Il a diffusé des musiques générées par IA avec ses bots, s’est enrichi, puis s’est fait pincer!

ACTUALITÉS TECH – L’intelligence artificielle peut aussi être utilisée de manière nuisible, et l’affaire Michael Smith en est la preuve.

 

Nous est-il déjà arrivé de tomber sur un artiste extrêmement populaire dont nous n’avions pourtant jamais entendu parler auparavant, au point de nous demander si nous vivions sous une pierre sans avoir remarqué un phénomène international? Dans une affaire récente, il y avait un tel « musicien » dont les milliards d’écoutes provenaient pratiquement toutes de bots, et comme si cela ne suffisait pas, la musique elle-même avait aussi été générée par IA.

L’affaire est détaillée dans le communiqué de presse publié sur justice.gov. Michael Smith, un homme de Caroline du Nord, a utilisé l’intelligence artificielle pour générer des milliers de fausses chansons, puis les a fait écouter des milliards de fois, affirme Jay Clayton, procureur du district sud de New York. Si les chansons et les auditeurs étaient faux, les millions de dollars que Smith a volés, eux, étaient bien réels, si bien qu’on peut dire que Smith s’est enrichi grâce à l’intelligence artificielle.

Jeudi, Clayton a annoncé que Smith avait plaidé coupable pour complot en vue de commettre une fraude électronique. L’ampleur de l’opération est difficile à concevoir: ses comptes bots ont écouté des centaines de milliers de morceaux générés par IA des milliards de fois, ce qui lui a permis d’obtenir frauduleusement plus de 8 millions de dollars de royalties. Il s’est avéré que ces faibles paiements de redevances finissent par représenter une fortune dès lors qu’on déploie suffisamment de bots. Les petites sommes finissent malgré tout par faire beaucoup.

Le jugement de Smith ne sera prononcé qu’en juillet, mais ce crime est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison. Il a également accepté d’abandonner à l’État plus de 8 millions de dollars de biens acquis illégalement. Ce n’est un secret pour personne que l’intelligence artificielle est déjà responsable de la « RAMpocalypse » et d’autres problèmes bien concrets, mais la possibilité qu’elle mène à des crimes absurdes et à des violations éthiques commises avec une désinvolture totale, par exemple le clonage de journalistes sans leur consentement, risque fort de continuer à nous occuper pendant encore des années.

La question reste évidemment de savoir si quelqu’un pourrait s’en tirer dans d’autres parties du monde, car il y aurait tout de même matière à y réfléchir un moment…

Source: PCGamer, Justice.gov

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Anikó, our news editor and communication manager, is more interested in the business side of the gaming industry. She worked at banks, and she has a vast knowledge of business life. Still, she likes puzzle and story-oriented games, like Sherlock Holmes: Crimes & Punishments, which is her favourite title. She also played The Sims 3, but after accidentally killing a whole sim family, swore not to play it again. (For our office address, email and phone number check out our IMPRESSUM)

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