Une étude désigne Call of Duty comme le jeu en ligne le plus touché par la triche – Activision conteste les conclusions

La société de cybersécurité Surfshark a publié un rapport classant Call of Duty en tête de 15 grands jeux multijoueur en matière de recherches liées à la triche – Activision a vivement remis en cause la méthodologie employée.

 

Le problème des hackers dans les jeux multijoueur gâche le plaisir des joueurs depuis des décennies, et il s’est accentué ces dernières années. Mesurer son ampleur réelle a cependant toujours été une tâche complexe. L’industrie investit depuis des années dans des systèmes anti-triche de plus en plus sophistiqués et intrusifs – solutions au niveau du noyau, intelligence artificielle pour détecter les comportements suspects, et actions en justice directes contre les développeurs de logiciels et de matériels de triche. Et au coeur de la tempête se trouve Call of Duty. Malgré tout cela, de nombreux joueurs ont le sentiment que le problème ne diminue pas.

C’est dans ce contexte que la société de cybersécurité Surfshark a tenté de mettre des chiffres sur la prolifération de hackers qui sévit dans les jeux multijoueur les plus populaires de l’industrie. L’entité n’a pas comptabilisé les bannissements, mais a mesuré l’intérêt actif des joueurs pour trouver des outils de triche – et le résultat est que Call of Duty est, de loin, le jeu où l’on trouve le plus de tricheurs.

 

Call of Duty, le jeu avec le plus de tricheurs

 

Le rapport de Surfshark a analysé 15 grands titres multijoueur en mesurant le volume mensuel mondial de recherches portant sur des termes tels qu'”aimbot”, “wallhack”, “cheat” et “hack”, puis en croisant ces données avec le nombre total de joueurs de chaque franchise. Le résultat place Call of Duty au sommet du classement, avec 66 recherches liées à la triche pour 1 000 joueurs. Étonnamment, la deuxième place revient à Rocket League avec 59 recherches pour 1 000 joueurs, tandis que Rainbow Six Siege occupe la troisième position avec 53.

Le reste du top 10 comprend Marvel Rivals (45), PUBG: Battlegrounds (39) et Apex Legends (25), tandis que les jeux de type MOBA enregistrent les chiffres les plus bas de tout le rapport, avec une moyenne de seulement 0,3 recherches pour 1 000 joueurs – League of Legends atteignant à peine 0,02 pour 1 000 joueurs. Face au tollé provoqué sur les réseaux sociaux, Activision n’a pas tardé à réagir par une réponse directe remettant en cause la méthodologie de l’étude.

Un porte-parole de la société a déclaré via Insider Gaming : „La triche est un problème qui touche l’ensemble de l’industrie et un défi auquel nous faisons face 24 heures sur 24. Mais cette étude ne porte pas sur la triche, elle porte sur des recherches, et elle ne contient aucune donnée réelle sur la triche ni aucune contribution des jeux qu’elle mentionne.” L’entreprise est allée plus loin dans son communiqué et a lancé un avertissement sur la manière dont le problème des hackers dans ces jeux populaires devrait être abordé.

„Protéger l’expérience des joueurs nécessite des données précises, des mesures d’application soutenues et que les joueurs continuent de signaler les comportements suspects. Les gros titres sensationnalistes ne règlent pas le problème. L’action constante, si. Nous y sommes engagés.” Il convient de rappeler qu’Activision a agi avec fermeté grâce à Ricochet, bien que pas toujours avec les résultats escomptés, ce qui les a contraints à améliorer le système anti-triche au fil des années.

Surfshark a par ailleurs mis en garde contre un risque collatéral qui passe souvent inaperçu : les joueurs qui recherchent des outils de triche se retrouvent fréquemment avec des virus susceptibles de mettre en danger leurs ordinateurs, d’autant plus que ce type de logiciel exige généralement de désactiver l’antivirus. Quoi qu’il en soit, ce rapport arrive à un moment particulier pour la société, puisqu’en début février Call of Duty: Black Ops 7 a bénéficié d’améliorations de son système de détection de triche.

Il faut rappeler qu’en juillet dernier, Activision a lancé une vague massive de bannissements dans Call of Duty, une vague si importante qu’elle a poussé les tricheurs à se plaindre sur les réseaux sociaux. Au fond, l’étude de Surfshark peut comporter des lacunes méthodologiques importantes, et Activision dispose d’arguments valides pour la contester. Mesurer des recherches n’est pas la même chose que comptabiliser des hackers, mais ce n’est pas non plus une coïncidence que ce soit précisément Call of Duty qui fasse le plus parler de lui lorsqu’il s’agit de triche. Ce qu’aucune donnée ne peut contester, c’est que la lutte contre les tricheurs dans Call of Duty ne semble pas près de prendre fin – et les joueurs continuent de le ressentir dans leurs parties.

Source : 3DJuegos

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