Le plan polémique du Mexique : une taxe spéciale sur les jeux violents pourrait faire grimper les prix dans le monde entier

Le Mexique a peut-être trouvé la pire idée pour augmenter le prix des jeux vidéo : instaurer une taxe de 8 % sur les titres violents. Si d’autres pays adoptaient cette mesure, les prix des jeux grimperaient partout, d’où la nécessité d’être vigilants.

 

Parler du prix des jeux vidéo est toujours délicat. Les éditeurs aimeraient les augmenter, mais la critique est inévitable. On l’a vu avec les 90 € affichés pour Mario Kart World. Toute réforme fiscale peut influencer les prix, ce qui pèse directement sur les consommateurs. Voilà pourquoi il faut observer attentivement les propositions des gouvernements.

 

Une taxe sur les jeux violents

 

Le gouvernement mexicain et le ministère des Finances ont présenté le paquet économique 2026, qui inclut une taxe de 8 % sur les jeux « à contenu violent ». Elle s’appliquerait aussi bien aux versions physiques que numériques. Pour la présidente Claudia Sheinbaum, l’objectif est de limiter leur consommation, jugée néfaste pour la santé physique et mentale et source potentielle de problèmes de sécurité.

La mesure touche également les boissons sucrées et le tabac, mais c’est la mention des jeux vidéo qui surprend. Selon El Economista, le document officiel cite des « études établissant un lien entre les jeux violents et une agressivité accrue chez les adolescents ». Le gouvernement espère ainsi récolter 183 millions de pesos (plus de 8 millions d’euros) pour financer la santé publique. Le projet doit encore être validé par le Sénat et la Chambre des députés d’ici fin octobre.

Sheinbaum précise : « Il est proposé d’instaurer une taxe ad valorem spéciale de 8 % sur les services numériques violents. L’idée n’est pas d’interdire, mais de décourager leur consommation. Les jeux vidéo posent des questions de sécurité. Les parents doivent surveiller les types de jeux utilisés en ligne. »

 

Quels jeux seraient concernés ?

 

Si elle est adoptée, la taxe s’appliquerait à des licences comme Call of Duty, Battlefield, Mortal Kombat ou DOOM, entraînant une hausse de prix au Mexique. On ignore si les microtransactions ou les abonnements seraient inclus. Les joueurs redoutent que d’autres pays copient ce modèle, ce qui provoquerait une inflation mondiale du prix des jeux.

Il y a quelques semaines, la présidente avait déjà accusé les jeux vidéo de favoriser la criminalité : « Ce sont des jeux où il s’agit de tuer quelqu’un. Qu’est-ce que c’est ? Mieux vaut promouvoir d’autres formes de divertissement, comme la musique. » L’ancien président AMLO avait tenu des propos similaires en 2021, estimant que les jeux promouvaient racisme et violence.

 

Les jeux violents n’augmentent pas la criminalité

 

L’idée que les jeux violents accroissent la criminalité est fausse. Si c’était vrai, chaque sortie de Call of Duty ou de GTA entraînerait une flambée de délits dans le monde. En réalité, les systèmes de classification suffisent à encadrer l’accès. Pour beaucoup, la mesure de Sheinbaum vise surtout à remplir les caisses, les jeux servant de bouc émissaire pour détourner l’attention des vrais problèmes de criminalité du pays.

Source : 3djuegos

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