LG 45GX950A – L’OLED ultrawide qui a enfin mûri

TEST TECH – Le LG 45GX950A est le genre de moniteur pour lequel le mot « grand » cesse d’être un argument marketing et devient un vrai sujet d’organisation du bureau. Sa dalle OLED de 45 pouces au format 21:9, en 5120 x 2160 pixels, donne enfin à ce format massif la définition qui lui manquait. Nous l’avons testé avec des jeux PC en local, du travail, des films, des contenus HDR et GeForce NOW Ultimate via une connexion fibre, en pleine résolution « 5K2K » de 5120 x 2160 – et lorsque tout fonctionne comme prévu, cet écran peut être absolument superbe.

 

L’idée centrale du LG 45GX950A est simple : il s’agit d’un moniteur gaming OLED ultrawide de 45 pouces, avec une définition 5120 x 2160 au format 21:9, un taux de rafraîchissement maximal de 165 Hz, un temps de réponse de 0,03 ms GtG, une courbure 800R, une certification DisplayHDR True Black 400, ainsi que la compatibilité NVIDIA G-SYNC Compatible, AMD FreeSync Premium Pro et VESA AdaptiveSync. En pratique, il est toutefois bien plus intéressant qu’une simple fiche technique, car il tente de corriger une catégorie qui, jusqu’ici, gardait toujours un pied dans le compromis.

Le principal défaut des anciens OLED ultrawide de 45 pouces tenait à leur définition. À cette taille, le 3440 x 1440 était tout simplement insuffisant : acceptable en jeu, peut-être, mais peu agréable pour le texte, la navigation, le montage ou l’usage général du bureau. Le LG 45GX950A passe à 5120 x 2160 pixels, soit du 5K2K, une définition beaucoup mieux adaptée à ce format 21:9. La densité grimpe autour de 125 PPI, ce qui ne rejoint pas la netteté chirurgicale d’un petit écran 4K, mais représente un énorme progrès face aux anciens OLED ultrawide WQHD de 45 pouces.

La taille mérite d’être soulignée. Après un ultrawide de 34 pouces, ce panneau donne presque l’impression de vous sauter au visage. Il est plus large, plus haut, plus imposant, et il ne se contente pas d’être posé sur le bureau – il le domine. C’est aussi précisément ce qui fait son charme. La combinaison d’une diagonale de 45 pouces, d’un format 21:9 et d’une définition 5120 x 2160 crée un champ de vision presque cinématographique dans les jeux de course, les simulateurs de vol, les mondes ouverts et les expériences solo narratives. Ce n’est pas un moniteur sur lequel on joue simplement. C’est un moniteur dans lequel on s’installe.

 

 

Taille, courbure et immersion

 

Le format ultrawide de 45 pouces est beaucoup plus logique pour le jeu qu’un grand écran 16:9 de largeur comparable. Sur une dalle 16:9 de 48 pouces, tout devient plus grand : le HUD, les menus, la carte, les sous-titres et les éléments d’interface placés dans les coins. Le LG 45GX950A, lui, ne se contente pas d’agrandir l’image ; il l’élargit horizontalement. La zone de jeu principale reste généralement centrée, tandis que les côtés ajoutent de l’ambiance, des informations périphériques et une sensation de présence.

En pratique, cela fonctionne extrêmement bien. Dans un jeu de course, on lit mieux les trajectoires. Dans un titre aérien, le ciel et le cockpit respirent davantage. Dans un jeu d’action moderne, le monde vous enveloppe plus naturellement. Il était particulièrement intéressant de pousser le moniteur avec GeForce NOW Ultimate : via une connexion fibre stable, en résolution native « 5K2K » de 5120 x 2160, avec une bande passante suffisante, les jeux se sont montrés d’une propreté, d’un niveau de détail et d’une fluidité impressionnants. La recommandation d’environ 65 Mbps pour le streaming 5K à 120 FPS est facilement atteignable avec une bonne fibre, et lorsque le service, le jeu et le moniteur s’alignent, le cloud gaming cesse de ressembler à un compromis pour devenir une expérience haut de gamme.

La courbure 800R divisera toutefois les utilisateurs. Pour les simulateurs et les jeux conçus autour de l’immersion, elle fonctionne et se comprend. Pour un usage général, le texte, la retouche d’image, la navigation web ou les jeux avec de nombreux éléments d’interface fixes, elle se montre moins accueillante. Le cerveau peut s’y habituer avec le temps, mais tout le monde ne l’aimera pas. Une courbure plus douce, autour de 1800R, aurait rendu ce moniteur plus polyvalent, surtout pour ceux qui veulent l’utiliser à la fois comme écran de jeu et comme écran de travail quotidien.

 

 

Design, connectique et présence sur le bureau

 

Visuellement, le LG 45GX950A est un bel objet. De face, l’immense dalle OLED domine tout. Les bordures sont fines, il n’y a pas de menton gênant, et l’arrière adopte une coque grise sobre, avec une barre lumineuse RGB autour de la zone des ports et du pied. Ce n’est ni bas de gamme ni surchargé. On est face à un matériel gaming moderne qui ne cherche pas désespérément à imiter un vaisseau spatial.

Le pied est grand, mais sa base reste étonnamment pratique : une plaque métallique plate qui ne gaspille pas trop de place et peut même accueillir de petits objets. Le réglage en hauteur, l’inclinaison et la rotation sont présents, et la hauteur maximale est très appréciable pour une dalle de cette taille. La stabilité rappelle toutefois que l’on parle d’un monstre OLED de 45 pouces. Si le bureau n’est pas suffisamment robuste, l’écran et le support peuvent trembler après un petit choc.

La connectique est généreuse. On trouve un DisplayPort 2.1 UHBR13.5, deux entrées HDMI 2.1 complètes, un USB-C avec DisplayPort Alt Mode et alimentation 90 W, ainsi que deux ports USB-A. La pleine définition 5120 x 2160 à 165 Hz en 10 bits est disponible, mais nécessite une compression DSC. Sur le papier, cela peut sembler être un compromis ; à l’usage, ce n’est pas un vrai problème. Le DSC paraît visuellement sans perte, et personne ne va regarder l’image au quotidien en se disant qu’elle semble compressée.

 

 

Définition, lisibilité du texte et revêtement

 

La plus grande évolution du moniteur reste sa définition. À 5120 x 2160, ce format devient enfin viable pour le travail. Les jeux ne sont pas les seuls à paraître plus beaux : l’usage bureautique devient aussi bien plus agréable. Le texte est plus propre, les fenêtres respirent, et navigateur, éditeur, Discord, vidéo, timeline ou tableur peuvent cohabiter sans réorganisation permanente. C’était la principale faiblesse des précédents OLED ultrawide de 45 pouces ; ici, la dalle est enfin à la hauteur de sa taille physique.

La nouvelle disposition de sous-pixels RGWB de LG aide également le rendu du texte. Les moniteurs OLED ont toujours eu une relation compliquée avec le lissage des polices sous Windows en raison de leurs structures de sous-pixels non standard. Ici, le résultat n’atteint toujours pas la précision d’un moniteur 4K plus petit, mais il est nettement supérieur à celui des anciens OLED 45 pouces en 3440 x 1440. L’écran est utilisable à 100 % de mise à l’échelle et devient plus confortable à 125 %.

Le revêtement mat sera lui aussi sujet à débat. Un OLED brillant peut offrir une image plus percutante, plus profonde et plus spectaculaire, surtout dans une pièce sombre. Un WOLED mat gère cependant mieux la lumière ambiante et les reflets, ce qui le rend plus pratique dans un salon, un bureau lumineux ou un coin gaming dont l’éclairage n’est pas parfaitement maîtrisé. On note un léger grain, et la profondeur des noirs peut souffrir dans certaines conditions, mais ce revêtement reste globalement convaincant et moins exigeant qu’une surface brillante très réfléchissante.

 

 

OLED, marquage et usage quotidien

 

La grande force de l’OLED reste la même : contrôle lumineux pixel par pixel, noirs parfaits, contraste massif et réponse ultrarapide. Le risque de marquage permanent, lui, n’a pas disparu. Ce n’est pas un sujet d’inquiétude majeur pour jouer ou regarder des films, mais si l’on passe huit à dix heures par jour avec des fenêtres statiques, des tableurs, un navigateur et des éléments d’interface fixes, l’OLED n’est toujours pas le choix le plus tranquille.

Le LG 45GX950A propose les protections OLED de base, comme le déplacement de l’image, l’économiseur d’écran et le nettoyage des pixels, mais la personnalisation reste moins poussée que chez certains concurrents. Pour un acheteur français, c’est important, car ce n’est pas un achat impulsif. Au moment de la rédaction, le modèle se situe généralement entre environ 1669 € et 2000 € selon les vendeurs et les offres, avec des prix plus proches du haut de cette fourchette dans les circuits les plus classiques. Il faut donc bien vérifier la garantie, les conditions de retour et surtout la référence exacte, car LG propose plusieurs UltraGear de 45 pouces, et tous ne disposent pas de cette dalle 5K2K.

 

 

Vitesse, temps de réponse et Dual Mode

 

Le temps de réponse correspond exactement à ce que l’on attend d’un OLED moderne : presque instantané. Le chiffre de 0,03 ms GtG est séduisant sur le plan marketing, mais l’essentiel se trouve dans le ressenti : pas de traînée typique du LCD, pas de dépassement gênant, pas de gymnastique autour de l’overdrive selon la fréquence utilisée. L’image en mouvement est propre, rapide et directe.

Le taux de rafraîchissement natif de 165 Hz en 5120 x 2160 est solide, même s’il ne bat pas de record. Il existe déjà des OLED 240 Hz, mais à cette définition, même 165 Hz représentent un vrai défi pour les GPU actuels. Pour jouer aux AAA modernes en 5K2K natif avec des réglages élevés, il faut une carte graphique très puissante ou un usage intelligent de l’upscaling, de la génération d’images, voire du cloud gaming. C’est là que GeForce NOW Ultimate devient intéressant : en 5120 x 2160 et jusqu’aux alentours de 120 FPS, il permet de montrer ce que cette dalle sait faire lorsque le réseau est rapide et stable.

Le Dual Mode est une autre fonction clé. Via un bouton dédié, le moniteur bascule en 2560 x 1080 et grimpe à 330 Hz. Il ne faut pas présenter cela comme du 5K2K à 330 Hz, car les deux ne sont pas simultanés : on obtient soit 5120 x 2160 à 165 Hz, soit 2560 x 1080 à 330 Hz. Le passage est rapide et la fonction marche bien, surtout pour les FPS compétitifs. L’image devient plus douce et la résolution baisse clairement, mais la lisibilité du mouvement et la sensation de réactivité progressent nettement.

 

 

Couleurs, luminosité SDR et uniformité

 

Les performances colorimétriques sont solides, même si le LG 45GX950A ne dépasse pas les meilleurs panneaux QD-OLED. La couverture DCI-P3 est excellente, tandis que le Rec. 2020 reste plus limité ; ceux qui recherchent le volume colorimétrique le plus large et le plus saturé trouveront donc encore des alternatives plus éclatantes. En contrepartie, le caractère WOLED se montre plus naturel, moins agressif, et les réglages d’usine constituent une bonne base.

En SDR, la luminosité plein écran se situe autour de 250 à 270 nits, ce qui est correct pour un moniteur, sans être spectaculaire. Le véritable avantage est le comportement uniforme de la luminosité : sur le bureau Windows, en navigation ou en passant d’une application à l’autre, elle ne varie pas de manière gênante. La luminosité minimale est également excellente, ce qui rend l’écran confortable dans une pièce sombre.

Les angles de vision sont excellents, comme on peut l’attendre d’un OLED, mais l’uniformité n’est pas parfaite. Les aplats de gris foncé peuvent révéler de légères bandes verticales, surtout sur de grandes surfaces uniformes. Dans les jeux, les films et les contenus variés, cela gêne rarement, mais en usage productif, dans des applications sombres ou sur de grandes zones grises, le phénomène peut devenir visible.

 

 

HDR : là où l’OLED rappelle pourquoi on l’aime

 

En HDR, le LG 45GX950A délivre tous les avantages classiques de l’OLED. Le noir est réellement noir, les objets lumineux se détachent au pixel près, et il n’y a ni transition de zones, ni blooming, ni halo gris autour des étoiles ou des sous-titres. Dans les jeux et films HDR sombres, le rendu peut être superbe : les lumières percent l’obscurité, tandis que les détails dans les ombres restent lisibles.

La luminosité de pointe sur de petites fenêtres est très élevée et peut dépasser les 1000 nits, tandis que la luminosité en plein écran reste beaucoup plus modeste. C’est l’un des compromis fondamentaux de l’OLED. Une ville nocturne avec néons, explosions ou torches est magnifique. Un champ enneigé éclatant ou une scène de désert en plein jour aura en revanche moins d’impact que sur un très bon mini-LED.

Les modes HDR proposent des réglages plus précis ou plus spectaculaires. Le réglage de pic lumineux plus faible suit la courbe tonale avec davantage de justesse, tandis que le mode plus élevé renforce les hautes lumières dans les scènes sombres. Idéalement, LG pourrait ajouter via firmware un mode combinant mieux les deux approches : suivi EOTF précis et exploitation complète du potentiel de luminosité de la dalle. Le matériel semble en être capable ; le réglage pourrait simplement être plus élégant.

 

 

Expérience de jeu : PC local et GeForce NOW Ultimate

 

C’est en jeu que le moniteur se vend vraiment. La dalle OLED de 45 pouces au format 21:9 crée une sensation d’espace qu’un écran 4K de 32 pouces ne peut tout simplement pas offrir. Dans un jeu solo moderne, l’image paraît plus large, plus cinématographique et plus naturelle. Grâce à la définition 5120 x 2160, elle n’est pas seulement grande, elle est aussi détaillée, ce qui est essentiel à cette taille.

Le test avec GeForce NOW Ultimate mérite une mention particulière. Via une connexion fibre, avec une bande passante stable, en 5120 x 2160, le moniteur se rapproche étonnamment de ce que l’on attendrait d’un PC local puissant. Le mode 5K du service correspond concrètement à une image 5120 x 2160, et sur cette dalle, cela prend enfin tout son sens. Les détails sont nets, le mouvement est fluide, et les contenus compatibles HDR peuvent être superbes. Le cloud gaming ne permet pas d’exploiter toutes les capacités du moniteur dans tous les jeux et toutes les situations, puisque le plafond natif de 165 Hz demande toujours un PC local, mais autour du 5K2K à 120 FPS, l’expérience est déjà réellement premium.

Pour le jeu compétitif, le Dual Mode à 330 Hz donne au moniteur une autre personnalité. La résolution baisse, l’image devient plus douce, mais le mouvement et la réactivité gagnent en vitesse. Pour Counter-Strike 2, Valorant, Call of Duty ou d’autres titres rapides du même genre, c’est un bonus utile. Pour les jeux cinématographiques en haute résolution, en revanche, c’est le mode 5120 x 2160 qui justifie l’achat.

 

 

Prix et positionnement en France

 

En France, le LG 45GX950A se place clairement dans le très haut de gamme. Au moment de la rédaction, il apparaît généralement entre environ 1669 € et 2000 €, selon les marchands, les promotions et la disponibilité. Les grandes enseignes spécialisées l’affichent souvent autour de 1999 €, tandis que certains comparateurs recensent des offres plus basses. À ce niveau de prix, il faut surveiller la garantie, les frais de livraison, les conditions de retour et la référence exacte : il doit bien s’agir du 45GX950A-B 5K2K, et non d’un autre UltraGear 45 pouces en définition inférieure.

Le tarif est élevé, mais la catégorie l’est aussi. Ce n’est pas un simple moniteur gaming : c’est un OLED ultrawide 5K2K de 45 pouces qui tente d’être à la fois écran de jeu premium, écran HDR, surface de travail et dalle de rêve pour simulateurs. Si vous cherchez seulement un OLED rapide, il existe des options moins chères en 27, 32 ou 34 pouces. Si vous voulez cette taille, cette définition et ce niveau d’immersion OLED dans un seul moniteur, les vrais concurrents sont rares.

 

 

Verdict : un monstre magnifique, mais pas pour tout le monde

 

Le LG 45GX950A constitue un énorme progrès pour les OLED ultrawide de 45 pouces. La définition supérieure donne enfin du sens à cette taille, la lisibilité du texte s’améliore nettement, l’immersion en jeu est impressionnante, le HDR peut être superbe, et le temps de réponse est typiquement OLED : rapide, propre et immédiat. Ce moniteur donne le meilleur de lui-même avec un jeu visuellement riche, un film ou du contenu HDR capable d’occuper tout votre champ de vision.

Il n’est pas parfait. La courbure 800R peut être trop agressive, le revêtement mat ne plaira pas à tout le monde, la luminosité plein écran ne rivalise pas avec les meilleurs mini-LED, le QD-OLED garde l’avantage en volume colorimétrique, et le prix reste très élevé. Le risque de marquage fait également toujours partie de l’équation OLED. Malgré cela, le LG 45GX950A donne réellement l’impression d’annoncer l’avenir du très haut de gamme ultrawide OLED.

Si un ultrawide de 34 pouces vous paraît désormais trop petit, si un super ultrawide de 49 pouces vous semble trop large, et si un 4K de 32 pouces vous paraît trop classique, ce modèle pourrait être le point d’équilibre – simplement sous une forme immense, incurvée, chère et spectaculaire. Il n’est pas fait pour tout le monde, mais pour le joueur auquel il correspond, revenir à un écran ordinaire sera difficile.

-Gergely Herpai « BadSector »-

Pro :

+ Immense dalle OLED 5K2K de 45 pouces, extrêmement immersive
+ Lisibilité du texte et densité de pixels nettement supérieures aux anciens OLED ultrawide de 45 pouces
+ Réactivité OLED fulgurante, HDR convaincant et Dual Mode utile

Contre :

– Courbure 800R potentiellement trop agressive pour un usage général
– Prix très élevé, avec la garantie et le marquage OLED à prendre en compte
– Luminosité plein écran et volume colorimétrique inférieurs aux meilleures alternatives

LG 45GX950A

Design - 9.1
Écran - 9.5
Pour les joueurs - 9.6
Pour le travail - 8.6
Ambiance - 9.2

9.2

SUPERBE

Le LG 45GX950A donne enfin à la catégorie des OLED ultrawide de 45 pouces la définition dont elle avait besoin. Il est immense, spectaculaire, rapide et souvent superbe en HDR, tandis que GeForce NOW Ultimate, via une connexion fibre en 5120 x 2160, montre aussi ce que peut devenir le cloud gaming premium sur le bon écran. La courbure 800R, le prix et les risques liés à l’OLED l’empêchent d’être une recommandation universelle, mais pour qui cherche un grand moniteur gaming moderne et férocement immersif, c’est l’un des écrans les plus passionnants du marché.

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BadSector is a seasoned journalist for more than twenty years. He communicates in English, Hungarian and French. He worked for several gaming magazines – including the Hungarian GameStar, where he worked 8 years as editor. (For our office address, email and phone number check out our impressum)

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