Le nom Grove Street Games rappelle encore à beaucoup de joueurs le lancement chaotique de Grand Theft Auto: The Trilogy – The Definitive Edition, mais le studio tente désormais de montrer un tout autre visage. BeastLink est un jeu d’action sandbox multijoueur construit autour de combats à taille humaine, de kaijus façon Godzilla et de villes entièrement destructibles.
Le nom War Drum Studios LLC ne dira peut-être pas grand-chose au premier abord, et Grove Street Games ne semblera pas forcément plus familier, même si ce nom peut immédiatement rappeler GTA: San Andreas. Ce n’est pas un hasard : le studio américain a été fondé en 2007, puis a changé de nom en 2020, en hommage à l’aventure de CJ, après avoir passé plus de neuf ans à travailler sur la franchise de Rockstar Games, principalement sur des portages mobiles et console. Aujourd’hui, après des années comme équipe de soutien, le studio dévoile son premier jeu original depuis longtemps : BeastLink, un titre multijoueur ambitieux qui mélange combats à échelle humaine et chaos de kaijus dans des villes entièrement destructibles.
Le gameplay repose sur des matchs qui évoluent en deux phases distinctes. D’abord, les joueurs combattent sous forme humaine, en utilisant armes et véhicules pour affronter des ennemis et de gigantesques créatures dans une ville en train de s’effondrer. À mesure que la partie avance, il devient possible de créer un lien avec des kaijus dormants, ce qui change complètement l’échelle du jeu : les joueurs ne sont plus seulement des survivants ou des soldats courant au milieu des ruines, mais peuvent prendre le contrôle des monstres eux-mêmes et devenir les véritables moteurs de la destruction urbaine.
Unreal Engine 5, destruction en temps réel et centaines de milliers d’objets destructibles
Grove Street Games a besoin d’une technologie solide pour soutenir de telles promesses, car BeastLink ne veut pas seulement afficher quelques murs qui s’écroulent selon un script ou de jolis effets de débris. Le jeu repose sur Unreal Engine 5 et utilise la technologie maison SuperDestruction. Ce système permet à tous les joueurs de modifier l’environnement en temps réel, avec plus de 250 000 objets destructibles et des millions de morceaux dotés de leur propre physique, capables de réagir à chaque impact. L’idée est que la destruction ne soit pas un simple élément visuel, mais qu’elle influence directement les combats.
En kaiju – avec quatre types de projections ou d’attaques prévus dans le jeu – les affrontements se concentreront naturellement sur le corps-à-corps, mais des attaques spéciales seront aussi disponibles, comme des charges soniques ou des rayons. L’environnement ne servira pas seulement de décor : il pourra être utilisé comme une arme contre d’autres joueurs ou pour créer des zones isolées destinées à des duels. Chaque créature aura son propre style, depuis les monstres fondés sur la force brute jusqu’à ceux qui privilégient la vitesse ou les attaques aériennes.
Le sujet a aussi une curiosité supplémentaire, car l’histoire de Rockstar comprend un ancien concept de jeu centré sur Godzilla que nous ne verrons jamais, et dont le destin aurait finalement été scellé par le succès de GTA 3. BeastLink n’a évidemment aucun lien avec ce projet perdu, mais le détour reste intéressant : un studio connu pour ses portages de GTA tente maintenant de s’éloigner de son passé avec un sandbox consacré aux monstres géants et à la destruction urbaine.
Les développeurs affirment vouloir créer “l’expérience kaiju ultime”, et puisque les jeux comparables ne sont pas nombreux, l’idée de base pourrait déjà les placer dans une position favorable. BeastLink mise sur le multijoueur, mais ne s’y limitera pas : le studio promet aussi une expérience solo. Pour l’instant, il n’a pas été précisé si les deux modes seront inclus dès l’arrivée en accès anticipé ou si le contenu sera ajouté progressivement.
D’après Grove Street Games, BeastLink doit arriver cet été en accès anticipé sur PlayStation 5, Xbox Series X/S et PC. Avant la sortie, le studio ouvrira plusieurs phases de test avec la communauté, à commencer par une bêta fermée le 8 mai sur Steam. C’est un tournant important pour une équipe devenue largement connue après le fiasco de Grand Theft Auto: The Trilogy – The Definitive Edition, dont l’état technique et l’accueil avaient forcé Rockstar à présenter des excuses. BeastLink n’est donc pas seulement un nouveau jeu, mais aussi une tentative pour le studio de quitter son image d’équipe de soutien et de construire une identité propre.
Source : 3DJuegos



