God of War: Sons of Sparta démarre au plus bas sur Metacritic, et devient provisoirement le moins bien noté de la série

Sorti en « shadow drop » après le State of Play de février, God of War: Sons of Sparta fait parler pour une raison inhabituelle dans l’histoire de la licence: sur Metacritic, la moyenne critique oscille autour de 69-70, et la note des joueurs est à 6,6 – un départ « Mixed or Average » rare pour une franchise habituellement associée à des scores nettement plus élevés.

 

Le débat dépasse rapidement la simple question du « bon ou mauvais ». Il renvoie aux attentes collées au nom God of War sur PlayStation en 2026. Ici, pas de grand blockbuster cinématographique à la troisième personne: Sons of Sparta est un jeu 2D en vue de côté, à l’ADN rétro, construit comme un Metroidvania avec exploration, retours en arrière et progression verrouillée par de nouvelles capacités.

Sony présente l’histoire comme canonique, située pendant l’entraînement impitoyable de Kratos à l’Agogè, aux côtés de Deimos. Le gameplay mise sur le duo lance et bouclier, et sur des artefacts divins baptisés Gifts of Olympus. Le développement s’est fait en collaboration entre Santa Monica Studio et Mega Cat Studios, avec une sortie numérique sur PlayStation 5 à 29,99 dollars (39,99 dollars pour l’édition Digital Deluxe).

 

Où en sont les chiffres, concrètement

 

Sur Metacritic, la version PlayStation 5 se situe actuellement autour de 70 en moyenne critique, dans la catégorie « Mixed or Average », tandis que le nombre d’avis continue d’augmenter au fil des publications. Côté joueurs, la moyenne est de 6,6 sur environ cinq cents notes. La répartition est atypique pour la licence: une majorité d’avis positifs, mais une proportion négative suffisamment visible pour tirer l’ensemble vers le bas.

Un profil pareil est courant dans des genres très concurrentiels, mais il frappe davantage ici parce que la référence historique de la série est élevée. Un 7/10 est souvent « correct » ailleurs. Pour God of War, cela ressemble immédiatement à un décrochage.

 

Le précédent « plus bas » était déjà à 80

 

Jusqu’ici, la moyenne critique la plus faible parmi les épisodes majeurs restait associée à God of War: Ascension, crédité de 80 sur Metacritic. La comparaison donne l’échelle: un départ à 69-70 représente plus de dix points de moins, ce qui est considérable pour une marque historiquement très bien notée.

Certaines productions plus petites ne figurent pas toujours de manière uniforme sur tous les agrégateurs, mais si l’on se limite aux sorties console les plus visibles, Sons of Sparta se retrouve, pour l’instant, tout en bas de la pile.

 

Pourquoi un God of War 2D à 30 dollars se fait attaquer des deux côtés

 

Une partie des reproches est très « mécanique »: l’espace Metroidvania est saturé, rempli d’alternatives solides. Beaucoup d’avis décrivent un jeu compétent, parfois plaisant, mais trop prudent pour marquer durablement. Si les combats, l’arbre de compétences ou l’identité visuelle n’apportent pas un angle fort, le résultat peut sembler générique dans une concurrence féroce.

Le prix, lui aussi, pèse sur la perception. À 30 dollars, le jeu n’est pas présenté comme une simple curiosité, tout en n’ayant pas l’apparat d’une vitrine AAA moderne. Ce décalage nourrit l’impatience: certains voulaient un événement majeur God of War, pas une expérience plus modeste, avec un rythme et une mise en scène différents.

À l’inverse, c’est précisément ce type de projet que beaucoup réclament depuis des années sur PlayStation: des jeux plus petits, plus rapides à produire, plus « risqués », capables d’exister entre deux mastodontes. La controverse autour de Sons of Sparta devient alors un débat sur la stratégie: faut-il encourager ces formats intermédiaires, ou les condamner dès qu’ils ne tutoient pas l’excellence critique?

Dans le même temps, l’attention reste largement aspirée par l’annonce du remake de la trilogie grecque, ce qui renforce l’idée d’un titre passerelle pour une partie du public, même si les premiers signaux de ventes sur les classements numériques laissent entendre un démarrage solide « pour ce que c’est ».

 

La sortie de David Jaffe: « ce n’est pas God of War »

 

La polémique a pris une autre dimension lorsque David Jaffe, figure historique associée à la genèse de la licence, a publiquement démoli le jeu. Son angle est clair: l’idée d’un concept 2,5D n’est pas le problème, au contraire. Ce qu’il rejette, c’est la direction narrative et le ton.

Deux phrases reviennent partout: « Je n’aime pas, je ne le recommande pas » et « Ce n’est pas du God of War ». Il critique aussi les interruptions répétées dues aux dialogues, et l’interprétation d’un Kratos plus jeune. Jaffe va plus loin en mettant en cause la décision en amont, s’interrogeant sur la logique du feu vert accordé au projet.

Face à cette charge, une lecture plus constante des avis agrégés se dessine: le jeu n’est pas décrit comme un désastre technique. Il est souvent résumé comme un Metroidvania « correct » qui peine à surprendre, et dont la note moyenne paraît catastrophique uniquement parce que God of War a habitué le public à bien plus que la moyenne.

Source: Metacritic, The Verge, TechRadar, Push Square

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