Wolverine est l’un des meilleurs films de Logan – mais aussi celui au scénario le plus absurde

ACTUALITÉS CINÉMA – Il fut un temps où l’on ne pouvait pas se passer de Wolverine. Le mutant a été un personnage de prédilection au cinéma, et ses films nous ont toujours donné le meilleur et le pire. Parmi les épisodes appréciés se trouve Wolverine, un film inspiré d’une lecture essentielle du personnage par Frank Miller pour s’intégrer dans la continuité nébuleuse des films. Il représentait une suite directe de X-Men : L’Affrontement final et une tentative de se racheter pour la franchise après le petit désastre qu’était X-Men Origins : Wolverine.

 

Dans l’ensemble, les choses ont bien tourné. C’est une digne aventure de Logan et l’un des spin-offs les plus uniques du genre, avec une prémisse genuinement bonne. Le consensus à l’époque était que c’était un film cool jusqu’à ce qu’il devienne trop extravagant dans le dernier tiers, moment où les choses que nous avions pu passer sous silence commencent à peser.

 

Une immortalité à éclipses

 

Au centre se trouve un conflit qu’il faut certainement prendre avec des pincettes. Logan est épuisé de son immortalité et en deuil de la mort de Jean. C’est là qu’il retrouve un bienfaiteur très particulier, un soldat qu’il avait sauvé des bombardements de Nagasaki en 1945 et qui est maintenant un homme riche prêt à lui rendre la pareille avec une offre très spéciale : lui permettre de mourir et enfin se reposer en paix en lui retirant son pouvoir. Tout cela est très poétique, mais c’est aussi une absurdité dans le cadre du canon cinématographique établi dans la saga et le personnage. Durant le film, un Logan cynique refuse initialement le plan en alléguant que “ce qu’ils m’ont fait ne peut pas être défait.” Cependant, s’il fait référence au Projet X, cela n’a rien à voir avec son immortalité. Cette expérience lui a donné son célèbre squelette en adamantium, mais ses “griffes” et sa capacité de régénération sont la conséquence de sa mutation.

Ce n’est que le début d’une intrigue qui dégénère en termes de logique concernant ses pouvoirs. La méthode d’extraction à travers ses os alors que c’est quelque chose qui, faisant partie de sa mutation, serait donc dans ses cellules, n’a aucun sens. Que cela puisse magiquement rajeunir le villain en a encore moins. Les pouvoirs de Wolverine (comme on le raconte plus tard dans Logan) ont une capacité extraordinaire de régénération cellulaire, mais qu’ils puissent inverser l’horloge biologique est un triple salto que le film essaie de lancer. Le pire de tout cela est que Mangold s’est mis lui-même dans ce pétrin. Le comic original de Miller (Wolverine, 1982) n’a rien sur cette intrigue de vol de l’immortalité et se rapproche davantage d’une histoire de samouraï traditionnelle. Au-delà de la régénération, l’armure en adamantium du villain est également quelque peu bizarre, qui en théorie devrait être si lourde qu’il est difficile de croire qu’il puisse bouger dedans. Comme il est également difficile de croire que Logan récupère ses griffes en os alors que, quelque soit la façon dont on lui a coupé les griffes en adamantium, il possède toujours un squelette entier fait du matériau. Mais bon, tant mieux que la logique de l’univers ne vous empêche pas de faire une belle référence au passé du personnage.

Source : 3djuegos

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BadSector is a seasoned journalist for more than twenty years. He communicates in English, Hungarian and French. He worked for several gaming magazines - including the Hungarian GameStar, where he worked 8 years as editor. (For our office address, email and phone number check out our impressum)