Certes, parmi les répondants à l’enquête annuelle de la GDC, certains affirment qu’ils seraient licenciés s’ils ne s’y mettaient pas.
Le GDC State of the Game Industry Report 2026 est officiellement disponible et propose un aperçu de l’industrie à partir des réponses de plus de 2 300 professionnels du jeu vidéo. Les participants ont répondu à des questions allant des licenciements aux moteurs et plateformes les plus populaires, en passant par le grand sujet du moment : l’IA générative. Pour une partie des travailleurs du secteur, ces outils constituent la dernière innovation technologique, appelée à révolutionner la production de jeux. S’ils ne sont pas encore utilisés partout, ils le seront bientôt, jusqu’à devenir aussi banals que le reste. D’autres estiment au contraire qu’ils n’ont rien à faire dans le développement, même si l’on tente de défendre une position intermédiaire où ils pourraient servir dans certains usages. Rien, selon eux, ne remplace le facteur humain dans l’acte de création.
Alors que 35 % des répondants indiquent ne pas utiliser personnellement l’IA générative dans leur travail, 52 % déclarent que ces outils sont employés au sein de leur studio, ce qui a poussé plusieurs structures à mettre en place des règles d’utilisation. Seuls 15 % affirment que leur entreprise ne dispose d’aucune politique en la matière, tandis que 78 % confirment l’existence d’un cadre, et 7 % ne savent pas répondre. Ces règles deviennent aussi plus précises : 22 % expliquent que seuls certains outils sont autorisés, et pas d’autres. Les modèles les plus cités sont des LLM comme ChatGPT, Google Gemini et Microsoft Copilot, ce qui correspond aux usages les plus fréquents. La réponse numéro un concerne la recherche ou le brainstorming, suivie des tâches quotidiennes, dont la rédaction d’e-mails, l’aide au code et la création de prototypes. Ils ne sont que 5 % à dire utiliser ces outils pour des fonctionnalités destinées aux joueurs, 10 % pour la génération procédurale et 19 % pour la génération d’assets.
Pour certains répondants, il ne fait aucun doute que ces outils sont devenus indispensables, d’abord pour des raisons d’efficacité. Un dirigeant de studio indépendant explique que, l’équipe étant réduite, ces solutions leur permettent d’en faire davantage qu’ils ne le pourraient autrement. Mais, malgré cette montée en puissance et cette impression de nécessité, plus les professionnels du secteur en apprennent sur l’IA générative, moins ils l’apprécient. Ainsi, 52 % estiment que la technologie a un impact négatif sur l’industrie du jeu vidéo. Cela représente une hausse de 30 % par rapport à l’enquête GDC de l’an dernier, et même au sein de cette majorité critique, certains disent l’utiliser parce qu’ils n’ont pas le choix ou parce qu’ils considèrent en avoir besoin au travail. Un développeur ukrainien affirme que l’IA est du vol et qu’il est contraint de s’en servir, faute de quoi il serait licencié. Plus que les pourcentages, ce sont d’ailleurs les citations des développeurs – positives, négatives ou nuancées – qui retiennent l’attention lorsqu’ils décrivent ces outils et cette technologie.
Cette enquête annuelle n’est qu’un échantillon : elle ne dresse pas un portrait complet du secteur, et beaucoup reste à éclaircir sur la place que prendra l’IA générative, non seulement dans les jeux et leur production, mais aussi dans d’autres industries à travers le monde.







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