Après GTA 6, Take-Two pourrait passer aux achats – et 29 jeux sont déjà prévus

Le succès presque certain de Grand Theft Auto VI pourrait non seulement remplir massivement les caisses de Rockstar Games et de Take-Two Interactive, mais aussi ouvrir la porte à de nouvelles acquisitions. Strauss Zelnick, le PDG du groupe, assure que l’entreprise ne prépare pas une frénésie d’achats, mais si son bilan continue de s’améliorer, de nouveaux rachats de studios pourraient entrer dans ses plans.

 

Certaines entreprises passent des années à essayer de s’imposer durablement dans l’industrie du jeu vidéo, et puis il y a Take-Two Interactive, qui fait aujourd’hui face à un problème d’une autre nature : que faire de l’élan financier que Grand Theft Auto VI devrait générer. Le propriétaire de Rockstar Games s’est présenté cette semaine devant ses investisseurs avec des résultats solides. Grand Theft Auto V approche désormais les 230 millions d’exemplaires vendus, Red Dead Redemption 2 a dépassé les 85 millions d’unités, et l’arme la plus massive de l’entreprise, Grand Theft Auto VI, doit sortir le 19 novembre 2026.

Strauss Zelnick, PDG de Take-Two, a confirmé aux actionnaires que l’entreprise vise entre 8 et 8,2 milliards de dollars de réservations nettes pour l’exercice fiscal en cours, qui se terminera fin mars 2027. Le principal moteur de cette croissance sera, sans surprise, la sortie de Grand Theft Auto VI en novembre, que la société traite déjà comme l’un des lancements de divertissement les plus importants de l’histoire. À ce stade, la question n’est plus de savoir si le jeu rapportera énormément d’argent, mais ce que Take-Two fera précisément de cette manne.

 

Take-Two ne prépare pas une frénésie d’achats, mais de nouveaux studios pourraient suivre

 

Lors de la conférence téléphonique avec les investisseurs, Zelnick a présenté trois usages possibles des revenus attendus après GTA 6. Le premier consiste à poursuivre la croissance organique habituelle, c’est-à-dire continuer à développer de nouveaux jeux. Le deuxième consiste à rendre du capital aux actionnaires. Le troisième concerne la croissance inorganique, autrement dit l’acquisition d’autres entreprises ou studios. C’est évidemment cette dernière piste qui a le plus attiré l’attention, car le succès de Grand Theft Auto VI pourrait donner à l’éditeur une marge financière suffisante pour de nouveaux mouvements stratégiques.

Zelnick a toutefois tenu à préciser qu’il ne s’agirait pas d’une session d’achats incontrôlée. « Vous ne nous verrez pas conclure des accords à la chaîne, mais si notre bilan continue de s’améliorer, je pense que vous pouvez imaginer davantage de croissance inorganique à l’avenir » – a déclaré le dirigeant. Take-Two s’attend également à terminer l’exercice fiscal en cours en position nette de trésorerie, ce qui pourrait encore renforcer sa marge de manœuvre.

L’entreprise a aussi indiqué quel type d’acquisition pourrait l’intéresser. Selon Zelnick, seuls des studios créatifs, capables de produire de bons jeux, seraient envisagés. Il a cité les rachats de Zynga et de Gearbox comme exemples réussis, ce dernier étant devenu une pièce particulièrement importante du portefeuille de Take-Two grâce à la saga Borderlands. Le PDG estime que les acquisitions menées par l’entreprise depuis près de deux décennies ont été réussies sur le plan créatif comme commercial, ce qu’il attribue à une approche très disciplinée.

Ce ton mesuré n’a rien d’un hasard. L’industrie du jeu vidéo a connu ces dernières années plusieurs acquisitions colossales, suivies de licenciements très visibles, si bien que les investisseurs comme les développeurs réagissent plus vivement à toute phrase laissant entrevoir une nouvelle consolidation. Take-Two se trouve pourtant dans une position où Grand Theft Auto VI peut représenter non seulement une vague de revenus à court terme, mais aussi une occasion d’expansion sur plusieurs années. Si le jeu réalise les performances attendues par le marché, l’entreprise pourrait redessiner non seulement ses prochains trimestres, mais aussi une bonne partie de ses prochaines années.

Take-Two ne compte pas seulement grandir par acquisitions. L’entreprise prépare le calendrier de sorties le plus ambitieux de son histoire, avec 29 titres prévus d’ici la fin de l’exercice fiscal 2029. Ce programme peut encore changer, bien sûr, mais il montre déjà que l’éditeur ne veut pas s’appuyer uniquement sur la puissance de GTA 6. La liste comprend les habituels jeux de sport, comme NBA 2K27, PGA TOUR 2K27 et WWE 2K27, ainsi que plusieurs nouvelles licences majeures.

Parmi les nouveaux titres les plus importants figure Judas, développé par Ghost Story Games sous la direction de Ken Levine, l’une des figures clés de BioShock. Un autre grand projet est Project Ethos, porté par 31st Union. L’éditeur veut également renforcer son offre mobile, tout en préparant 13 jeux fondés sur des licences existantes, dont des suites, des remakes, des remasters et des extensions de plateformes, c’est-à-dire des portages, des versions nouvelle génération ou des sorties sur d’autres machines.

Grand Theft Auto VI ne sera donc pas simplement un nouveau jeu Rockstar inscrit au calendrier, mais le point d’allumage financier de la prochaine grande étape de Take-Two. L’entreprise se prépare déjà à une année record, tout en évaluant des possibilités de développement et d’acquisition capables de transformer le succès de GTA 6 en plusieurs années d’expansion. Le jeu n’est même pas encore sorti, mais son impact se fait déjà sentir : ce ne sont pas seulement les joueurs qui l’attendent, mais toute l’industrie qui observe l’élan qu’il donnera aux prochaines décisions de Take-Two.

Source : 3DJuegos, Investing.com, Kotaku, Reuters

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