ACTUALITÉS TECH – Les spécialistes estiment que le PSSR 2.0 corrige enfin la plupart des défauts les plus gênants de la première version et améliore visiblement la qualité d’image de la PS5 Pro. Malgré cela, la technologie de Sony reste encore derrière le DLSS 4.5 de NVIDIA, surtout sur la reconstruction des détails fins et la stabilité en mouvement.
Sony avait promis que la mise à l’échelle par intelligence artificielle de la PS5 Pro ne serait pas une technologie figée, mais un système appelé à évoluer avec le temps, et il semble désormais que ce n’était pas qu’un simple argument marketing. Avec l’arrivée du PSSR 2.0 il y a quelques jours, la console la plus puissante du marché a franchi un cap visible dans plusieurs jeux AAA. Après les premiers tests sérieux, le constat général paraît assez clair : le système a nettement progressé, et une bonne partie des défauts les plus embarrassants de la version précédente ont enfin été corrigés.
Dans le monde de l’upscaling matériel, il reste toutefois un roi incontesté, et le véritable test pour PlayStation consistait donc à se mesurer au DLSS 4.5 de NVIDIA. D’après l’analyse d’El Analista de Bits, les points forts et les limites du PSSR 2 apparaissent désormais beaucoup plus clairement. Les problèmes de ghosting ont été largement réduits, la netteté a progressé, et l’image globale paraît plus propre qu’auparavant. Malgré tout, le DLSS 4.5 conserve encore une avance nette dans la reconstruction des détails fins et dans la réduction des artefacts visuels en mouvement.
Il est indéniable que l’écart de qualité entre les deux solutions s’est resserré, mais le DLSS 4.5 reste aujourd’hui la meilleure technologie de mise à l’échelle du marché, même si elle exige encore une carte RTX 4000 ou 5000. La différence se joue surtout dans les détails. Sur Final Fantasy VII Rebirth, par exemple, le PSSR 2 de Sony obtient déjà des résultats très solides, mais Digital Foundry estime malgré tout que la technologie de PlayStation conserve encore plusieurs faiblesses tenaces.
Ce qui a vraiment progressé, et ce qui reste encore en retrait
Le principal obstacle reste la stabilité de l’image en mouvement, ainsi que certains artefacts visuels très spécifiques. Dans des jeux plus exigeants comme le remake de Silent Hill 2, le PSSR 2.0 a encore du mal à interpréter correctement certains reflets de flaques ou certains effets d’occlusion ambiante, alors que le modèle d’IA de NVIDIA s’en sort avec beaucoup plus d’aisance. Digital Foundry a toutefois aussi souligné qu’Alan Wake 2 en mode performance 864p à 60 images par seconde sur PS5 Pro paraît meilleur que le mode qualité 1270p à 30 images par seconde sur la console standard, ce qui pourrait représenter un avantage important pour les développeurs en leur permettant de miser davantage sur la qualité réelle de l’image que sur la seule quantité de pixels.
Au-delà du simple rapprochement avec le DLSS 4.5, le changement le plus important du PSSR 2.0 réside peut-être dans son mode d’intégration au système. Selon Digital Foundry, la PS5 Pro propose désormais un mode enhanced quality qui impose le nouvel algorithme au niveau du système d’exploitation dans un certain nombre de jeux, y compris certains qui n’ont reçu aucun patch spécifique. Sony a également précisé que cette nouvelle version du PSSR repose sur l’algorithme de super-résolution développé avec AMD dans le cadre du Project Amethyst, autrement dit sur une base adaptée aux consoles à partir de la même logique que celle exploitée par le FSR 4 sur PC.
Les experts insistent sur le fait que le PSSR 2 n’est pas une simple retouche de l’algorithme d’origine, mais une refonte beaucoup plus sérieuse qui répond directement aux critiques majeures adressées à la première version. Le nouveau mode enhanced quality n’est d’ailleurs pas appliqué de manière aveugle : Sony ne l’active au niveau système que sur une liste de jeux validés après des tests internes. Grâce à cela, plusieurs titres qui n’ont jamais reçu de patch PS5 Pro dédié peuvent malgré tout profiter d’une image plus propre et plus stable. Digital Foundry rappelle que seuls 13 jeux utilisent actuellement le nouveau PSSR de manière native, mais plus de 25 titres ont été analysés avec le système mis à jour, et le verdict parle d’un vrai succès. Selon eux, il s’agit d’un remplacement direct qui corrige la majorité des défauts du premier upscaleur sans sacrifier les performances, et même s’il reste encore de la marge, la qualité d’image commence enfin à rapprocher la PS5 Pro de la console qu’elle était censée être dès le départ.
Ce n’est donc pas un hasard si beaucoup commencent à voir dans le PSSR 2 non plus une simple amélioration de mi-génération, mais la base technique sur laquelle pourrait reposer la prochaine PlayStation. Mark Cerny a déjà expliqué à plusieurs reprises que les grandes technologies graphiques qui s’imposent sur PC finissent souvent par entrer dans l’écosystème PlayStation, et il avait déjà évoqué il y a plusieurs mois les systèmes susceptibles d’apparaître dans la PS6. L’architecte des PS4 et PS5 a aussi cité la génération d’images comme une autre technologie appelée à rejoindre un jour PlayStation, peut-être même après la sortie de la prochaine machine.
Source : 3DJuegos



