La saga Grand Theft Auto s’est toujours appuyée sur des environnements modernes, le crime et la satire, mais un épisode continue de faire débat. Selon un ancien développeur, GTA IV a été profondément marqué par les compromis consentis après San Andreas, notamment sur le plan du gameplay.
Bien que Grand Theft Auto repose depuis ses débuts sur des cadres contemporains et une vision satirique du monde criminel, Rockstar a exploré ces thèmes sous des angles variés à chaque nouvel opus. La majorité des jeux ont rencontré un succès retentissant, avec GTA V comme point culminant. Un épisode reste toutefois à part: GTA IV, conçu dans l’ombre du mythique San Andreas.
Obbe Vermeij, ancien développeur chez Rockstar, est revenu sur cette période. Ayant travaillé sur GTA III, Vice City, San Andreas et GTA IV, il a expliqué dans une interview pourquoi il estime que le quatrième volet manquait de richesse ludique malgré une ambiance et un scénario solides.
« Quand nous avons terminé GTA IV, je ne l’aimais pas vraiment. L’atmosphère était là, et Niko Bellic est sans doute le personnage le plus abouti de l’univers GTA, mais nous avons dû faire trop de concessions sur le gameplay », a-t-il confié. Selon lui, il suffit de relancer le jeu aujourd’hui pour constater à quel point la structure des missions est limitée.
Il décrit des schémas répétitifs: poursuites en voiture, zones à nettoyer, filatures chronométrées, élimination de cibles, ou des mélanges de ces mécaniques. « C’est à peu près tout », résume-t-il, pointant le manque de variété.
Vermeij oppose cette approche à celle de GTA III, Vice City et San Andreas, où les missions pouvaient être totalement imprévisibles. Suivre un train, piloter un avion, larguer des tracts – le joueur ne savait jamais à quoi s’attendre. À ses yeux, GTA IV a perdu une grande partie de cette liberté.
D’après lui, Rockstar a tiré les leçons de cette expérience, ce qui se ressent dans GTA V, avec des personnages plus caricaturaux et des missions nettement plus variées.
Selon Vermeij, GTA VI ne coûtera pas 100 dollars
L’entretien a également abordé GTA VI et la question très discutée de son prix. Vermeij ne pense pas que Rockstar ou Take-Two le commercialiseront à 100 dollars, estimant que la stratégie du groupe repose davantage sur des revenus à long terme, notamment via le multijoueur.
Il s’attend néanmoins à ce que l’aventure de Lucia et Jason devienne le jeu le plus coûteux jamais produit, et conserve probablement ce record pendant longtemps. Cela ne signifie pas pour autant que les budgets continueront indéfiniment à augmenter.
Selon Vermeij, l’intégration croissante de l’intelligence artificielle dans l’industrie pourrait à terme réduire les coûts de développement et permettre la naissance de projets plus audacieux, destinés à des publics de niche.
-theGeek-
Source: 3djuegos



