Eh oui : dans certains pays, la proportion des ventes physiques était PLUS ÉLEVÉE que celle des ventes réalisées via le PlayStation Store !
Depuis que Sony a annoncé la fin de l’ère des jeux physiques et à la suite des critiques suscitées par cette décision, de plus en plus d’informations sont apparues pour soutenir cette orientation. Des cadres dirigeants aux analystes en passant par différentes entreprises, nombreux sont ceux qui ont pris la défense de la décision de Sony. Une coïncidence ? Cela semble un peu étrange, surtout quand certaines de leurs justifications sont discutables. Personne ne prétend que Capcom ment lorsqu’il affirme que 90 % de ses ventes sont numériques. Pourtant, l’un de ses succès les plus récents, Resident Evil Requiem, montre qu’il existe toujours une forte demande pour les jeux physiques.
In the US, just 22% of Resident Evil Requiem’s sales were physical (to end of June), but it was over 55% physial in France, 51% in Japan, 43% in Australia and 40% in UK. This is according to Ampere. Not all markets are built the same when it comes to the digital transition
— Christopher Dring (@Chris_Dring) August 12, 2026
Sur Twitter, Christopher Dring de The Game Business a partagé les données de ventes de Resident Evil Requiem, révélant que 22 % des exemplaires vendus aux États-Unis l’ont été au format physique. Les jeux numériques semblent être plus populaires en Amérique du Nord, puisque les chiffres diffèrent fortement dans d’autres régions du monde. Au Royaume-Uni, 40 % des ventes de Resident Evil Requiem étaient physiques, tandis que ce taux atteignait 43 % en Australie. Au Japon, les joueurs restent attachés aux jeux sur disque, puisque 51 % des exemplaires vendus étaient au format physique. La première place revient toutefois à la France, où 55 % des exemplaires vendus étaient des éditions physiques.
Il convient également de noter que les exemplaires physiques du jeu se sont épuisés presque immédiatement. Cela n’était pas simplement dû au nombre limité d’exemplaires disponibles, mais aussi à une demande extrêmement élevée. Resident Evil Requiem s’étant vendu à plus de 8 millions d’exemplaires, une estimation prudente fondée sur les données de ventes des différents marchés suggère qu’environ 3 millions d’entre eux étaient des copies physiques. Comme le souligne Dring, même si les exemplaires physiques ne représentaient que 10 % des ventes totales du jeu, leur valeur atteindrait malgré tout plusieurs milliards de dollars. Sony et ceux qui soutiennent sa décision semblent prêts à renoncer à ces revenus, car ils pensent que les ventes numériques les compenseront.
Resident Evil Requiem n’est peut-être pas représentatif des ventes de tous les jeux, mais la domination du numérique dont on parle tant n’est peut-être pas aussi forte qu’elle en a l’air. Les ventes de jeux physiques peuvent varier fortement d’un pays à l’autre, ce que Sony semble ignorer.
Source : MP1st



