Wall Street aurait pu se faire sans Michael Douglas – deux stars ont refusé Gordon Gekko

ACTUALITÉS CINÉMA – Difficile d’imaginer le classique d’Oliver Stone sorti en 1987, Wall Street, sans la prestation au cordeau de Michael Douglas, non? Et pourtant, avant que Douglas ne récupère Gordon Gekko, le réalisateur de Platoon avait d’abord pensé à deux poids lourds d’Hollywood. Il s’agissait de Warren Beatty, figure de Bonnie et Clyde, et de Richard Gere, révélé notamment par American Gigolo.

 

Douglas est revenu récemment sur cette curiosité de l’histoire de Wall Street au TCM Classic Film Festival de New York, en expliquant à Alicia Malone qu’il l’ignorait depuis des décennies (selon People).

“Je dois le dire – on en parlait justement juste avant, en faisant un peu de préparation, parce que je n’ai pas revu le film entièrement depuis une quarantaine d’années… et je suis tombé récemment sur un article disant qu’Oliver avait d’abord proposé le rôle à Warren Beatty, qui a décliné, puis à Richard Gere, qui a décliné lui aussi. Je n’en savais absolument rien, parce qu’on aime toujours croire qu’on était le premier et l’unique choix.”

Arrivé comme une sorte de “troisième option” sur la liste de casting, Douglas s’est dit très heureux et enthousiaste à l’idée d’apporter du “cœur” à Gekko, ce prédateur qui prend sous son aile Bud Fox, jeune courtier incarné par Charlie Sheen.

“Je pense qu’Oliver cherchait un acteur capable de dégager une forme d’aisance avec le monde des affaires – et j’étais aussi producteur, en plus d’avoir grandi à New York, d’être passé par l’Allen Stevenson School, puis par des prep schools. J’avais donc une familiarité avec la côte Est et ce milieu-là. Et j’avais des amis rencontrés très tôt à l’école qui se destinaient à Wall Street, donc je ne baignais pas dedans au quotidien, mais j’en comprenais le mode de vie. J’imagine que c’est pour ça qu’il m’a choisi.”

 

Oliver Stone a travaillé Michael Douglas au mental

 

Dans le même échange, Douglas a raconté la méthode particulièrement dure de son réalisateur au début du tournage de Wall Street. Selon lui, à peine quinze jours après le lancement des prises, Stone est venu frapper à la porte de sa loge et lui a demandé s’il prenait des drogues, en sous-entendant qu’il avait l’air de n’avoir jamais mis les pieds sur un plateau. Il l’a ensuite poussé à regarder les rushes avec lui, alors que Douglas, d’ordinaire, ne le faisait pratiquement jamais.

“Je les regarde de très près, avec un œil hyper critique, et je trouvais que c’était plutôt bon. Je répétais: ‘Je pense que c’est bien’, et [Stone] répondait: ‘Oui, c’est bien, hein?’ Il était prêt à ce que je le déteste jusqu’à la fin du film si ça pouvait me donner ce petit surplus de pression. Son bilan avec les acteurs est impressionnant. Alors je suis profondément, profondément reconnaissant – pour le rôle, et parce qu’il m’a poussé à un autre niveau.”

Lors de la 60e cérémonie des Oscars, Douglas a remporté le prix du meilleur acteur dans une catégorie où figuraient aussi Robin Williams (Good Morning, Vietnam), Jack Nicholson (Ironweed : La Force d’un destin), Marcello Mastroianni (Les Yeux noirs) et William Hurt (Broadcast News). Sans cette guerre psychologique, le résultat aurait-il été le même devant la caméra? Impossible à trancher, mais leur entente a été suffisamment solide pour qu’ils se retrouvent en 2010 sur la suite, Wall Street : L’argent ne dort jamais.

Forrás: MovieWeb

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BadSector is a seasoned journalist for more than twenty years. He communicates in English, Hungarian and French. He worked for several gaming magazines - including the Hungarian GameStar, where he worked 8 years as editor. (For our office address, email and phone number check out our impressum)