GTA 6 pourrait bien exister grâce à un faux scandale de « sandwich au hamster » en 1986

Un titre de tabloïd britannique, publié en mars 1986, aurait contribué à populariser une mécanique de communication basée sur le scandale, ensuite recyclée pour propulser le premier Grand Theft Auto sous les projecteurs. Selon 3DJuegos, ce drôle d’effet papillon a participé à la montée en puissance de Rockstar Games, et résonne encore aujourd’hui alors que Grand Theft Auto VI s’impose comme l’un des jeux les plus attendus de 2026.

 

Tout démarre avec The Sun et une une devenue tristement célèbre: « Freddie Starr a mangé mon hamster ». Le papier raconte qu’au milieu des années 80, Freddie Starr, humoriste et chanteur en perte de vitesse, serait passé chez des amis après un spectacle, aurait exigé à manger, puis – face au refus – aurait glissé l’animal de compagnie entre deux tranches de pain avant de croquer dedans comme si de rien n’était. 3DJuegos rappelle que l’histoire était inventée et que les personnes impliquées l’ont niée, mais le récit avait déjà envahi le pays.

Le texte attribue l’opération à Max Clifford, publiciste au profil sulfureux, très connecté à la fois au monde de la musique et à celui des tabloïds. L’objectif était limpide: remettre Starr au centre de l’attention, quitte à déclencher l’indignation. Et, contre l’intuition, la colère du public n’a pas mis un terme à la séquence – elle l’a amplifiée. Toujours selon l’article, les billets se sont écoulés rapidement et Clifford a renforcé sa réputation en démontrant la puissance d’un scandale bien placé.

 

La même recette, plus tard, pour sauver GTA

 

Dix ans après, la méthode aurait été réutilisée côté jeux vidéo. 3DJuegos explique que BMG Interactive, fragilisé sur le marché du disque, a tenté de se diversifier et s’est associé à DMA Design sur le premier Grand Theft Auto. Problème: le contexte était défavorable, entre polémiques autour de titres violents et concurrence de jeux 3D très attractifs, tandis que les tests internes laissaient entendre que GTA n’était pas, à ce stade, un produit capable de s’imposer par sa seule qualité perçue.

C’est là que Max Clifford réapparaît. L’article affirme que BMG Interactive lui a donné carte blanche pour éviter un naufrage, et qu’il a choisi de vendre le jeu par la controverse plutôt que par l’éloge. Des récits ont commencé à circuler dans la presse britannique à propos d’un titre « ignoble », présenté comme un outil d’entraînement au crime, où l’on apprend à utiliser des armes, voler des voitures, renverser des passants et affronter la police. La société a réagi, puis la politique s’en est mêlée, jusqu’à évoquer une interdiction – exactement le carburant dont la campagne avait besoin.

Selon 3DJuegos, la menace de retrait des magasins a déclenché un achat de masse: le public s’est précipité pour obtenir le jeu avant qu’il ne disparaisse. Dans ce récit, cette vague de ventes n’a pas seulement sauvé Grand Theft Auto, elle a aussi contribué à financer la création de Rockstar Games, et à inscrire la provocation dans l’ADN de la saga. D’où la conclusion volontairement provocatrice du papier: sans ce vieux scandale de hamster, la franchise aurait pu s’éteindre très tôt, et Grand Theft Auto VI ne serait peut-être pas devenu le phénomène que l’on attend en 2026.

Source: 3DJuegos

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