Test du LG OLED evo AI G6 (OLED55G61LW) – L’OLED qui ne veut plus faire de compromis sur la luminosité
TEST TECH – Le LG OLED evo AI G6 est l’un de ces téléviseurs qui permettent de mesurer immédiatement les progrès accomplis par la technologie OLED en quelques années. Le noir parfait et le contraste contrôlé pixel par pixel étaient déjà acquis, mais le G6 complète désormais la formule avec une luminosité HDR spectaculaire, un processeur Alpha 11 Gen 3, le jeu en 4K jusqu’à 165 Hz et une gestion des reflets nettement améliorée. L’OLED55G61LW est cher et webOS n’a pas été totalement irréprochable pendant mon essai, mais pour l’image, les films comme les jeux, il s’agit de l’un des meilleurs téléviseurs que l’on puisse actuellement installer dans un salon.
La série G représente depuis longtemps le sommet de la gamme OLED traditionnelle de LG, et cela reste vrai en 2026. Le modèle de 55 pouces que j’ai testé est le LG OLED evo AI G6 OLED55G61LW, la version de 139 cm commercialisée sur le marché hongrois. Derrière sa dalle de 3840 x 2160 pixels travaille le nouveau processeur Alpha 11 AI 4K de troisième génération, tandis que webOS 26, Dolby Vision, Dolby Atmos et une connectique HDMI 2.1 complète viennent consolider la fiche technique.
Le G6 2026 n’est pourtant pas une révolution générationnelle qui réinventerait complètement la formule OLED de LG. Il s’agit plutôt d’un perfectionnement du déjà excellent G5, mais plusieurs améliorations sont immédiatement perceptibles dans l’utilisation quotidienne. Luminosité, gestion des tons sombres, dégradés, reflets et traitement de l’image progressent tous, de sorte que le G6 ressemble davantage à un téléviseur haut de gamme extrêmement abouti qu’à une simple mise à jour de spécifications.
Design : un véritable téléviseur Gallery conçu pour le mur
LG n’a pas cherché à modifier son design uniquement pour pouvoir parler de nouveauté, et c’est à mon avis une bonne décision. Le G6 reste extrêmement fin et élégant, avec un dos presque entièrement plat qui prend tout son sens lorsqu’il est installé au mur. Le châssis de l’OLED55G61LW ne mesure que 27,2 mm d’épaisseur, affiche des dimensions de 1222 x 703 mm sans pied et pèse 16,8 kg.
La version LW est principalement pensée pour une installation murale, et les connecteurs sont orientés sur les côtés ou vers le bas afin de ne pas gêner une fixation proche du mur. L’arrière reste fonctionnel plutôt que décoratif, mais l’ensemble est propre et bien organisé. Les bordures fines, les détails argentés et cette immense surface OLED noire produisent exactement l’effet premium attendu dans cette gamme de prix.
Principales caractéristiques techniques
Écran : dalle OLED evo 4K de 55 pouces, 3840 x 2160 pixels, 120 Hz natifs et VRR jusqu’à 165 Hz avec un PC. Processeur : Alpha 11 AI 4K Gen 3. HDR : Dolby Vision, HDR10 et HLG. Jeu : VRR jusqu’à 165 Hz, NVIDIA G-SYNC Compatible, AMD FreeSync Premium, ALLM, HGiG, Dolby Vision Gaming et Game Optimizer. Connectique : quatre HDMI 2.1, trois USB 2.0, eARC, Ethernet, sortie audio optique, Wi-Fi 6E et Bluetooth 5.3. Son : système 4.2 canaux de 60 W avec Dolby Atmos. Système d’exploitation : webOS 26.
LG n’a donc pas appliqué la stratégie parfois observée sur des téléviseurs haut de gamme où seuls un ou deux ports HDMI offrent toutes les fonctions. Les quatre entrées gèrent la 4K à 120 Hz, le VRR, l’ALLM, le QMS et le QFT, tandis que le deuxième port sert également pour l’eARC. Avec un PC compatible, la fréquence variable peut atteindre 165 Hz, une caractéristique encore très haut de gamme sur un téléviseur en 2026.
Qualité d’image : voilà pourquoi on achète un OLED haut de gamme
La qualité d’image reste naturellement la caractéristique essentielle du G6, et il est très difficile de lui trouver de véritables faiblesses dans ce domaine. Le contrôle de la lumière pixel par pixel signifie que le noir est réellement noir, sans blooming ni halo de rétroéclairage autour des objets lumineux, tandis que les étoiles ou les petits points lumineux restent précisément dessinés sur fond sombre. Les angles de vision sont eux aussi excellents, avec un contraste et des couleurs qui restent remarquablement stables lorsqu’on regarde l’écran de côté.
La grande évolution concerne toutefois la luminosité. Des mesures indépendantes en Filmmaker Mode donnent 2481 nits sur une fenêtre HDR de 10 %, et un peu plus de 3100 nits sur de très petits éléments de 1 à 2 %. Plus important encore, un écran blanc complet atteint approximativement 471 nits, ce qui signifie que la limitation automatique de luminosité intervient moins agressivement que sur les générations précédentes.
Dans la pratique, ce progrès compte bien davantage que les chiffres eux-mêmes. Le soleil, les néons, les explosions ou les reflets métalliques ressortent réellement de l’image en HDR, tandis que l’environnement sombre reste parfaitement noir. Les scènes très lumineuses en plein jour conservent également davantage d’énergie qu’avec les anciens téléviseurs OLED.
La reproduction des couleurs est elle aussi excellente. Les mesures indépendantes indiquent une couverture presque totale du DCI-P3 et environ 78 % du Rec.2020, ce qui constitue un résultat particulièrement solide. Le Filmmaker Mode offre déjà en sortie d’usine une image naturelle et équilibrée, et c’est donc le mode que je privilégierais pour le cinéma plutôt que les modes Vivid ou Standard, plus spectaculaires mais moins fidèles.
Alpha 11 Gen 3 : un processeur qui apporte réellement quelque chose
Le processeur Alpha 11 Gen 3 du G6 ne se contente pas d’ajouter de nouvelles fonctions accompagnées du terme AI. Son traitement interne sur 12 bits, associé à des calculs encore plus fins pour la luminance, améliore de façon visible les dégradés et le rendu des tons extrêmement sombres. L’un des défauts caractéristiques des précédentes dalles WOLED, le banding dans les transitions proches du noir, devient nettement moins visible.
Il n’a pas totalement disparu pour autant. Une source très sombre et fortement compressée peut encore produire quelques bandes ou un léger bruit de luminosité scintillant, dont une partie provient directement de la compression de la vidéo. Le réglage le plus faible de Smooth Gradation peut alors être utile, mais avec un bon flux 4K ou un UHD Blu-ray de qualité, il n’est généralement pas nécessaire.
La mise à l’échelle est également très performante, en particulier avec de bonnes sources 1080p. L’algorithme Super Resolution de LG travaille aussi sur les textures, mais il peut devenir trop agressif sur une source à faible débit ou de qualité DVD et accentuer certains défauts de compression. Avec un contenu de qualité, le résultat reste en revanche extrêmement propre et naturel.
Cinéma : l’un des meilleurs arguments en faveur de l’OLED
C’est avec les films que les qualités du G6 deviennent particulièrement évidentes. Dolby Vision, le noir parfait et le contraste local extrême créent une profondeur que même d’excellents téléviseurs Mini LED ont encore du mal à reproduire avec la même précision. Dans une scène de science-fiction sombre, les étoiles restent parfaitement ponctuelles, tandis que les scènes HDR lumineuses ne donnent plus cette impression que l’OLED doit constamment limiter son potentiel.
La gestion des reflets a également beaucoup progressé. Le revêtement certifié Reflection Free Premium réduit efficacement les reflets de lumière ambiante, ce qui rend le G6 beaucoup plus facile à utiliser dans un salon lumineux que les anciens OLED très brillants. Le noir ne se transforme pas pour autant en gris sous l’effet d’un traitement mat trop agressif, et l’image conserve donc la profondeur typique de l’OLED.
Dolby Vision est évidemment pris en charge, alors que HDR10+ reste absent. L’adoption beaucoup plus large du Dolby Vision limite l’importance du problème, mais cette absence reste surprenante sur un téléviseur de cette catégorie. Pour les collectionneurs de films, l’absence de DTS est plus gênante, notamment avec une importante collection de Blu-ray ou d’UHD Blu-ray.
Jeu : presque le téléviseur idéal pour PS5 Pro et PC
Sur le papier, le G6 coche pratiquement toutes les cases importantes pour les joueurs. Les quatre entrées HDMI 2.1, le VRR, l’ALLM, le HGiG, la compatibilité G-SYNC et FreeSync Premium ainsi que le fonctionnement jusqu’à 165 Hz avec un signal PC 4K le placent parmi les téléviseurs gaming les plus complets du moment. Le temps de réponse des pixels est pratiquement instantané, LG annonçant officiellement moins de 0,1 ms.
Les mesures indépendantes d’input lag donnent 10,8 ms en 4K/60 Hz dans le mode Jeu, et une latence encore inférieure lorsque la fréquence augmente. En jeu, le résultat donne exactement la sensation attendue : directe, nette et réactive. Il n’y a pas le flou de mouvement caractéristique d’un LCD, tandis que le noir OLED et les performances HDR du G6 donnent une dimension spectaculaire aux jeux les plus ambitieux visuellement.
J’ai néanmoins rencontré un problème logiciel frustrant avec ma PlayStation 5 Pro. Même après une longue période d’utilisation, le téléviseur ne trouvait pas ou n’identifiait pas toujours correctement la PS5 Pro, et les vérifications classiques du câble, du port HDMI et de la source n’ont pas réglé durablement la situation. Il a finalement fallu remettre webOS dans son état d’usine pour que la détection des périphériques fonctionne de nouveau normalement.
C’est particulièrement agaçant car, une fois la communication rétablie, le G6 est un superbe écran pour la PS5 Pro. La 4K HDR, le VRR, l’ALLM et la réactivité de l’OLED forment une combinaison à laquelle il devient difficile de renoncer. Le problème ne concerne donc pas la qualité de l’expérience de jeu elle-même, mais sur un téléviseur haut de gamme de ce prix, la détection d’une console devrait simplement fonctionner correctement à chaque fois.
webOS 26 : rapide et polyvalent, parfois trop chargé
webOS 26 reste globalement l’un des meilleurs systèmes pour téléviseurs connectés. Les principaux services de streaming sont présents, tout comme Google Cast, Apple AirPlay, ThinQ, Home Hub et Matter, et LG promet cinq ans de mises à niveau du système grâce au programme Re:New. L’écran d’accueil et les Quick Cards sont également largement personnalisables.
Les fonctions AI incluent désormais l’intégration de Google Gemini et Microsoft Copilot, mais elles restent selon moi des bonus plutôt que de véritables raisons d’acheter un téléviseur. AI Concierge, AI Chatbot et les assistants de réglage de l’image ou du son peuvent être intéressants, mais l’essentiel reste que les applications démarrent rapidement, que les sources HDMI soient stables et que l’interface ne gêne pas l’utilisation. webOS remplit généralement bien ces missions, même si l’incident rencontré avec la PS5 Pro montre que la partie logicielle n’est pas totalement irréprochable.
Je ne suis pas non plus particulièrement enthousiaste devant la place que webOS continue d’accorder aux recommandations et à certains contenus ressemblant fortement à de la publicité. Heureusement, une partie importante peut être désactivée. Une fois ces éléments supprimés, l’interface devient nettement plus agréable.
Son : étonnamment solide, mais une telle image mérite davantage
Le système intégré 4.2 canaux développe 60 W et produit un son étonnamment consistant pour un téléviseur aussi fin. Dolby Atmos, AI Sound Pro, Clear Voice Pro et un traitement virtuel en 11.1.2 canaux sont disponibles. Pour les dialogues, la télévision quotidienne et un film occasionnel, le résultat est tout à fait convaincant.
Les graves ne peuvent évidemment pas rivaliser avec un véritable caisson de basses, et une spatialisation virtuelle ne remplace pas de vraies enceintes arrière. Avec une image de ce niveau, j’utiliserais donc toujours une bonne barre de son ou un système home cinéma dédié. L’absence de DTS mérite elle aussi d’être prise en compte par les possesseurs d’une importante collection de films sur supports physiques.
Environ 800 000 forints : un téléviseur très premium à un prix très premium
Au moment de la rédaction de cet article, le prix hongrois du modèle OLED55G61LW de 55 pouces tourne autour de 799 990 forints chez les principaux revendeurs, certaines offres descendant très légèrement sous ce niveau. C’est une somme considérable pour un téléviseur de 55 pouces, même lorsqu’il s’agit de l’un des meilleurs OLED actuellement disponibles. La note consacrée au rapport qualité-prix ne peut donc pas atteindre celle de la qualité d’image pure.
En contrepartie, le G6 offre réellement une technologie de pointe. Sa luminosité HDR impressionnante, son noir parfait, son excellent traitement des reflets, ses quatre HDMI 2.1 complets, son VRR PC à 165 Hz et ses cinq années de mises à niveau webOS forment un ensemble que très peu de concurrents peuvent réunir. Ce n’est pas une bonne affaire au sens économique du terme, mais les acheteurs qui visent le sommet de la qualité d’image comprennent immédiatement où passe le supplément de prix.
Verdict : l’un des meilleurs OLED actuellement disponibles
Le LG OLED evo AI G6 n’est pas une révolution, mais une version extrêmement aboutie d’une technologie qui était déjà remarquable. La qualité d’image est superbe : noir parfait, luminosité HDR énorme pour de l’OLED, couleurs très précises, meilleurs dégradés et reflets nettement moins gênants. Pour les films, les séries comme les jeux, il atteint un niveau où il devient réellement difficile de trouver des défauts majeurs dans l’image.
webOS pourrait afficher moins de contenu publicitaire, l’absence du DTS et du HDR10+ reste étrange sur un produit haut de gamme, et le problème de détection de la PS5 Pro est difficile à excuser sur un téléviseur proche de 800 000 forints. La remise de webOS dans son état d’usine a finalement corrigé le problème, et depuis, l’expérience avec la console correspond exactement à ce que l’excellent matériel du G6 permet d’espérer. Ces défauts ne changent donc pas la conclusion générale : le G6 est actuellement l’un des OLED les plus complets pour les passionnés de cinéma comme pour les joueurs.
-Gergely Herpai „BadSector”-
Pro:
+ Qualité d’image OLED exceptionnelle, noir parfait et pics HDR dépassant 3000 nits
+ Équipement gaming remarquable : 4× HDMI 2.1, VRR, 4K/165 Hz, G-SYNC, FreeSync et Dolby Vision Gaming
+ Excellente gestion des reflets, puissant traitement Alpha 11 Gen 3 et cinq ans de mises à niveau webOS
Contra:
– Près de 800 000 forints pour le modèle 55 pouces
– Pas de HDR10+ ni de prise en charge du DTS
– La détection de la PS5 Pro est restée problématique même après une longue utilisation et n’a finalement été corrigée qu’après la remise de webOS dans son état d’usine
Design/logiciel : 9.2/10
Qualité d’image : 9.8/10
Pour les joueurs : 9.4/10
Pour les films : 9.8/10
Rapport qualité/prix : 8.7/10
Évaluation : 9.4/10 – ÉPOUSTOUFLANT
Verdict final : Le LG OLED evo AI G6 représente l’un des sommets actuels de la technologie OLED avec une image HDR extrêmement lumineuse, un noir parfait, une excellente précision des couleurs et un ensemble de fonctions gaming presque complet. Son prix est élevé, l’absence du DTS et du HDR10+ reste agaçante, et le problème de détection de la PS5 Pro rencontré pendant mon test a nécessité la remise de webOS dans son état d’usine, mais lorsque tout fonctionne correctement, le G6 constitue un écran exceptionnel aussi bien pour le cinéma que pour le jeu.
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