Un nouveau DLC pour The Witcher 3 pourrait nous emmener en Zerrikanie, la région la plus mystérieuse de la saga

Incroyable mais vrai: plus de dix ans après la sortie de The Witcher 3: Wild Hunt, de nouvelles rumeurs laissent entendre qu’un contenu inédit pourrait arriver dans les prochains mois – et qu’il explorerait une contrée presque inconnue dans la saga: la Zerrikanie.

 

Qui aurait cru qu’on parlerait encore de The Witcher 3: Wild Hunt onze ans après sa sortie – et qu’on pourrait même n’être qu’à quelques mois d’un nouveau contenu? Le RPG de CD Projekt n’a jamais été totalement à l’abri des ajouts tardifs. Si ses deux extensions majeures étaient arrivées environ 18 mois après le lancement, la Complete Edition avait ensuite apporté du contenu supplémentaire, certes plus modeste. Mais aujourd’hui, les rumeurs deviennent insistantes: plusieurs bruits de couloir affirment que le studio polonais aurait confié à Fool’s Theory le développement d’une nouvelle extension, qui nous conduirait dans une région entièrement inédite, non seulement pour le jeu, mais pour l’univers dans son ensemble: la Zerrikanie.

Revenons aux bases: d’où vient exactement cette rumeur? Des spéculations, il y en a partout, mais elles sont rarement alimentées par plusieurs sources polonaises à la fois. Ici, il n’y a pas seulement Mateusz Chrzanowski, analyste chez Noble Securities, qui a assuré à “100%” qu’une extension pour la dernière aventure de Geralt était en développement. IGN Poland s’est également invité dans la discussion. Selon la branche polonaise du site, des sources anonymes proches de CD Projekt indiqueraient non seulement que le DLC existera, mais aussi qu’il viserait une direction précise: le désert zerrikanien.

 

La Zerrikanie, terre de dragons et d’alchimie

 

La Zerrikanie est l’un des territoires les plus énigmatiques – et les plus captivants – de l’univers The Witcher, même si son rôle reste relativement limité dans l’œuvre d’Andrzej Sapkowski. Ce qui la rend fascinante, c’est justement le fait que Sapkowski ne nous y conduit jamais réellement: la région n’apparaît pas directement, mais sa seule évocation suffit à dessiner un ailleurs radicalement différent des Royaumes du Nord. Lointaine, orientale, aride, culturellement étrangère au cadre médiéval tardif qui inspire Velen, Novigrad ou Toussaint, elle existe surtout par allusions, rumeurs et personnages secondaires, renforçant son caractère presque mythique. Et c’est précisément cette absence physique, associée à une identité très forte, qui a fait de la Zerrikanie l’un des lieux les plus marquants du lore: un territoire qui incarne tout ce que Geralt de Riv ne connaît pas, plus mystique – et plus déroutant – que le Continent.

Pour ceux qui ont lu les livres, la référence la plus importante à la Zerrikanie se trouve dans la nouvelle Les limites de la raison, incluse dans L’épée de la providence, même si la série Netflix l’a également mentionnée. On y rencontre Téa et Véa, deux guerrières zerrikaniennes qui accompagnent le dragon Borch Trois-Choucas. À travers elles, Sapkowski révèle plusieurs caractéristiques fondamentales: la Zerrikanie est décrite comme une société nettement matriarcale, où les femmes sont formées au combat, et où l’honneur comme la violence répondent à des codes très différents de ceux des Royaumes du Nord.

Sur ce point, les parallèles de Sapkowski sont assez transparents. L’auteur s’inspire des cultures scythe et sarmate, ces peuples guerriers des steppes eurasiatiques qui bousculaient nombre de schémas classiques – notamment concernant la place des femmes. La dimension matriarcale et l’existence de guerrières entraînées renvoient aussi directement au mythe des Amazones, figure récurrente dans les sources grecques et romaines décrivant des sociétés orientales perçues comme lointaines, hors de la “civilisation”, et dominées par des combattantes.

 

Quelle importance dans la saga vidéoludique de CD Projekt?

 

Mais surtout, du point de vue du canon des jeux, la Zerrikanie est la terre d’origine de l’école de la Manticore, dont les sorceleurs sont réputés pour leur usage intensif de l’alchimie et des tactiques de combat peu orthodoxes. Une extension située là-bas disposerait donc d’un terrain de jeu idéal. Sapkowski n’a jamais caché son agacement face à la manière dont CD Projekt a traité les écoles – parfois comme des “maisons de Poudlard” -, mais la mention explicite de l’école de la Manticore dans Blood and Wine, ainsi que l’intérêt de Letho de Gulet (école de la Vipère, ancien régicide), qui affirme vouloir voyager en Zerrikanie, tissent des liens directs dans le canon du jeu, encore inexploités.

Une région décrite comme la patrie de guerriers redoutables et de cultes liés aux dragons a, forcément, un potentiel énorme pour n’importe quel jeu vidéo – même sous la forme d’une extension pour The Witcher 3. Et l’occasion de remonter aux origines de personnages comme Azar Javed, antagoniste du premier The Witcher, offrirait une justification narrative parfaite pour relier le passé à de futurs événements de la franchise.

Pour autant, toutes les théories ne pointent pas exclusivement vers la Zerrikanie. Le média polonais évoque aussi une autre possibilité: Kovir et Poviss, dont le décor hivernal collerait davantage à l’esthétique montrée pour The Witcher 4, et servirait de passerelle plus directe entre le troisième épisode et sa suite. Si l’objectif principal de ce DLC est bien d’unifier les deux récits, et si Fool’s Theory a choisi une approche plus “pont narratif”, la Zerrikanie – immense et éloignée du fil principal – pourrait moins bien fonctionner comme extension de transition.

Dans tous les cas, CD Projekt RED n’a rien confirmé officiellement: pas de DLC annoncé, encore moins de lieu, d’histoire ou de statut canonique. Il ne reste donc qu’à patienter – et à voir si l’on retournera réellement dans l’univers de Sapkowski plus tôt que prévu.

Source: 3djuegos

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