ACTUALITÉS CINÉMA – Un nouveau rapport affirme que Disney réfléchit déjà à une manière de rendre Avatar 4 et Avatar 5 moins coûteux et plus courts que les trois premiers films. La machine pandorienne de James Cameron rapporte toujours énormément d’argent, mais le studio regarderait désormais le coût de l’opération avec beaucoup moins de sérénité.
La saga Avatar n’a jamais manqué ni d’ampleur, ni de spectacle, ni de puissance commerciale. Le film original sorti en 2009 reste encore aujourd’hui le plus gros succès de l’histoire du box-office mondial avec plus de 2,9 milliards de dollars, tandis que Avatar : La Voie de l’eau, arrivé en 2022 après treize années d’attente, a lui aussi dépassé les 2,3 milliards. Puis est venu Avatar : De feu et de cendres en 2025, qui n’a pas atteint les sommets des deux premiers épisodes, mais a tout de même terminé sa course à presque 1,5 milliard de dollars dans le monde, ce qui reste très loin d’un échec.
Le problème, c’est que ces films ne se contentent pas de rapporter énormément – ils coûtent aussi énormément. En s’appuyant sur des informations relayées par The Wrap, l’article explique que Disney discute actuellement d’une façon de rendre Avatar 4 et Avatar 5 à la fois moins chers et plus courts que les films précédents. Les raisons sont assez évidentes: usage massif des effets numériques, obsession de Cameron pour les nouvelles technologies de tournage, et échelle de production devenue monstrueuse même à l’intérieur du cinéma à grand spectacle. Paul Dergarabedian, spécialiste des tendances de marché chez Comscore, souligne d’ailleurs qu’une partie du problème tient à la perception, puisque les prix des billets en 2025 n’ont plus rien à voir avec ceux de 2009, mais qu’il reste malgré tout étrange de voir un démarrage américain à 89 millions de dollars et presque 1,5 milliard mondial commencer à ressembler à une contre-performance.
Ce sont évidemment des problèmes de luxe, mais ils n’en sont pas moins réels. Les deux derniers films Avatar auraient été produits avec des budgets d’au moins 350 millions de dollars, auxquels se seraient ajoutés environ 150 millions de dépenses marketing. James Cameron lui-même a déjà reconnu que ces films devaient rapporter deux putains de tonnes métriques d’argent pour devenir réellement rentables, ce qui montre bien qu’il connaît parfaitement la brutalité de cette équation. Et à une époque où aller au cinéma en famille devient de plus en plus difficile à absorber financièrement, même Disney ne peut pas faire semblant de ne pas voir le problème.
Cela ne signifie pas que l’avenir d’Avatar s’effondre, mais plutôt que la franchise entre enfin dans une discussion plus concrète sur son propre gigantisme. Cameron vise toujours une saga en cinq films, et Avatar 4 comme Avatar 5 restent pour l’instant programmés pour 2029 et 2031. La vraie question est désormais de savoir jusqu’où Disney acceptera de financer cette vision sous cette forme, et si des suites plus courtes et moins coûteuses finiraient forcément par rogner ce qui a justement fait d’Avatar un monstre du box-office: la sensation permanente de démesure.
Source: MovieWeb


