ACTUALITÉS CINÉMA – L’un des romans les plus sombres de Stephen King prépare une nouvelle adaptation signée par les réalisateurs de Final Destination: Bloodlines, avec Sam Raimi comme producteur. Désolation a déjà connu une version télévisée, mais ce nouveau projet pourrait offrir à son cauchemar du Nevada une dimension cinématographique beaucoup plus ambitieuse.
Il devient difficile de trouver un roman de Stephen King auquel Hollywood n’a jamais touché, mais Désolation reste l’une des œuvres les moins souvent revisitées de l’auteur. Publié en 1996, le livre se déroule autour d’une ancienne ville minière du Nevada, où une force surnaturelle prend progressivement possession des humains et des animaux. La nouvelle adaptation devrait être réalisée par Zach Lipovsky et Adam B. Stein, qui rejoignent un autre grand projet horrifique après le succès de Final Destination: Bloodlines. Sam Raimi interviendra comme producteur et non comme réalisateur, laissant au duo le soin d’organiser concrètement le carnage dans le désert.
Un shérif face auquel une simple amende semblerait presque rassurante
L’histoire suit plusieurs voyageurs empruntant la route 50 du Nevada, arrêtés sous différents prétextes par le shérif Collie Entragian. Déjà inquiétant comme policier violent, celui-ci devient beaucoup plus terrifiant lorsque les prisonniers comprennent qu’il sert de corps d’accueil à une ancienne entité appelée Tak. Libéré d’une mine voisine, Tak utilise des corps humains pour agir dans le monde physique. Ces enveloppes se détériorent rapidement, obligeant la créature à en chercher régulièrement de nouvelles, tandis que son pouvoir s’étend également aux coyotes, aux vautours, aux araignées et à d’autres animaux.
Le roman aborde le deuil, la religion et la nature de la foi tout en fonctionnant comme un récit de survie particulièrement brutal. Il avait déjà été adapté en téléfilm en 2006 par Mick Garris, avec Ron Perlman, mais les limites de cette production n’avaient pas permis de restituer complètement l’ampleur apocalyptique du désert imaginé par King.
King avait déjà offert un précieux coup de pouce à Raimi
La relation entre Sam Raimi et Stephen King remonte à plusieurs décennies. Lorsque le premier Evil Dead n’était encore qu’un film d’horreur indépendant réalisé avec très peu de moyens, une critique enthousiaste de King avait largement contribué à lui trouver un distributeur et à attirer l’attention du public. La nouvelle version de Désolation ne possède encore ni casting officiel, ni date de tournage, ni fenêtre de sortie. Lipovsky et Stein ont néanmoins prouvé qu’ils savaient associer violence spectaculaire et humour macabre, tandis que la présence de Raimi laisse penser que personne ne souhaite transformer l’enfer du Nevada en aimable excursion touristique.
Source : MovieWeb.



