ACTUALITÉS CINÉMA – Dwayne Johnson a réagi aux critiques sévères visant la version en prises de vues réelles de Vaiana, la légende du bout du monde après des notes et des recettes décevantes. L’interprète de Maui estime que sa portée culturelle à long terme compte davantage que l’accueil immédiat, puisque les enfants polynésiens peuvent enfin se reconnaître dans un spectacle de cette ampleur.
Disney ne vient pas de découvrir le principe des adaptations en prises de vues réelles. De nouvelles versions du Livre de la jungle et des 101 Dalmatiens existaient déjà dans les années 1990, avant Alice au pays des merveilles de Tim Burton en 2010 et Maléfique en 2014. Le véritable accélérateur fut Le Livre de la jungle de Jon Favreau en 2016, avec 966,6 millions de dollars dans le monde, puis La Belle et la Bête, Aladdin et Le Roi Lion ont tous connu un immense succès.
La formule est beaucoup moins sûre depuis la pandémie
Le basculement vers le streaming a entraîné plusieurs revers. Mulan et Pinocchio ont largement évité les salles, tandis que Mufasa : Le Roi Lion a dépassé 700 millions de dollars, mais La Petite Sirène s’est arrêtée à 569,6 millions et Blanche-Neige à 205,7 millions.
Le nouveau Vaiana, la légende du bout du monde totalise environ 265 millions de dollars à l’échelle mondiale et n’obtient que 31 % d’avis favorables chez les critiques de Rotten Tomatoes. Johnson se souvient que les deux premiers articles publiés étaient très enthousiastes, avant que le ton général ne bascule. L’acteur a préféré plaisanter en rappelant que ce genre de retournement arrive parfois.
À ses yeux, l’impact culturel demeure essentiel. Le film permet à des enfants comme les siens de regarder l’écran et de dire : « C’est nous, pour la première fois sur un grand écran. »
La CGI et l’utilité du remake concentrent les reproches
Une large part des réactions négatives vise l’usage massif d’images numériques pour recréer la magie de cet univers. L’original étant déjà un long métrage d’animation en CGI, certains critiques jugent que l’écart visuel entre les deux versions n’est pas suffisant pour justifier cette relecture.
La direction de Disney a elle aussi reconnu la déception du résultat en salles, mais Josh D’Amaro rappelle qu’un film de franchise peut alimenter d’autres branches du groupe même lorsqu’il manque ses objectifs. Le studio s’attend à une solide carrière sur Disney+, dans le sillage de l’original animé, l’un des films les plus regardés en streaming. Une adaptation de Raiponce et une suite du succès Lilo & Stitch sont déjà prévues.
Source : MovieWeb



