Seulement 31 jours après sa sortie au cinéma, l’un des plus gros échecs récents arrive déjà à domicile avec plus de 100 millions de dollars de pertes

ACTUALITÉS CINÉMA – Le deuxième film du nouvel univers DC s’est lourdement écrasé au box-office et cherche déjà une seconde vie loin des salles obscures. Un mois à peine après sa sortie, Supergirl devrait être proposé à l’achat et à la location sur les plateformes numériques.

 

L’attente autour de Supergirl était particulièrement importante. Il s’agissait du deuxième film de l’univers cinématographique DC construit par James Gunn et Peter Safran, de la suite naturelle du Superman qui avait trouvé son public l’été dernier, mais aussi de l’adaptation de l’un des meilleurs comics récents de l’éditeur. Avec Milly Alcock dans le rôle de Kara Zor-El et une intrigue inspirée de Supergirl: Woman of Tomorrow, tout paraissait réuni pour offrir au studio une nouvelle sortie majeure. Quelques semaines seulement après l’arrivée du film dans les salles, la réalité s’est néanmoins montrée beaucoup moins favorable. Le long métrage n’a jamais réussi à prendre son envol au box-office, obligeant déjà DC à chercher une seconde vie commerciale en dehors du grand écran.

Selon JoBlo, Supergirl sera disponible en vidéo à la demande le 28 juillet, seulement 31 jours après sa sortie en salles le 26 juin. Il ne s’agira pas encore de son lancement sur HBO Max, mais de son arrivée à l’achat et à la location sur des plateformes comme Prime Video, Apple TV et Google Play. Cette stratégie permettra au studio de commencer à récupérer une partie de son investissement pendant que la campagne promotionnelle reste encore active. Warner Bros. n’a pas officiellement confirmé cette date, mais celle-ci correspond aux habitudes de distribution du groupe et paraît cohérente avec des résultats financiers particulièrement décevants. Une exclusivité en salles limitée à un mois constitue une période exceptionnellement courte pour une superproduction de cette ampleur et révèle clairement le peu d’espoir qui subsiste concernant ses recettes au cinéma.

 

Des recettes en chute libre et un repli stratégique

 

Les chiffres suffisent à expliquer cette décision. Le budget de production est estimé à environ 170 millions de dollars, auxquels s’ajouteraient près de 120 millions consacrés au marketing, mais le film n’a récolté que 38 millions de dollars lors de son lancement aux États-Unis et 68 millions dans le monde. Le deuxième week-end a tourné à la catastrophe, avec une chute de presque 74 %, l’une des plus violentes enregistrées récemment par un film de super-héros. Seuls quelques échecs particulièrement retentissants, notamment The Marvels et Joker: Folie à deux, ont fait pire. Le total mondial de Supergirl avoisine actuellement les 100 millions de dollars, alors qu’une analyse publiée par Forbes estime qu’il lui faudrait atteindre environ 300 millions pour rentrer dans ses frais. Dans ces conditions, prolonger son exclusivité en salles ne présentait plus beaucoup d’intérêt pour Warner.

Le calendrier très chargé des prochaines semaines pousse également le studio à agir rapidement. L’Odyssée de Christopher Nolan sort le 17 juillet, tandis que Spider-Man: Brand New Day arrivera peu après, et ces deux superproductions devraient monopoliser l’attention du public pendant une grande partie de l’été. Proposer Supergirl en numérique avant la disparition complète de sa campagne promotionnelle représente donc la solution la plus logique pour obtenir encore quelques recettes supplémentaires. Ce n’est d’ailleurs pas le seul blockbuster estival à s’être réfugié sur le marché domestique après un échec, puisque He-Man and the Masters of the Universe a récemment connu une trajectoire comparable. La situation de Supergirl reste cependant particulière, car son revers commercial ne s’accompagne pas d’un rejet total de la part du public. Les spectateurs l’ont beaucoup mieux accueilli que les critiques. Le problème n’est pas que les gens détestent le film, mais qu’ils n’ont pas ressenti le besoin de se déplacer pour le voir, une forme d’indifférence particulièrement difficile à corriger pour un studio.

Alors que beaucoup l’ont qualifié de désastre, Supergirl représente finalement une déception d’une autre nature : un film correct, mais totalement fade, incapable de laisser une véritable impression malgré un matériau d’origine riche en possibilités. Sa plus grande qualité reste Milly Alcock, qui livre une interprétation charismatique, assurée et imposante de Kara, portant presque seule l’ensemble du long métrage alors que le scénario ne parvient jamais à atteindre le niveau de son jeu. La bonne nouvelle est que l’actrice reprendra le rôle de Supergirl dans Man of Tomorrow en 2027. Ce prochain film offrira une nouvelle occasion de donner enfin au personnage une histoire à la hauteur de son potentiel et du talent d’Alcock.

Source : 3DJuegos

Spread the love
Avatar photo
BadSector is a seasoned journalist for more than twenty years. He communicates in English, Hungarian and French. He worked for several gaming magazines - including the Hungarian GameStar, where he worked 8 years as editor. (For our office address, email and phone number check out our impressum)

theGeek Live