Le créateur d’Assassin’s Creed tente de dissiper les doutes sur 1666: Amsterdam avec un nouveau gameplay

Patrice Désilets essaie depuis près de quinze ans de concrétiser son aventure située à l’époque des chasses aux sorcières, et le projet mouvementé 1666: Amsterdam commence progressivement à afficher une identité plus précise. Après la publication d’une démo gratuite, Panache Digital Games a dévoilé de nouvelles séquences de gameplay consacrées au récit, aux personnages principaux et aux pouvoirs surnaturels.

 

Le retour de Patrice Désilets au développement d’un jeu vidéo constitue une nouvelle encourageante, quelle que soit l’issue du projet. Le créateur d’Assassin’s Creed a quitté Ubisoft il y a plus de dix ans et s’est depuis principalement consacré à des idées expérimentales, mais il reprend aujourd’hui un concept auquel il travaillait déjà pendant son passage chez l’entreprise française. Situé dans une Europe ravagée par les chasses aux sorcières, 1666: Amsterdam ressemble à un étrange cousin surnaturel d’Assassin’s Creed, et cette nouvelle présentation cherche à répondre aux interrogations laissées par la version d’essai.

Les images confirment que Noa, la sorcière contrôlée par le joueur, occupera la place centrale dans l’histoire. Panache Digital Games la présente comme une descendante de l’ancien ordre des Zaindaris, dont les membres doivent retrouver des entités appelées les Originals, apparemment liées à l’équilibre même du monde. Aaron apparaît également dans la démo et apporte une tonalité plus légère, même si son importance dépasse largement celle d’un simple compagnon chargé de faire rire le public.

 

Noa pourra utiliser plusieurs artefacts magiques pendant les combats du monde ouvert

 

Aaron est projeté trois siècles dans le passé et se retrouve enfermé dans le corps d’un chat, alors qu’il est destiné à devenir le père d’un futur héritier de la lignée des Zaindaris. Cette forme féline magique lui permet de pénétrer dans des espaces étroits ou inaccessibles et d’observer les lieux depuis des positions impossibles à atteindre pour Noa. Grâce au lien surnaturel qui les unit, les deux personnages peuvent communiquer et coordonner leurs actions, faisant d’Aaron un véritable partenaire d’exploration plutôt qu’un compagnon passif.

Le studio canadien a également dévoilé plusieurs objets mystiques que Noa emportera pendant son voyage. Le Nuxefer est un manuscrit ancien dans lequel elle peut conserver le récit de ses aventures pour les futures générations de sorcières, et la démo montre Cleo, successeure de Noa et fille d’Aaron, tenter de déchiffrer ce même document. Le Heeparan possède une fonction plus offensive, puisqu’il absorbe une ancienne force magique appelée Nux avant de permettre à Noa de retourner cette énergie contre ses ennemis.

La présentation donne aussi une vision plus précise de la structure générale de l’aventure. Les joueurs parcourront plusieurs quartiers reliés d’Amsterdam et alterneront entre infiltration, déplacements à travers l’environnement et combats contre des créatures corrompues par le Nux ainsi que des chasseurs de sorcières humains. Malgré les parallèles évidents avec la célèbre série d’Ubisoft, 1666: Amsterdam restera avant tout une expérience guidée par son récit, avec une progression plus concentrée et peu de longues séquences d’exploration sans véritable objectif.

Panache Digital Games n’a toujours pas communiqué la date de sortie de 1666: Amsterdam, mais le développement paraît avancer régulièrement. L’image du projet a cependant été sérieusement endommagée lorsque le studio a reconnu avoir utilisé de l’intelligence artificielle générative pour de premiers concepts visuels et certains éléments du jeu. Panache a ensuite présenté ses excuses et promis de retirer tout ce contenu de la version finale, mais ses nouvelles démonstrations doivent désormais convaincre le public de la valeur du jeu tout en reconstruisant la confiance perdue.

Source : 3DJuegos

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