Polyarc, les auteurs de Moss et de Moss: Book II, ont annoncé une importante vague de licenciements en raison d’un manque de financement. L’air se raréfie autour de la réalité virtuelle, et le problème ne touche plus seulement le matériel, mais aussi les équipes qui savaient réellement faire quelque chose de valable avec cette technologie. C’est déjà une mauvaise nouvelle en soi, mais cela donne surtout une image encore plus accablante de l’abandon dans lequel Sony a laissé ce secteur. Polyarc n’a pas coulé, mais le studio porte désormais lui aussi les marques d’un écosystème PlayStation VR qui s’affaiblit à vue d’œil.
La réalité virtuelle traverse d’énormes difficultés depuis un bon moment déjà. Ce qui avait commencé comme un marché vierge et incroyablement fertile, avec des joueurs curieux de découvrir cette nouvelle manière de vivre le jeu vidéo, a finalement perdu beaucoup de son élan : l’absence de jeux vraiment majeurs et le prix élevé des appareils ont largement compromis son avenir. Aujourd’hui, alors que le PSVR2 poursuit sa lente disparition dans l’indifférence, Polyarc, l’un des studios les plus étroitement liés à PlayStation et connu pour avoir développé certains des meilleurs jeux VR de la marque, a confirmé une importante vague de licenciements.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas bien le studio, Polyarc a gagné l’estime de la critique comme du public grâce à Moss et Moss: Book II, deux titres considérés comme parmi les meilleures expériences disponibles à la fois sur PSVR et sur PlayStation VR2. En réalité, les deux aventures mettant en scène la charismatique Quill ont atteint le même statut que d’autres références majeures du casque, comme Astro Bot Rescue Mission.
Faute de financement, Polyarc a annoncé une vague importante de licenciements
Le studio a toutefois accumulé plusieurs revers en peu de temps, au point de mettre en péril sa place sur le marché. D’abord, un projet majeur a été annulé, ce qui l’a privé du nouveau financement nécessaire pour poursuivre son activité. Désormais, conséquence directe de cette situation, l’équipe américaine a été contrainte de « réduire considérablement la taille de l’entreprise ».
Dans un communiqué publié sur LinkedIn, Polyarc a remercié les employés concernés, en soulignant que leur créativité et leur engagement avaient été essentiels au succès du studio, mais a expliqué que le contexte actuel l’avait poussé à prendre cette décision. « Nous avons créé de merveilleux jeux ensemble, et nous ne serions pas arrivés jusque-là sans vous », peut-on lire dans le message. Pour l’instant, le nombre exact de personnes touchées n’a pas été précisé, même si la formulation laisse entendre que l’impact a été important.
Cette affaire s’ajoute à une tendance préoccupante dans l’industrie, en particulier dans le domaine de la réalité virtuelle. Dans le cas précis du PSVR2, le manque de soutien réel de Sony après le lancement du casque a laissé une grande partie du poids sur les épaules des studios tiers, affaibli le catalogue et contribué à un environnement de plus en plus difficile pour des équipes comme Polyarc. D’ailleurs, à la vue des baisses de prix du matériel PlayStation, beaucoup craignent déjà que la fin de cette technologie n’arrive bien plus tôt que prévu.
Source : 3DJuegos



