ACTUALITÉS TECH – Voici comment pousser davantage la VRAM GDDR7 et dépasser également la limite de puissance grâce à Hydra.
Le programme de tuning Hydra a reçu une mise à jour majeure qui apporte l’overclocking sans restriction de la VRAM ainsi que le contrôle de la limite de puissance aux cartes graphiques Nvidia GeForce RTX 5000. Yuri Bubliy (1usmus) a publié la dernière mise à jour de Hydra, l’un des programmes d’overclocking les plus largement utilisés. Parmi les nouvelles capacités de Hydra figurent l’overclocking sans restriction de la VRAM et la gestion des limites de puissance. L’importance de cette évolution est simple : Nvidia a imposé des restrictions sévères sur la prise en charge de l’overclocking de ses cartes graphiques de dernière génération. La majorité des GPU RTX 5000 ne permettent pas de régler la limite de puissance au-delà de ce qu’autorise Nvidia ; seuls quelques modèles, comme la MSI RTX 5090 Lightning OC, offrent cette possibilité dans une certaine mesure.
Les GPU les plus récents utilisent des modules de mémoire GDDR7 proposant des vitesses comprises entre 28 et 34 Gbps, mais ces modules disposent d’un potentiel encore supérieur. Cette solution n’est ni une astuce de sécurité, ni une modification du vBIOS, ni un quelconque « pilote magique » : il s’agit d’une solution native intégrée à Hydra qui donne aux passionnés davantage de contrôle sur leur matériel, notamment avec la série RTX 5000. La première version de la mise à jour privilégie la « sécurité de l’utilisateur », de sorte que l’outil ne se montre pas trop agressif concernant la limite de puissance ou la fréquence VRAM. Les limites fixées comprennent un maximum de 36 Gbps pour les modules GDDR7 de la série RTX 5000, une limite de puissance maximale de 125 %, ainsi qu’une compatibilité avec les cartes Nvidia GeForce RTX 5000 de n’importe quel fabricant.
Pour présenter l’outil, 1usmus a utilisé une Asus RTX 5090 ROG Astral LC et réglé sa mémoire sur la fréquence VRAM indiquée de 36 Gbps. À cette fréquence, la carte a atteint une bande passante mémoire de 2,3 To/s. Cela représente une augmentation de 28,5 % de la bande passante, susceptible d’apporter un gain de performances important. Pour montrer le fonctionnement de la limite de puissance, il a utilisé la fonction RTX-Tuner de Hydra. Celle-ci a été considérablement améliorée, de sorte que les utilisateurs ne doivent plus subir les restrictions liées à la modification des courbes. L’outil prend également en charge les décalages de tension MSVDD et NVVDD, tandis que le contrôle du décalage XBAR a été ajouté. Ces fonctions offrent des possibilités d’overclocking extrême bien supérieures à celles de la configuration de référence. La limite de puissance de la carte graphique a été réglée à 105 %, faisant passer la consommation de 600 W à 640 W par rapport à la valeur par défaut.
Comme toujours avec le tuning manuel et la modification des limites de consommation, ces opérations peuvent potentiellement endommager la carte graphique. Toute modification des limites de puissance, des tensions, des fréquences ou de tout autre paramètre dépassant les réglages d’usine doit être effectuée avec une extrême prudence. Seuls les experts ou passionnés de PC connaissant parfaitement les techniques d’overclocking devraient effectuer de telles modifications ; dans le cas contraire, les débutants pourraient facilement endommager leurs coûteux GPU. La première version de Hydra intégrant ces fonctions prend également en charge de manière expérimentale les GPU Nvidia RTX Pro 6000, et sa sortie est actuellement prévue pour la semaine prochaine. Elle sera d’abord disponible pour les membres disposant de l’accès anticipé à Hydra, avant une sortie publique prévue ultérieurement.
Source : WCCFTech





