Castlevania: Belmont’s Curse ne veut pas opposer les joueurs aux fans de Netflix

L’équipe de 3DJuegos s’est rendue à Paris pour essayer Castlevania: Belmont’s Curse pendant près de trois heures, avant de s’entretenir avec le producteur Tsutomu Taniguchi et les développeurs d’Evil Empire sur la manière de concilier l’héritage des jeux classiques avec le vaste public amené par la série Netflix.

 

La capitale française n’était pas un simple décor pour la présentation. L’aventure se déroule à Paris en 1499, dans une ville où l’histoire réelle, l’architecture gothique et la menace surnaturelle peuvent se rejoindre naturellement.

Belmont’s Curse est la suite directe de Castlevania III: Dracula’s Curse, sans pour autant se limiter à un exercice nostalgique. Konami réfléchissait déjà au retour de la série quand Evil Empire a proposé l’extension Castlevania de Dead Cells. Le DLC a appris aux équipes à collaborer, mais le nouveau titre reste une aventure indépendante d’action et de plates-formes en 2D, et non un roguelite.

 

Une image moderne, une âme gothique

 

L’un des défis les plus délicats consistait à donner au jeu une apparence actuelle sans perdre son identité gothique. Les décors, les ennemis, les attaques et les effets ont été évalués aussi selon leur lisibilité, car la richesse visuelle ne doit jamais masquer l’action rapide. Le cinéma giallo italien a fourni une inspiration majeure grâce à ses couleurs puissantes, ses contrastes marqués et ses compositions dramatiques. Taniguchi explique que la première maquette d’Evil Empire a immédiatement impressionné Konami et imposé cette direction comme le visage convaincant du nouvel épisode.

Konami a également choisi le studio parce qu’il ne se contente pas de connaître et d’aimer la licence. Avec Dead Cells, Evil Empire a prouvé sa maîtrise du mouvement, du rythme et de l’impact des attaques. Pour le producteur, contrôler un héros de Castlevania doit procurer une sensation satisfaisante dès les premières minutes.

 

Une porte ouverte au public de Netflix

 

La série animée de Netflix n’est pas un modèle direct puisqu’elle suit une chronologie différente, mais son succès a attiré un immense nouveau public. Les développeurs y voient une chance plutôt qu’une contrainte. Ils veulent permettre aux spectateurs de découvrir l’univers des jeux sans se sentir intimidés, tandis que les vétérans doivent continuer à reconnaître les fondations qu’ils apprécient. Isaac se rapproche donc davantage de sa version vidéoludique d’origine.

 

« Nous ne voulions pas d’une guerre entre les joueurs et les spectateurs de l’animation. »

 

Taniguchi insiste sur le fait qu’aucun des deux publics ne doit se sentir exclu. Belmont’s Curse veut ainsi être à la fois une suite, un point d’entrée accessible et un jeu d’action 2D moderne. Voilà le véritable enjeu du projet : conserver ce qui rend Castlevania immédiatement reconnaissable depuis des décennies, puis le présenter sous une forme capable d’accueillir une nouvelle génération en 2026.

Source : 3DJuegos

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