Une femme de Floride condamnée à de la prison pour des autocollants Windows 10 et Office volés !

C’est le genre d’affaire qu’on entend rarement : elle a écopé d’une peine de prison pour des autocollants que beaucoup jugeraient sans valeur, et pas seulement pour un mois ou deux.

 

Le bureau du procureur fédéral pour le Middle District of Florida a annoncé la condamnation d’Heidi Richards, 52 ans, originaire de Brandon (Floride), reconnue coupable d’avoir participé à une conspiration visant à écouler des Microsoft Certificates of Authenticity (COA) frauduleux. Heidi Richards a été condamnée à 22 mois de prison fédérale aux États-Unis, assortis d’une amende de 50 000 dollars, pour son rôle dans cette fraude. Selon l’accusation, Richards dirigeait une entreprise d’e-commerce, Trinity Software Distribution, utilisée pour acheter pour plusieurs millions de dollars d’étiquettes COA Microsoft authentiques et vendues séparément, à un prix très inférieur au tarif de détail des logiciels auxquels elles étaient censées être associées.

Les étiquettes COA sont de petits autocollants contenant des codes de clés produit Microsoft, utilisables pour activer des produits vendus sur support physique, comme Windows 10 et MS Office. Richards et ses employés auraient récupéré des clés produit à partir de dizaines de milliers d’autocollants, les auraient saisies manuellement dans des fichiers Excel, puis les auraient revendues en masse aux clients de l’entreprise. Selon la législation fédérale, les autocollants COA ne peuvent pas être vendus séparément de la licence et du matériel qu’ils sont censés accompagner.

Le trafic d’étiquettes aurait eu lieu entre juillet 2018 et janvier 2023. Sur cette période, l’entreprise de Richards aurait transféré 5 148 181,50 dollars à un fournisseur d’origine basé au Texas, même si le montant exact des bénéfices réalisés reste incertain. L’acte d’accusation énumère une série d’achats importants sur environ cinq ans et demi, dont le plus gros avoisinerait les 100 000 dollars. Mais Richards ayant été condamnée et la fraude désormais exposée, il semble que ce petit jeu de revente de licences touche à sa fin.

Qui aurait cru qu’un simple autocollant pouvait générer autant d’argent illégal ? Ou, à défaut, que des milliers d’autocollants suffiraient. On pourrait dire que les petites sommes finissent par faire les grandes – mais le résultat est là.

Source: PCGamer, Justice.gov

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