ACTUALITÉS CINÉMA – Guillermo del Toro, le maître de l’horreur derrière la nouvelle adaptation de Frankenstein produite par Netflix, a donné une réponse étonnante lorsqu’on lui a demandé si le monstre de Jacob Elordi ferait peur au public. Sa réponse : « Non », expliquant que sa créature est « d’une beauté saisissante, presque irréelle ».
L’interprétation de Del Toro du roman de Mary Shelley s’écarte volontairement des codes habituels. Dans un entretien avec Entertainment Weekly, le réalisateur a confié : « Ce que je voulais éviter, c’est l’impression d’une victime rafistolée après un accident. » Dans les versions classiques, la créature de Frankenstein était constituée de morceaux de corps, littéralement cousus entre eux.
Cependant, le cinéaste souligne qu’il reste fidèle à l’esprit du récit original. Le monstre est « composé de plusieurs corps, avec des teintes pâles, presque translucides, qui rappellent l’âme d’un être à peine né ». Reconnu pour donner une âme à des créatures rejetées d’emblée, del Toro conçoit souvent des êtres qui, malgré leur apparence monstrueuse, se révèlent plus humains que les humains. À propos de la vision du docteur Frankenstein, il précise :
« Victor est autant un artiste qu’un chirurgien. S’il a rêvé toute sa vie de cette créature, il la façonnera à la perfection. Elle ressemble à un nouveau-né d’albâtre, avec des cicatrices magnifiques, presque aérodynamiques. »
Le Frankenstein de Netflix sortira en salles le 17 octobre avant d’être diffusé mondialement sur la plateforme le 7 novembre.
Elordi, un choix idéal selon del Toro
Lors de cette même interview, le réalisateur oscarisé du Labyrinthe de Pan et de La Forme de l’eau a salué la prestation de Jacob Elordi. Le rôle avait auparavant été envisagé pour Doug Jones, collaborateur régulier de del Toro, puis pour Andrew Garfield, qui a dû se retirer en raison de conflits d’agenda. Finalement, le rôle est revenu à Elordi, qui partage l’affiche avec Oscar Isaac, Mia Goth, Christoph Waltz, Charles Dance et Lauren Collins. Le réalisateur raconte ce qui l’a le plus marqué :
« Ce qui m’a semblé le plus important, c’est de montrer avec intelligence émotionnelle l’évolution de la créature. Jacob m’a dit quelque chose de très personnel et émouvant : ‘Cette créature est plus moi que moi-même.’ Et il a ajouté : ‘Les gens ne le savent pas, mais grâce à ce rôle je peux enfin être moi-même.’ Cette sincérité et cette profondeur donnent à son interprétation un éclat exceptionnel. »
Source : MovieWeb



