ACTUALITÉS CINÉMA – La première bande-annonce de Dune, troisième partie ne prend aucun détour : le nouveau film de Denis Villeneuve ne raconte plus l’ascension de Paul Atréides vers le pouvoir, mais ce qui arrive une fois ce pouvoir conquis. Les images annoncent un empire ravagé par la violence, où Paul n’apparaît plus comme un sauveur triomphant, mais comme un souverain écrasé par la prophétie, la politique et les conséquences monstrueuses de sa propre victoire.
Comme le souligne ScreenRant, cette bande-annonce montre clairement que l’histoire se déroule bien après les événements de Dune : Deuxième partie. Paul n’est plus l’héritier en marche vers son destin. Il est désormais un empereur enfermé dans ce destin, tandis que l’univers autour de lui semble sombrer dans une ère plus sombre, plus brutale et plus instable encore. La victoire n’a pas apporté la paix. Elle a ouvert la voie à une nouvelle spirale de peur, de fanatisme et de destruction.
Villeneuve conserve son sens du grand spectacle, mais l’accent paraît s’être déplacé. L’émerveillement des débuts laisse place aux conséquences du pouvoir. La bande-annonce regorge de visions de guerre, de ferveur religieuse et de chaos politique, avec un Paul visiblement plus dur, plus hanté et plus dangereux. Le film semble ainsi vouloir quitter le terrain de la destinée héroïque pour explorer celui de la décomposition morale qui suit le couronnement.
Le messie est devenu souverain, et le souverain devient une menace
Le film puise dans Le Messie de Dune de Frank Herbert, un roman qui s’intéresse bien moins à la conquête qu’au prix de cette conquête. La bande-annonce épouse clairement cette orientation. Paul y apparaît plus fermé, plus seul et de plus en plus piégé par l’empire de croyances et de violence construit autour de lui. Celui qui incarnait autrefois l’élu prend ici les traits d’un homme dévoré par sa propre légende.
C’est précisément ce qui rend cette première bande-annonce aussi frappante. Dune, troisième partie ne semble pas vouloir surpasser les précédents films en se contentant d’être plus vaste ou plus spectaculaire. Il paraît viser quelque chose de plus noir, de plus cruel et de plus tragique. Au lieu d’offrir un simple couronnement final, Villeneuve semble vouloir pousser sa trilogie vers sa question la plus dérangeante : que vaut une prophétie lorsque celui qui l’accomplit finit par se confondre avec le bain de sang qu’elle a déclenché ?
Source : ScreenRant



