Le meilleur acteur de Baldur’s Gate 3 a refusé des rôles sans trembler, non pas parce qu’il ne voulait pas travailler, mais parce qu’il voulait que cela en vaille la peine

Neil Newbon n’est pas seulement devenu l’un des interprètes les plus aimés du jeu vidéo grâce à Baldur’s Gate 3. Il a aussi refusé de se laisser enfermer dans une seule formule, alors même que plusieurs studios cherchaient manifestement à reproduire encore et encore ce fameux « effet Astarion ».

 

S’il y a un autre acteur qui a gagné le respect de centaines de milliers de joueurs aux côtés de Jennifer English, la plus récente lauréate du prix de la meilleure performance aux Game of the Year Awards, c’est bien Neil Newbon. Son travail sur Baldur’s Gate 3 lui a valu la prestigieuse récompense en 2023, ainsi que plusieurs autres nominations, mais le charisme qu’il a insufflé à Astarion lui a aussi apporté un problème en plus des éloges. Beaucoup de studios ont voulu travailler avec lui, mais à condition qu’il reproduise les mêmes tics, les mêmes attitudes ou des personnages presque calqués sur le vampire qui avait tant marqué le public.

Ce qui rend la situation encore plus révélatrice, c’est que Newbon avait déjà un parcours solide avant Astarion. Avant le RPG belge, l’acteur britannique était apparu dans Resident Evil Village et Resident Evil 3 Remake, où il incarnait respectivement Heisenberg et Nicholai Ginovaef, mais aussi dans Xenoblade Chronicles 3 et Detroit: Become Human. Malgré cela, le raz-de-marée de 2023 l’a propulsé dans une autre dimension au sein de l’industrie, un phénomène qu’il décrit lui-même comme l’« effet Astarion », avec tout ce que cela implique de positif comme de dangereux.

 

L’« effet Astarion » aurait pu enfermer Neil Newbon dans une seule case

 

Comme il l’a expliqué dans un entretien accordé à FRVR, ce personnage lui a apporté énormément de reconnaissance, mais aussi un vrai risque de stagnation. « J’ai évité certains rôles récemment, non pas parce que c’étaient de mauvais projets, mais parce qu’ils recherchaient l’“effet Astarion” », a expliqué Newbon. S’il n’a pas précisé de quels projets il s’agissait, il a clairement laissé entendre que plusieurs studios cherchaient à reproduire la même posture d’anti-héros, la même insolence séduisante et la même aura provocante que celle du vampire issu de l’univers de Dungeons & Dragons.

Même si cela limite certaines opportunités à court terme, l’acteur anglais assume pleinement ce choix, car il ne veut pas être catalogué, surtout à mesure que Baldur’s Gate 3 s’impose durablement comme un RPG majeur. « Beaucoup [des projets pour lesquels on m’a contacté] ont des personnages trop similaires à celui que j’ai déjà joué, et je ne pense pas pouvoir y apporter quelque chose d’intéressant », a-t-il déclaré.

Newbon se montre donc très sélectif dans ses choix. Il n’a peut-être pas multiplié les projets aussi vite que certains collègues comme Ben Starr, Troy Baker ou même Jennifer English, mais il n’a certainement pas cessé de travailler. Après le RPG belge, il a prêté sa voix à Lumacchio dans le DLC Lies of P: Overture, à Viktor Vodyanoi dans Warframe et à Chase Lowry dans le jeu d’horreur psychologique Dead Take. Il est aussi revenu à une figure vampirique dans le DLC Ode to Castlevania de Vampire Survivors, où il incarnait Dracula.

La stratégie de Newbon est donc limpide : protéger sa carrière sur le long terme et ne pas dépendre d’un seul personnage iconique. Jusqu’ici, cela semble fonctionner. Il a aussi participé, dans un rôle plus modeste, à Crimson Desert, et l’avenir lui réserve déjà un autre RPG lié à l’univers de Dungeons & Dragons, Starfinder: Afterlight, où il travaillera comme directeur vocal tout en prêtant sa voix à l’un des personnages, Preach.

Source : 3DJuegos

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