Don’t Nod pourrait être à court d’argent d’ici la fin de l’année !

Après janvier, personne ne sait si le studio français qui s’était fait connaître grâce à Life is Strange pourra encore survivre.

 

Il y a quelques jours, le développeur français a publié un rapport financier qui donne pratiquement l’impression que l’existence même de l’entreprise est menacée. Don’t Nod a averti les investisseurs d’une importante incertitude concernant sa capacité à poursuivre ses activités après le 31 janvier 2027, tout en confirmant son projet de supprimer jusqu’à 90 postes en France. Au premier semestre 2026, Don’t Nod n’a enregistré que 6,1 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit une baisse de 14 % par rapport aux 7 millions d’euros déjà faibles du premier semestre 2025. Mais ce chiffre ne reflète pas complètement l’effondrement : en tenant compte des coûts de développement capitalisés, le revenu d’exploitation total a chuté de 56 %, passant de 13,9 millions à 6,1 millions d’euros, le studio n’ayant comptabilisé aucun coût de production capitalisé pendant cette période.

Les coûts associés au dernier jeu du studio, Aphelion, qui s’est révélé être un énorme échec avec des ventes Steam estimées à seulement quelques milliers d’exemplaires, ainsi qu’à un projet non annoncé connu sous le nom de code P14, n’ont pas été capitalisés. Malgré des marques d’intérêt, P14 ne remplissait pas les critères de capacité de financement nécessaires à sa capitalisation. Les réserves de trésorerie diminuent également très rapidement : Don’t Nod disposait de 9,8 millions d’euros de liquidités brutes à la fin du mois de juin 2026, un chiffre tombé à 8 millions fin juillet. Comparé aux 15,4 millions d’euros détenus fin 2025, il est impossible d’ignorer cette tendance. Les signes étaient certes visibles depuis longtemps, puisque le studio français traverse une période difficile depuis plusieurs années.

Don’t Nod s’est bâti une réputation grâce à des titres narratifs populaires comme le premier Life is Strange, mais ses jeux les plus récents n’ont pas réussi à reproduire ce succès. Vampyr, Tell Me Why, Twin Mirror et Banishers: Ghosts of New Eden ont tous reçu des critiques plutôt positives, mais aucun n’est devenu le succès commercial décisif dont le studio avait désespérément besoin. L’an dernier, Lost Records: Bloom & Rage n’a généré que des revenus partiels via PlayStation Plus et Xbox Game Pass au lieu de ventes importantes au détail. Il a suivi le même schéma décevant. Don’t Nod a déjà connu plusieurs vagues de réductions de coûts et de restructurations ces dernières années, à mesure que sa situation financière se détériorait, mais comme l’indique clairement la dernière annonce, ces efforts ne suffisent pas à rétablir durablement sa compétitivité.

Don’t Nod concentre désormais ses activités françaises sur une seule chaîne de production au lieu de gérer plusieurs projets parallèlement ; cette décision vise à consolider l’expertise, à rendre l’allocation des ressources plus efficace et à maintenir un flux continu de projets pour l’avenir. Le studio aurait probablement dû faire cela il y a plusieurs années au lieu d’adopter une approche aussi dispersée : entre 2023 et 2026, il a publié cinq jeux, dont aucun n’est devenu un succès commercial. Don’t Nod affirme continuer à rechercher les solutions juridiques et opérationnelles les plus adaptées pour soutenir sa transformation, laissant ainsi la porte ouverte à de nouvelles restructurations, ventes d’actifs ou accords de financement externe dans les prochains mois.

Comme l’entreprise a explicitement souligné que sa survie dépendait de sa capacité à obtenir un financement externe couvrant ses besoins opérationnels et le développement de ses projets, les prochains mois seront décisifs pour déterminer si l’un des studios narratifs français les plus célèbres pourra sortir de cette crise, ou si Aphelion entrera dans l’histoire comme le dernier jeu jamais publié par le studio.

Source : WCCFTech, Don’t Nod

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Anikó, our news editor and communication manager, is more interested in the business side of the gaming industry. She worked at banks, and she has a vast knowledge of business life. Still, she likes puzzle and story-oriented games, like Sherlock Holmes: Crimes & Punishments, which is her favourite title. She also played The Sims 3, but after accidentally killing a whole sim family, swore not to play it again. (For our office address, email and phone number check out our IMPRESSUM)

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