Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone, Harrison Ford et plusieurs autres stars ont refusé le rôle de John McClane avant qu’il ne revienne à Bruce Willis, alors surtout connu comme acteur comique.
Il est aujourd’hui presque impossible d’imaginer Piège de cristal sans Bruce Willis, mais la 20th Century Fox avait d’abord sollicité une grande partie de l’élite hollywoodienne du cinéma d’action. À l’époque, le futur John McClane était surtout la vedette comique de la série Clair de lune, et le studio ne le considérait donc pas comme un choix particulièrement sûr.
Les plus grandes stars d’Hollywood ont refusé le rôle
Frank Sinatra reçut la première proposition pour une raison contractuelle : le roman Piège de cristal de Roderick Thorp, dont le film est adapté, était la suite du Détective, porté à l’écran en 1968 avec Sinatra. L’acteur, alors âgé d’environ soixante-dix ans, déclina l’offre, puis Clint Eastwood, Mel Gibson, Burt Reynolds, Richard Gere, Don Johnson, Nick Nolte et Harrison Ford firent de même.
Le projet fut brièvement remanié en suite de Commando pour Arnold Schwarzenegger, mais celui-ci refusa également, tout comme Sylvester Stallone. Le producteur Larry Gordon résuma ensuite la situation en expliquant que pratiquement toutes les vedettes d’action envisageables avaient rejeté le film.
La vedette comique à laquelle le studio ne faisait pas confiance
Willis refusa lui aussi dans un premier temps en raison de ses obligations sur Clair de lune. Il ne devint disponible que lorsque la grossesse de Cybill Shepherd imposa une pause à la production de la série, après quoi la Fox lui proposa un cachet de cinq millions de dollars. Une somme exceptionnelle pour un acteur qui n’avait pas encore fait ses preuves comme tête d’affiche au cinéma.
L’incertitude du studio apparaissait jusque sur la première affiche, qui ne montrait que la tour Nakatomi et cachait le visage de Willis. Les responsables marketing craignaient que son image comique et sa faible expérience au cinéma ne découragent le public, et n’osaient donc pas bâtir la campagne autour de lui.
Le succès du film changea rapidement la situation. Willis apparut sur les affiches suivantes, tandis que le caractère vulnérable et humain de McClane contrastait fortement avec les héros bodybuildés et presque invincibles de l’époque. La qualité qui faisait de Willis un choix risqué lui permit finalement de redéfinir le héros d’action.



