Black Flag Resynced démarre sous les éloges, mais Ubisoft supprime malgré tout 51 postes dans son équipe de développement

Assassin’s Creed Black Flag Resynced est arrivé avec de solides précommandes et un accueil critique particulièrement favorable, mais ce succès n’a pas suffi à protéger des dizaines de salariés d’Ubisoft Barcelona. De nouveaux rapports confirment le licenciement de 51 personnes, dont de nombreux développeurs ayant directement participé au remake de l’aventure d’Edward Kenway. Plusieurs employés concernés pensent que cette décision avait été prise bien avant la sortie du jeu.

 

Après des années de rumeurs, de fuites et de spéculations, Assassin’s Creed Black Flag Resynced est enfin disponible, et ses premiers résultats sont particulièrement encourageants. OpenCritic affiche actuellement une moyenne de 86 auprès des principaux critiques et un taux de recommandation de 94%, tandis que des sources connaissant les performances internes du projet évoquent déjà un fort intérêt et d’excellentes précommandes avant même le lancement. Ce succès n’a pourtant pas garanti l’avenir professionnel de toutes les personnes ayant participé au développement. Selon Insider Gaming, Ubisoft Barcelona a licencié 51 employés, dont beaucoup avaient travaillé directement sur Black Flag Resynced. L’équipe barcelonaise consacrée au remake aurait été dissoute, tandis que les futures activités du studio doivent désormais se concentrer sur les projets liés à Rainbow Six.

 

Ubisoft Barcelona a perdu 51 employés

 

La possibilité de ces licenciements avait été révélée à la fin du mois de juin, poussant les salariés à organiser un mouvement de protestation pour tenter d’empêcher les suppressions de postes. Avec le soutien du Video Game Union Coordinating Committee, des grèves partielles étaient prévues les mardis et jeudis après-midi, soit six actions distinctes entre le 30 juin et le 16 juillet. Les nouvelles informations indiquent toutefois que cette mobilisation n’a pas modifié la décision finale et que les 51 suppressions d’emplois ont bien été appliquées.

Plusieurs développeurs concernés estiment que ces licenciements n’ont aucun lien direct avec les résultats commerciaux ou critiques de Black Flag Resynced et qu’ils avaient été préparés bien plus tôt. Leur sentiment repose notamment sur l’absence de nouveau projet attribué à l’équipe. Dès l’été 2025, les employés avaient pourtant signalé leurs inquiétudes concernant l’avenir après la fin du remake. Chez Ubisoft, il est courant que les studios reçoivent leur prochaine mission longtemps avant la sortie du jeu sur lequel ils travaillent, mais aucune nouvelle production n’aurait été confiée à cette équipe. Selon les mêmes sources, l’événement prévu pour célébrer l’achèvement et le lancement du jeu aurait également été annulé, puis remplacé par une réunion beaucoup plus modeste organisée dans les locaux.

Un salarié touché par cette vague de départs estime que la situation ne doit pas être considérée comme un événement isolé, mais comme le résultat d’une dégradation plus générale des conditions de travail. « Ces licenciements s’inscrivent dans le contexte plus large de problèmes persistants sur le lieu de travail. Il ne s’agit pas d’un événement isolé, mais d’un schéma marqué par des mauvais traitements constants, une perte de talents, des départs forcés provoqués par l’érosion des droits des salariés et une culture managériale de plus en plus verticale, qui laisse aux employés très peu de voix dans les décisions concernant leur travail. »

Les suppressions de postes à Barcelone ne représentent par ailleurs qu’une nouvelle étape dans la vaste politique de réduction des coûts menée par Ubisoft. En février, au moins 40 salariés ont quitté Ubisoft Toronto, le studio qui travaille également sur le Splinter Cell Remake. En mars, Ubisoft a mis fin au développement de jeux chez Red Storm Entertainment, entraînant la disparition de 105 postes alors que le studio participait à au moins dix projets différents. Le contraste avec la réussite de Black Flag Resynced rend la situation particulièrement amère. Tandis que les joueurs et les critiques célèbrent le retour d’Edward Kenway, une partie des développeurs ayant contribué à cette renaissance doit désormais chercher un nouvel emploi.

Source : GameRant, Insider Gaming, Game Developer

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