Tsarevna: Age of Tales a tout du jeu qu’on croirait inventé pour plaisanter avant de découvrir qu’il existe réellement. Un univers de dark fantasy slave, un système de combat inspiré du ballet, des divinités à affronter et un hack-and-slash très théâtral ne devraient pas s’assembler aussi naturellement, et pourtant la nouvelle séquence de gameplay donne l’impression que le projet sait parfaitement ce qu’il veut être.
Le jeu a été annoncé l’an dernier, mais il a visiblement beaucoup évolué depuis. Ce qui ressemblait d’abord à un projet d’action nostalgique, inspiré de l’âge d’or tapageur du genre dans les années 2000, paraît aujourd’hui beaucoup plus affirmé et beaucoup plus personnel. Watt Studio ne semble pas chercher à produire simplement un nouveau jeu d’action à l’épée nerveux et spectaculaire. Le studio essaie plutôt de construire quelque chose où le combat lui-même prend des allures de performance scénique, comme si chaque affrontement devait être à la fois chorégraphie et massacre. On y incarne la Tsarevna du Cygne, une guerrière revenue de la mort, contrainte d’affronter des dieux et des créatures inspirés du folklore slave dans un monde qui revendique ouvertement l’influence d’Aleksandr Pouchkine, en particulier Le Conte du tsar Saltan.
La nouvelle bande-annonce permet de mieux comprendre la mécanique de cet assemblage très particulier. Le ballet n’y sert pas d’ornement ou de simple gimmick visuel. Il constitue une partie centrale du système de combat. Les pirouettes, les esquives et les attaques s’enchaînent comme dans une routine scénique devenue violente, ce qui donne au jeu une saveur très différente de celle des jeux d’action plus lourds et plus punitifs auxquels on pourrait spontanément le comparer. Cela ne ressemble pas vraiment à un soulslike. Cela évoque plutôt un jeu d’action plus léger, plus rapide, plus centré sur les combos, le rythme, l’élan et le style. La première impression n’est pas celle du duel méthodique, mais celle d’une destruction élégante et furieuse.
Tsarevna: Age of Tales ne veut pas se compliquer la vie, il veut surtout tout fracasser avec style
Cela ne veut pas dire que le jeu manque d’atmosphère ou de construction de monde. Au contraire, l’un de ses atouts les plus nets semble justement être le ton très particulier qu’il cherche à installer. Sa base mythologique et sombre n’est pas emballée dans une tristesse uniforme, mais dans un univers qui paraît à la fois féerique et menaçant. À cela s’ajoute un compagnon félin qui ne sert pas seulement de ressort comique. Ce gigantesque chat de conte, au sale caractère, lance bien des remarques sarcastiques pendant l’exploration, mais il participe aussi directement aux combats, ce qui en fait un élément réel de l’identité du jeu plutôt qu’une mascotte plaquée artificiellement dessus.
Pour l’instant, il faudra toutefois encore patienter. La sortie complète reste prévue pour 2027 sur PC via Steam, et aucune version console n’a été évoquée pour le moment. Ce qui allège un peu l’attente, c’est que les inscriptions au playtest sont déjà ouvertes et qu’une démo est annoncée pour cet automne. C’est important, parce que Tsarevna: Age of Tales ressemble exactement au genre de jeu capable d’intriguer en vidéo, mais qui devra être essayé manette en main pour qu’on sache si ce mélange de ballet et de bain de sang tient vraiment debout. Pour l’instant, il paraît en tout cas assez étrange et assez sûr de lui pour éviter d’être balayé comme une simple curiosité indépendante un peu jolie.
Source: 3DJuegos


![Un God of War avec une ballerine contre des dieux slaves existe vraiment, et Tsarevna: Age of Tales ressemble déjà à une folie suffisamment singulière pour sortir du lot [VIDEO]](https://thegeek.site/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/theGeek-Tsarevna-Age-of-Tales-300x365.jpg)
