à un challenge correct côté infiltration avec des niveaux relativement étendus et toujours pensés comme des puzzles astucieux.

Donc, la différence la plus évidente est l'orientation artistique d'India qui oublie les teintes grisâtres et le genre d’aquarelle de China pour des couleurs vivantes et des mandalas partout.

Malheureusement, ils sont toutefois encore trop calibrés et rigides, de sorte qu’une seule véritable solution est utilisable au final. On est du coup dans la mécanique « essayer et mourir » qui peut frustrer, car elle est aussi perturbée par une maniabilité qui ne répond pas toujours très bien et risque de vous faire lâcher quelques inconvenances à l’endroit d’Arbaaz ou de l’univers (notamment dans certaines missions chronométrées).

Malgré les quelques gadgets trimbalés par notre assassin (bombe fumigène, couteau magique qui rebondit contre les murs…), le level design d’India est dans la lignée de China et laisse trop peu de place à la créativité. C’est la même chose pour les phases de plates-formes, rigolotes, mais cousues d’un fil blanc que l’on suit sans mal. Les combats, eux, sont toujours aussi simples, assez stupides… et dispensables – peut-être même encore plus que dans l’épisode précedant.

Donc, la différence la plus évidente est l'orientation artistique d'India qui oublie les teintes grisâtres et le genre d’aquarelle de China pour des couleurs vivantes et des mandalas partout.

C’est toujours le même truc

Enfin, on l’a compris, les développeurs d’India n’a pas vraiment profité de leur temps de développement plus long que prévu pour corriger ce qui nous déplaisait dans China et ils se sont contenté à peu près d’utiliser les mêmes mécanismes du premier chapitre avec un nouveau skin et un challenge accru. Le jeu essaie bien d’apporter un peu de nouveauté, particulièrement avec une phase au fusil-sniper assez étrange. Mais c’est en fait incongru et gauche. Il en va de même pour les “super pouvoirs” Hélix que l’on débloque au fil de l’aventure et qui vont à rebours de l’orientation exigeante du jeu. Une invisibilité temporaire empruntée à Evie de Syndicate ou une superpuissance pour tuer tout un tas d’ennemis d’un coup, était-ce bien fondamentale ?

Donc, la différence la plus évidente est l’orientation artistique d’India qui oublie les teintes grisâtres et le genre d’aquarelle de China pour des couleurs vivantes et des mandalas partout. Ici, c’est impec. Le boulot des directeurs artistiques de Climax est vraiment du top, cohérent et efficace. L’ambiance du titre est vraiment excellente et on déplore même qu’elle ne serve pas à un jeu AAA de la série. Quand on jette un œil à certains arrière-plans, on a vraiment envie de ficher le camp de cette 2.5D pour aller y faire un tour en toute liberté…

Donc, la différence la plus évidente est l'orientation artistique d'India qui oublie les teintes grisâtres et le genre d’aquarelle de China pour des couleurs vivantes et des mandalas partout.

C’est joli, mais sans innovation quelconque

Comme China, le premier épisode du spin-off Chronicles sorti en avril 2015, India propose toujours une vision intéressante d’un Assassin’s Creed en 2.5D. Outre son cadre et sa direction artistique soignée, il étale de la jouabilité assez bien fichu, mêlant plates-formes et infiltration de manière habile… mais vraiment fade. Son level design trop balisé et sa maniabilité parfois capricieuse viennent perturber l’aventure en ternissant ses bonnes intentions au point même de tester nos nerfs de temps à autre.

Et, bien évidemment, la sensation de refaire peu ou prou le même jeu pourra gêner, même s’il faut garder à l’esprit que cela fait pour ainsi dire partie de l’ADN du jeu depuis le départ. Espérons tout de même que Russia réussira à secouer un peu une recette pas foncièrement déplaisante, mais pas franchement enthousiasmante pour autant.

-BadSector-

Pro:

+ Un cadre qui donne envie
+ Une D.A. qui va bien
+ Gameplay toujours bien intentionné

Contre :

– L’inévitable sensation de redite
– Défauts de China non corrigés
– Une maniabilité pas toujours top


Éditeur: Climax Group

Développeur: Ubisoft

Genres:  Adventure, Action

Publication: 12. Janvier, 2016

TEST - Alors qu’on était déjà tranquille á cause des rumeurs d'une année 2016 sans Assassin's Creed, voilà que l'inépuisable série d'Ubisoft nous balance tout de même un nouveau titre cet année. C'est en effet le série spin off Chronicles - initialement censé à sortir ses trois chapitres l’un après l’autre l'année dernière - qui est sorti de son maquis sans crier gare pour prendre la relève et apaiser les quelques fans qui auraient encore de l'appétit après l’énorme Syndicate. Après la Chine, nous voilà reparti cap sur l'Inde dans une aventure qui est aussi originale, que de manger du…
Comme China, le premier épisode du spin-off Chronicles sorti en avril 2015, India propose toujours une vision intéressante d'un Assassin's Creed en 2.5D. Outre son cadre et sa direction artistique soignée, il étale de la jouabilité assez bien fichu, mêlant plates-formes et infiltration de manière habile... mais vraiment fade. Son level design trop balisé et sa maniabilité parfois capricieuse viennent perturber l'aventure en ternissant ses bonnes intentions au point même de tester nos nerfs de temps à autre.

Assassin's Creed Chronicles : India

Jouabilité - 4.2
Graphismes - 7.4
Histoire - 4.2
Musique / audio - 5.1
Ambiance - 6.2

5.4

MÉDIOCRE

Comme China, le premier épisode du spin-off Chronicles sorti en avril 2015, India propose toujours une vision intéressante d'un Assassin's Creed en 2.5D. Outre son cadre et sa direction artistique soignée, il étale de la jouabilité assez bien fichu, mêlant plates-formes et infiltration de manière habile... mais vraiment fade. Son level design trop balisé et sa maniabilité parfois capricieuse viennent perturber l'aventure en ternissant ses bonnes intentions au point même de tester nos nerfs de temps à autre.

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