FromSoftware évite d’en parler, mais Dark Souls devait à l’origine proposer une protagoniste féminine—et vous auriez pu terminer le jeu sans jamais le savoir. Priscilla la Sang-mêlé, du monde peint d’Ariamis, devait jouer un rôle central dans l’histoire avant que l’idée ne soit abandonnée en cours de développement.
À l’exception d’Elden Ring: Nightreign (un spin-off), tous les autres Souls-like de FromSoftware permettent de créer son avatar dès le début de l’aventure. Pourtant, le Dark Souls de 2011 devait à l’origine imposer une héroïne fixe : Priscilla la Sang-mêlé.
Dans la version finale, Priscilla est un boss optionnel caché dans le monde peint d’Ariamis—celui du tableau à Anor Londo. Il est tout à fait possible de terminer le jeu sans jamais explorer cette zone, et nombre de joueurs ignorent même l’existence du personnage.
Les origines de Priscilla restent floues : la théorie veut qu’elle soit la fille d’un dragon (peut-être Seath l’Écorché) et d’une divinité. Considérée comme une abomination à Anor Londo, elle a été exilée dans le monde peint, parmi d’autres parias. Lors de la première rencontre, elle se montre pacifique et n’attaque que si on la provoque.
Les traces d’une héroïne perdue
Mais dans Dark Souls 3, on trouve des indices selon lesquels Priscilla aurait fondé un ordre de savants dans le monde peint, qui auraient étudié la Dark Soul. Certains pensent même que la peintre qui nous attend à la fin du DLC Ashes of Ariandel serait sa fille—et vu le rôle majeur de celle-ci dans la suite, la mère reste tout aussi centrale.
En 2012, Hitaka Miyazaki et plusieurs créateurs de FromSoftware ont été interviewés pour l’artbook Dark Souls: Design Works (Udon). On y découvre que Priscilla devait au départ être une figure bien plus importante du récit. Daisuke Satake, illustrateur, s’en souvient ainsi : « En gros, on pouvait accéder à une autre zone en partant dans n’importe quelle direction depuis le Sanctuaire, même si toutes n’ont pas été gardées dans la version finale. On avait même prévu de faire de Priscilla l’héroïne, et… »—moment où Miyazaki l’interrompt : « N’en parlons pas maintenant. » Sans doute pour ne pas éventer certains rebondissements futurs. Il a tout de même confirmé : « Priscilla devait à l’origine être l’héroïne principale. »
Impossible de savoir, avec une version anglaise du livre, si Miyazaki voulait dire que Priscilla était jouable, ou plutôt une alliée majeure à la façon de Melina ou Ranni. Tout semble pencher pour la seconde option.
Source : 3djuegos



