Selon une nouvelle étude de Circana, un peu plus de 25 % des joueurs américains seraient moins enclins à acheter un jeu utilisant l’IA générative, mais le chiffre le plus intéressant est ailleurs : la part des réponses neutres dépasse désormais les 50 %.
L’usage de l’IA générative dans le jeu vidéo reste un sujet de débat permanent. Ce qui avait commencé il y a quelques années avec des vidéos absurdes – comme les fameux mèmes de Will Smith en train de manger des spaghettis – s’est aujourd’hui étendu partout : aux téléviseurs, aux smartphones, au cinéma, aux séries et, bien sûr, aux jeux vidéo. Le cas récent le plus commenté est celui de Pearl Abyss, qui a utilisé l’IA pour créer des images destinées aux tableaux de Crimson Desert. Malgré cela, beaucoup de joueurs ne semblent pas particulièrement s’en inquiéter.
L’enquête PlayerPulse de Circana a demandé à des joueurs américains comment ils réagiraient si un jeu utilisait l’IA générative pour produire des illustrations, des dialogues, des textes, de la musique ou des voix. Les résultats montrent qu’un peu plus de 25 % des personnes interrogées seraient moins susceptibles d’acheter un jeu présentant ce type de caractéristiques, contre 22 % en mars 2024.
Les joueurs neutres sont désormais majoritaires
Le point le plus important se trouve toutefois dans le reste des données. La proportion de joueurs neutres a dépassé les 50 %, tandis que celle des indécis a nettement reculé. Dans le même temps, la part des joueurs qui se diraient davantage attirés par l’IA générative a légèrement baissé par rapport à la même enquête menée en 2024. Selon Mat Piscatella, analyste chez Circana, la majorité des répondants se situent dans le camp des neutres ou des indécis. Pour l’instant, une minorité bruyante s’oppose ouvertement à l’usage de l’IA générative, alors que la plupart des joueurs ne semblent pas s’en soucier particulièrement, dans un sens comme dans l’autre.
Cela reste significatif, car des succès récents comme ARC Raiders, Clair Obscur: Expedition 33 et Crimson Desert ont tous suscité des débats autour de l’usage de l’IA. Malgré cela, le comportement des consommateurs montre qu’ils acceptent, directement ou indirectement, que cette technologie fasse désormais partie du secteur vidéoludique. Du côté des développeurs, en revanche, le rejet est bien plus marqué. Une étude de la GDC 2025 a montré que plus de 50 % d’entre eux considèrent désormais l’IA générative comme une menace pour l’industrie du jeu vidéo, contre 30 % l’année précédente. Seuls 7 % estiment qu’elle a un effet positif. Certaines entreprises ont même commencé à revenir en arrière : Embark Studios, le studio derrière ARC Raiders, remplace ainsi les voix générées par IA par de vrais comédiens.
Source : 3DJuegos



